May 23, 2020 06:22 UTC
  • Israël: plus mortel que

Début mai, et alors même que Tel-Aviv prétendait "avoir réussi" de "réduire la présence militaire iranienne" en Syrie et faisait même le pub de sa "guerre dans la guerre" auprès des Américains, les conviant à en faire autant s'ils veulent "se débarrasser des mandataires pro-Iran en Irak et ailleurs", un séisme "signé Résistance" a poussé les Israéliens à regagner la terre :

le 8 mai la presse sioniste a rapporté une cyberattaque géant visant les installations hydrauliques d'une entité israélienne qui depuis qu'elle est implantée illégalement au cœur du Moyen-Orient, elle n'a cassé d’utiliser l'eau comme une arme stratégique. Que ce soit en Palestine occupée ou au Golan, l'eau est un royal moyen de chantage et de pression sur les Arabes dont le régime sioniste use et abuse tout en s'étant crée une réputation de puissance agricole. 

Selon des bribes d'information communiqué par une presse israélienne très soigneusement encadrée sur ce sujet, l’attaque initiale aurait commencé le 24 avril et aurait touché six établissements centraux avec en toile de fond de profondes irrégularités liées à des changements imprévus dans les données. Des pompes de plusieurs stations seraient entrées en «fonctionnement continu» tandis que le fonctionnement d'autres, aurait été stoppé. Toujours selon ces bribes d'information, la cyber-offensive aurait perturbé l'approvisionnement en eau, ce qui a poussé Israël a déconnecter totalement ses systèmes.

Mais puisque l'électricité est hydrauliquement produite en Israël, plusieurs colonies de peuplement ont subi dans la foulée des coupures d'électricité : ce fut le cas de Rishon Letzion à huit kilomètres de Tel-Aviv  où cette coupure a provoqué des dysfonctionnement ans des usines, dans des hôpitaux, des casernes de pompiers, et des sites militaires antre autre et au fait, coincer des colons dans leurs ascenseurs et voire dans leurs abris souterrains, s'ils s'y seraient trouvés. Et la zone touchée par l'attaque n'a été pas trop loin de Tel-Aviv et son aéroport et de ses sites stratégiques, ce qui a fait dire aux spécialistes israélien ceci :  "La nature fort complexe de l'attaque révèle que les choses pourraient être bien pires la prochaine fois".  

Et Cette " prochaine fois" fait peur : Danny Yatom, ancien chef du Mossad,y est revenu dans un article et a  déclaré que la récente cyberattaque, lancées depuis des servers aux Etats Unis, a  été menée par l’Iran ou les groupes qu’il soutient et c'est là un autre front que la RI vient d'ouvrir contre Israël infiniment plus dévastateur que ses tirs de missile: " Cela dépasse une cyberattaque conjoncturelle ; cela l'air d'une nouvelle tactique de guerre qui ferait écho à nos attaques contre les cibles iraniennes en Syrie et cela constitue ni plus ni moins une menace de premier plan pour Israël.  L'Iran vient très subtilement déplacer le champ de bataille sur la toile et élargir ses moyens de confrontation contre Israël". L'ancien chef du Mossad n'a pas pu se garder d'évoquer des « rapports étrangers » dont il n'a osé révéler le contenu mais qui donnaient tous à croire que "la structure cybernétique d’Israël a été gravement endommagée". « Cette attaque visait à démontrer une partie de la puissance cybernétique de ceux qui l’avaient menée », a-t-il dit avant de reconnaître la vulnérabilité des infrastructures israéliennes et les limites que la cyberattaque iranienne venait à dresser contre la campagne de guerre dans la guerre israélienne en Syrie :  "Il suffit de prendre le contrôle d’un serveur pour pouvoir fermer une installation entière et les Iraniens l'ont fait non pas depuis l'Iran mais depuis les Etats-Unis!" .

Mais Dany Yatoum n'a pas été le seul à avoir été littérairement choqué par ce royal coup de la résistance surtout que la riposte israélienne laquelle a consisté à tenter de paralyser les infrastructures portuaires iraniens ( Port de Rajai Shar, NDLR) a été un fiasco totale, l'assaut s'étant heurté de plein fouet un à cyber bouclier iranien. 

Interrogé par la presse, le chef d'état-major israélien, Aviv Kochavi est allé de son commentaire en affirmant "avoir mobilisé tous ses équipements et moyens pour réagir à une autre attaque cybernétique". Mais cette autre cyber-attaque a eu lieu, pas aussi intense que la première mais tout autant révélatrice des failles systémique en Israël. "Lancée depuis des servers à Gaza, en Turquie, en Afrique du Nord ...., une nouvelle attaque cybernétique a mis hors de fonction des centaines d’ordinateurs à travers Israël avec la possibilité de pirater des données. Les Israéliens ont été appelés à éteindre leur webcam et tous les accessoires d'annexes". 

Pour revenir à Kotcahvi, le général a avoué à mots à peine voilés à la fois le cuisant aspect de l'attaque, le conversion du paradigme de guerre que la Résistance vient d'imposer, mais aussi la vulnérabilité d’Israël : "la récente cyberattaque contre Israël a été aussi importante qu’une attaque au missile visant les colons et les colonies". Mais que cherche l'Iran? la question a poussé les analystes de The National Interest à creuser leurs cellules grises et à risquer toute sorte de spéculation :

 "Les cyber-batailles surviennent au milieu de tensions croissantes entre les Etats-Unis et l'Iran et  sur fond d'un récent voyage du secrétaire d'État Mike Pompeo en Israël et d'un récent exercice conjoint des F-35 américain et israélien en mars. Les capacités de l’Iran en matière de cyber-guerre suscitent une inquiétude croissante. Les États-Unis ont analysé la possibilité d'un cyber-retour de flamme suite à l'assassinat du major général Qassem Soleimani  en janvier. Et justement c'est le retour de la flamme depuis  avril 2020.... Les mois de mars et avril ont été marqués par de nombreuses frappes aériennes en Syrie, toutes attribuées à Israël. L'ancien chef d'état-major israélien a même déclaré qu'Israël avait effectué plus de mille frappes aériennes sur des cibles iraniennes d'ici janvier 2019. Au cours de l'année dernière, il y en a eu plus. Le 30 avril, une frappe aérienne a eu lieu près du Golan, et le 15 avril, il y en a eu une près du Liban et une le 27 avril à Damas".

"Des frappes aériennes ont également été signalées près de Homs le 20 avril. Les cyberattaques iraniennes auraient un avant gout de la riposte (...) Mais il y a plus :  a cyberattaque pourrait également faire partie de la décision de l’Iran et du Hezbollah de repositionner certaines forces au Liban. Déjà des tentatives d'infiltrations sur les frontières israéliennes se multiplient. et les sources israéliennes affirme que le quartier général sud du Hezbollah a commencé à former les soldats de l’armée arabe syrienne à une future guerre contre Israël, tout en les déployant pour la collecte de renseignements sur l'armée israélienne dans le Golan", ajoute The National Interest qui conclut : "La cyber-bataille survient précisément au moment où l'Iran semblait reculer les forces.  Téhéran et ses alliés s'appuie peut-être sur le cyber-front car leurs autres arsenaux sont en pleine mutation. L'Iran continue de construire des missiles balistiques à longue portée et a récemment lancé un satellite militaire en orbite qu'on être l’ébauche d'ICBM! "

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