Aug 03, 2020 13:30 UTC
  • Irak : le

La visite du PM médiane irakien, Kazemi en Iran commence à porter ses fruits : superbement accueilli à Téhéran par la plus haute instance décisionnelle du pays, Leader , et ce malgré l'épidémie de Covid-19 et les restrictions qu'elle impose, le PM irakien a vu sa visite en Arabie saoudite être reportée tandis que ses pourparlers dits stratégiques avec Washington sont entourés d'un halo d'incertitude.

A Washington, on croit voir un lent et imperceptible retournement de la situation non pas seulement en faveur de l'Iran avec qui l'Irak a des liens de sang mais aussi avec la Chine et la Russie. Dimanche les agences d'information ont fait état des pressions de plus en plus intenses exercés sur Kazemi de la part des Etats Unis visant à lui arracher l'annulation de 2 milliards de dollars de contrats signés en septembre 2019 avec la Chine.

Mais l'homme de la ligne médiane saurait difficilement renoncer à ce qui pourrait provoquer une véritable révolution, infrastructurelle en Irak au bout de 17 ans de présence destructrice US. Ce lundi l'ambassadeur russe à Bagdad, Maxime Maximov s'est entretenu avec le conseiller pour la sécurité du PM Kazemi l'invitant à Moscou. Y a-t-il un choix "Kazemi" qui se dessine? 

Une mission bien réduite des forces américaines en Irak

Le porte-parole du commandement des opérations conjointes irakiennes, le général de division Yahya Rasoul a publié ce lundi un bref communiqué fort significatif. La "coalition" qui veut dire USA/Cie n'aurait plus à s'occuper " de la lutte contre le terrorisme" en Irak comme l'a souligné samedi Kazemi lui-même en affirmant que l"l'Irak n'a pas besoin de l'aide militaire US". Le communiqué du commandant irakien met les points sur les i :  " les relations entre les forces armées irakiennes et la coalition internationale sont fondées désormais sur deux principes de base, "formation" et "appui logistique".  Aussi,  la «lutte contre le terrorisme», prétexte phare au maintien des milliers de GI's disparaît. 

Le porte-parole du ministère irakien de la Défense, Tahsin al-Khafaji a, lui, enfoncé le clou :  cité par l'agence de presse officielle irakienne "INNA", il affirme que la nouvelle stratégie en matière de lutte anti-terroriste se focalise désormais non pas sur le "déplacement de troupes" mais sur les "échanges de renseignement". Un vrai tournant quand on sait le nombre de convois militaires US en constante circulation entre la Syrie et l'Irak et l'inverse pour cause des bases à ériger ou à alimenter entre l'ouest de l'Irak et l'est de la Syrie. Samedi, l'armée irakienne a annoncé avoir installé des caméras thermique le long des frontières entre la Syrie et l'Irak pour détecter les terroristes, histoire de faire comprendre aux chefs américains des réseaux de trafic de terroristes que rien ne leur échappera désormais.

Et cette maîtrise commence à porter ses fruits : 5 mois après les premières tentatives US à faire émerger Daech du néant, les Hachd annoncent une baisse significative d’incidents terroristes à Salaheddine et à Kirkouk. Le commandant des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), Ali al-Hosseini a souligné qu’au cours du mois passé, le Hezbollah irakien avait empêché tout incident sécuritaire dans les deux provinces de Salaheddine et de Kirkouk : « La sécurité rétablie sur le secteur du nord du pays est le résultat des efforts entrepris par les combattants irakiens qui ont déjà détruit les principaux fiefs et repaires des cellules dormantes de Daech »

D'où selon certaines sources cette date des soi-disant pourparlers stratégiques avec les USA qui ne s'annoncent pas : « Les groupes de la Résistance irakienne rejettent toutes les demandes relatives à la présence américaine en Irak et ils en ont informé le négociateur irakien. la Résistance finira par convaincre le PM qu'il est grand temps que les troupes US quittent le pays. Le négociateur irakien ne pourra accepter les diktats imposés par la partie américaine, car la Résistance s'y opposera ».

 

 

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