Aug 05, 2020 14:32 UTC
  • La Russie met en garde Israël

La Russie a mis en garde Israël contre les mesures ayant des conséquences dangereuses pour l’Asie de l’Ouest.

Le ministère russe des Affaires étrangères a condamné, dans un communiqué, publié mardi 4 août sur son site web, la récente frappe aérienne israélienne visant des positions de l’armée syrienne.

« Dans la soirée du 3 août, l'armée de l'air israélienne a lancé des frappes sur des positions militaires syriennes sous prétexte d'une tentative présumée, plus tôt dans la journée, par des personnes non identifiées de poser des engins explosifs près de la ligne de démarcation dans le plateau du Golan occupé. Inutile de dire que les Israéliens ont blâmé la Syrie pour cet incident. Selon des rapports récents, l'attaque aérienne a frappé des postes d'observation syriens, des canons antiaériens, des systèmes de surveillance et d'enregistrement en direct et des postes de commandement de l'armée syrienne », indique le communiqué.

Le ministère russe des Affaires étrangères ajoute : « Nous condamnons résolument ces actions et exprimons notre grave préoccupation face à une nouvelle aggravation des relations entre Israël et la Syrie. Nous mettons en garde les dirigeants israéliens contre une répétition de mesures qui ont des conséquences dangereuses pour tout le Moyen-Orient. Nous soutenons la souveraineté et l’intégrité territoriale de la Syrie et exhortons les deux parties à faire preuve de retenue et à empêcher une nouvelle escalade des tensions ».

Dans la nuit de lundi à mardi 3 août, l’agence de presse officielle syrienne, SANA, a annoncé que la DCA de la Syrie avait repoussé une attaque aérienne visant la banlieue de Damas. Al-Mayadeen a également rapporté qu’un hélicoptère de l’armée israélienne avait frappé la localité d’al-Qahtaniya, en banlieue de Quneitra, au sud de la Syrie.

Lundi matin, l’armée israélienne a annoncé « avoir abattu un groupe de quatre personnes qui étaient en train de poser des engins explosifs près des barrières sécuritaires situées à la frontière du Golan occupé ».

Israël a ensuite blâmé le gouvernement syrien pour cet événement, soulignant qu’il ne permettrait à personne de violer sa « souveraineté ».

Mots clés

commentaires