Sep 13, 2020 16:55 UTC

Le journal libanais Al-Akhbar s’est penché dans un article intitulé « Retrait partiel en période électorale » sur la décision de Washington de retirer ses troupes d’Irak.

Le retrait partiel des États-Unis d’Irak, qui ouvrirait la voie à l’OTAN pour s’ingérer davantage dans les affaires intérieures de Bagdad, est une tentative visant à apaiser la colère provoquée par l’assassinat du général Qassem Soleimani et d’Abou Mahdi al-Mohandes en janvier 2020. Cependant, les calculs électoraux de Donal Trump semblent également être présents dans le mécanisme de mise en œuvre du retrait US.

« Il n’y a pas de véritable retrait américain d’Irak. Ce qui compte, pour les décideurs, c’est le timing avant toute autre considération, d’autant plus que la décision de retrait partiel annoncée n’est rien d’autre que ce que le président Donald Trump considère comme un levier qui peut le ramener à la Maison-Blanche, car il promet, et remplit en des temps critiques », a écrit Al-Akhbar.Selon le journal libanais, en cherchant à établir une équation qui lui profiterait dans la région, le président américain suit deux des promesses de son programme électoral : la première est de pousser ses alliés européens à s’engager davantage dans l’OTAN dont le rôle en Irak va s’intensifier, et la seconde est de réduire le nombre de troupes US dans la région, conformément à ses promesses électorales, dans l’espoir de surpasser son sévère adversaire démocrate Joe Biden.Le retrait partiel annoncé est également intervenu sur la base de la demande adressée par le Parlement irakien au gouvernement de mettre fin à la présence étrangère dans le pays, à la suite de l’assassinat par les États-Unis du commandant de la Force Qods du CGRI, général Qassem Soleimani et du chef adjoint des Hachd al-Chaabi Abou Mahdi Al-Mohandes, près de l’aéroport de Bagdad en janvier, ainsi qu’après l’attaque aux missiles du CGRI contre la base américaine d’Aïn al-Asad. Cependant, le gouvernement d’al-Kazemi tarde encore à adopter la décision du Parlement concernant le retrait des forces étrangères.Le président américain Donald Trump a également annoncé lors d’une conférence de presse jeudi soir que son pays réduirait le nombre de ses troupes en Irak à environ 2000 dans un laps de temps très court. 

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales et Pierre Dortiguier, politologue s’expriment sur le sujet.

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