Sep 16, 2020 19:33 UTC

La crainte anti-Hezbollah des USA a fait en sorte que Pompeo s'est livré à une vraie fausse diatribe anti-France, cherchant à sa manière ce jeu parfaitement obscène de Paris qui consiste à mettre à profit son audience auprès des chrétiens libanais pour chercher à semer la discorde dans les très unis de ces derniers avec le Hezbollah et partant à se doter de quoi faire chanter la Résistance et réclamer son désarmement de manière douce.

 Ce jeu, Mike Pompeo s'y est prêté ce mardi, en mettent en apparence la France contre " ses efforts pour résoudre la crise au Liban", lesquels "seraient vains sans s’attaquer immédiatement à la question des armements du Hezbollah", un Hezbollah soutenu par l’Iran.

Pompeo a donc dicté à l'antenne de France Inter la ligne à suivre : "Les États-Unis ont assumé leur responsabilité et nous empêcherons l'Iran d'acheter des chars chinois et des systèmes de défense aérienne russes, puis de vendre des armes au Hezbollah (et) de torpiller les efforts du président Macron au Liban", a déclaré Pompeo. L'écho de l'échec retentissant au sein du Conseil de sécurité sur la prolongation de l'embargo sur la vente d'armes se fait cruellement sentir à travers ses propos. Le risque d'une apparition des armes chinoises et russes dans l'arsenal du Hezbollah poussera-t-il Macron à se mettre en face du Hezbollah? 

Ayssar Midani, analyste franco-syrienne des questions internationales, et Arnaud Develay, juriste international, s'expriment sur le sujet.

Mots clés

commentaires