Sep 19, 2020 14:22 UTC

L’appât gazier qui les pousse à voir les yeux plus gros que leur ventre, risque de leur être fatal. Aussi bien le Hezbollah que Gaza ont à portée de leurs missiles les sites gaziers de l’entité sioniste, ce qui rend infiniment périlleux tout investissement en ce sens. Mais il y a plus : en mer rouge, la Résistance yéménite attend son heure pour faire des gazoducs maritimes israéliens, un champ de feu en pleine mer.

D’où sans doute cet article de Globes qui évoque ceci: Israël a l’intention de discuter avec Abou Dhabi de la construction d’un couloir terrestre reliant les territoires occupés aux États arabes du golfe Persique, y compris l’Arabie saoudite.

« Tel-Aviv proposera à Abou Dhabi la construction d’un corridor terrestre reliant Israël et les pays du golfe Persique, pour le transport du pétrole et du gaz du golfe Persiques vers les pays d’Europe et d’Amérique du Nord », lit-on dans les colonnes du journal israélien "Globes" spécialisé dans les affaires économiques.

Le journal a déclaré que l’Arabie saoudite serait le point de connexion de ce passage bien qu’elle n’entraîne aucune relation diplomatique ouverte avec Israël. Globes a précisé que le gaz naturel sera transporté via les pipelines des pays du bassin golfe Persique vers les « villes d’Eilat (au sud), et d’Ashkelon (sud-ouest) » pour ensuite arriver à ses destinations en Europe et en Amérique du Nord. Pour Globes, la signature du 15 septembre de l’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis évoque implicitement, l’accord dont l’un des articles stipule le renforcement des coopérations entre les deux parties sur le plan de l’énergie, y compris les systèmes de transport régionaux pour assurer la sécurité énergétique.

"Ce projet vise à réduire le temps de transport du pétrole et du gaz naturel de l’Arabie saoudite et des États du golfe Persique vers l’Ouest, et prévoit également le paiement des frais de transit pour les navires dans le canal égyptien de Suez. L’avantage commercial d’un tel plan pour l’Europe est qu’il réduirait les délais et les coûts d’expédition du pétrole du golfe Persique vers l’Ouest via le canal de Suez. Israël pourrait gagner des centaines de millions de shekels par an en permettant au pétrole de circuler dans le pipeline d’Eilat sur la côte méditerranéenne, dit le journal.  

"Les pays arabes du golfe Persique jouissent d’une position stratégique, car cette route terrestre réduira l’utilisation de la route maritime pour les exportations de pétrole vers l’Ouest et réduira les risques présumés dans le détroit d’Hormuz et ceux des pirates somaliens à l’entrée de la mer Rouge, ajoute le journal. Mais Globes ignore ou feint d’ignorer que le 15 septembre, 15 missiles tirés de Gaza ont mis sens dessus dessous justement le port d’Ashkelon. 

Ces quelques 15 missiles - rien que pour célébrer le 15 septembre noir - ont visé avec une très haute précision les colonies d’Ashdod et d’Ashkelon comme pour rappeler que les attaques au missile de la Résistance palestinienne ne laisseront pas à Israël et à ses amis golfiens l’occasion de liquider la Palestine ! À en juger les images en provenance de ces deux colonies, le premier bilan publié dans la précipitation par une armée israélienne en alerte "masqué" sur le front Nord, et ce, depuis plus de deux mois par crainte d’avoir à subir les tirs des snipers du Hezbollah, sonne royalement faux : les colons courent dans tous les sens par la puissance et la continuité des charges qui explosent et qui font descendre des murs, des vitres, des voitures, des immeubles... Alors un gazoduc transitant Israël vers les Emirats voire Bahreïn ? Il pourrait exploser en amont ! 

Mais ce n’est pas tout : jeudi, la branche armée du Hezbollah Bahreïni a proclamé son existence comme pour rappeler que les "cibles israéliennes" sont en ligne de mire à Bahreïn. Vendredi 18 septembre, le peuple bahreïni a participé en masse et pour le sixième jour consécutif aux manifestations de contestations contre la normalisation des relations entre Manama et Tel-Aviv. Et ce, en dépit de répression et l’intimidation qui régnaient dans les rues de la capitale de cette petite monarchie du golfe Persique, d’après l’agence de presse iranienne, Tasnim News.  

Les photos et les vidéos de la manifestation baptisée « Vendredi de colère » ont été publiées sur les réseaux sociaux. Condamnant la normalisation des relations entre le clan des al- Khalifa et le régime israélien, les manifestants bahreïnis ont qualifié de « grande trahison » et d’« impardonnable » la tentative du régime des al-Khalifa de faire un compromis avec le régime sioniste.

Source des photos : Tasnim News

 

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