Sep 21, 2020 18:34 UTC
  • Idlib: le Sultan jette l’éponge?

La Turquie a accepté de retirer ses forces du sud d’Idlib au profit de l’armée syrienne qui s’apprête à lancer une opération décisive dans le sud d’Idlib.

Faisant état d’une opération imminente de l’armée syrienne visant à prendre le contrôle de Jabal al-Zawiya, les sources bien informées ont rapporté ce lundi 21 septembre que la Turquie avait accepté de retirer ses forces du sud d’Idlib au profit de l’armée syrienne.

Citées par Rai al-Youm, les sources indiquent que l’accord sur le retrait des forces turques fait suite à de longues discussions avec la partie russe qui se sont déroulées à Ankara au cours du mois en cours.

« Cela signifie que l’armée syrienne est sur le point de lancer une opération cruciale contre les groupes terroristes qui se déploient sur la route stratégique M4. L’armée turque a retiré une partie de ses forces de la région de Jabal al-Zawiya et à l’heure qu’il est les équipements militaires turcs ne se trouvent nulle part sur le territoire syrien », ont indiqué les mêmes sources.

Dans le cadre de l’opération visant à reprendre le contrôle de Jabal al-Zawiya dans le sud d’Idlib, « les bombardements d’artillerie ont d’ores et déjà débuté, et ce, conjointement aux frappes aériennes de l’aviation russe », ont affirmé les sources.

La nouvelle intervient alors que la Turquie avait rejeté lors d’une réunion tenue le 17 septembre, la proposition russe de réduire le nombre de ses points d’observation dans la province syrienne d’Idlib, acceptant en revanche de retirer une partie de ses forces mais aussi ses armes lourdes de la région en question.

Début septembre, à la veille de la visite du ministre russe des Affaires étrangères à la tête d’une haute délégation russe à Damas, l’agence de presse turque a rapporté qu’une quarantaine de chars turcs se seraient retirés de la région de Reyhani dans la province de Hatay sur les frontières syro-turques pour se déployer dans la province d’Edirne dans le nord-ouest de la Turquie à la frontière de la Grèce.

Loin d’être prête de se déployer dans une guerre multifrontiste, l’armée turque est sous pression : 10 ans de présence militaire en Syrie, à laquelle s’ajoute le front libyen, irakien et celui de la Méditerranée orientale et occidentale.

 

 

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