Sep 27, 2020 15:14 UTC
  • Coup de bluff US fait pschiit!

Il a fallu à peine quelques heures pour que Pompeo retire sa menacé. Samedi, les médias ont rapporté que le secrétaire d'État avait mis en garde le Premier ministre irakien contre une poursuite des attaques visant les intérêts américains dans le pays.

Les USA auraient même menacé de fermer l'ambassade US et de lancer des frappes massives contre les forces armées irakiennes. Cette menace n'a pas tardé de susciter une tempête politique avec en toile de fond les groupes de la Résistance qui ont mis au défi les USA, l'appelant à mettre en pratique la menace, d'autant plus qu'ils sont légalement contraints de quitter l'Irak. Le coup de bluff US a fait pschiit! 

Lors d'un contact téléphonique le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, a affirmé au PM irakien que le président américain n'avait jamais menacé Bagdad d'une action militaire.

Le secrétaire d’État US Mike Pompeo, a ainsi démenti lors d’une conversation téléphonique avec le Premier ministre al-Kazimi, des menaces de Trump à l’encontre de l’Irak. « Pompeo, en appel téléphonique avec al-Kazimi, a catégoriquement nié la transmission de la menace d'action militaire du président américain Donald Trump », a écrit le réseau social Telegram d’al-Nujaba. « Pompeo a souligné qu’il avait seulement dit, lors d’un entretien avec le président irakien Barham Saleh, que les États-Unis seraient contraints de fermer leur ambassade si les attaques se poursuivaient », indique le rapport. C'est donc une vraie marche arrière. 

Des rapports avaient déjà été publiés sur les menaces d’intervention militaire de Trump contre l’Irak, en cas de poursuite d’attaques contre des cibles américaines dans ce pays. La menace a suscité la vive réaction du secrétaire général d’al-Nujaba et d'autres groupes de la Résistance: « Les USA maintiennent illégalement leurs troupes en Irak. Qu'ils les retirent, a exigé la Résistance ».  Mais pourquoi cette marche arrière? Les observateurs soulignent la crainte des États-Unis de se voir ciblés par "des armes bien sophistiquées" de la Résistance irakienne avant qu'ils ne procèdent à des bombardements des positions des forces irakiennes. Les attaques à la roquette contre les bases américaines en Irak et dans certains cas, l’explosion de bombes placées en bordure de la route ont d'ailleurs contraint les États-Unis à évacuer certaines de leurs bases.

Le chef de la sécurité des Brigades du Hezbollah irakien, Abou Ali al-Askari, a d'ailleurs sommé les militaires américains de quitter l’Irak : « Voici notre réponse au stupide Pompeo qui s’est habitué au langage des menaces et de l’intimidation : « Continuez votre supercherie et poursuivez vos hostilités. Je le jure devant Dieu, vous ne pourrez pas effacer la mémoire des combattants de la Résistance ni affaiblir leur volonté. Ces menaces retourneront contre vous ! », a posté sur Twitter, Abu Ali al-Askari. Preuve que la Résistance ne bluff jamais, ce que le duo Pompeo-Trump semble avoir fini par comprendre. 

Le commandement de l’opération des Hachd al-Chaabi à Samarra a annoncé samedi avoir ciblé des résidus de Daech dans le nord de la ville sainte de Samarra, qui se préparaient pour une attaque terroriste. « Un groupe affilié à Daech a été anéanti par une attaque à la roquette dans la localité de Hawija Jaloub, au nord de Samarra », a annoncé le commandement des Unités de mobilisation populaire. Le centre d’information du commandement de l’opération de Samarra a annoncé dans un communiqué que « sur la base de rapports secrets fournis par le renseignement de la brigade 313 des Hachd al-Chaabi, une cellule de Daech a été repérée et détruite à Hawija Jaloub ».

« L’unité balistique du commandement de l’opération de Samarra a lancé plusieurs missiles sur le repaire des terroristes, missiles qui ont frappé avec précision le lieu localisé, imposant de nombreux morts et blessés aux rangs des terroristes », ajouté le communiqué.

Le commandement de l’opération de Samarra avait déjà mis en garde contre les tentatives de Daech visant à atteindre les lieux sacrés de cette ville dans la province de Salaheddine, appelant les combattants sous son ordre à rester en état d’alerte totale pour défendre le saint mausolée de l’Imam Hassan al-Askari (béni soit-il).

 

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