Sep 27, 2020 18:40 UTC
  • Arménie/Azerbaïdjan: la vraie guerre?

L’Assemblée nationale d’Azerbaïdjan a décrété la loi martiale dans plusieurs villes et villages du pays. l’Iran se dit prêt à rendre le terrain propice à un dialogue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan.

Alors que les tensions dans le Haut-Karabakh restent vives, le Parlement azerbaïdjanais, réuni ce dimanche 27 septembre, a décidé de décréter la loi martiale dans plusieurs villes et régions du pays. Plus tôt, c’est l’Arménie qui avait décrété la mobilisation et la loi martiale. L’armée azerbaïdjanaise réaffirme que toutes ses forces sont en état d’alerte. 

Ce matin, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliev, a déclaré, dans un discours à la télévision, que les forces armées arméniennes avaient pris pour cible les positions de l’armée ainsi que des zones d’habitation civiles par l’artillerie lourde. « Il y avait des victimes à déplorer parmi les militaires et les civils », a ajouté le président qui a ensuite promis une attaque de représailles. 

D’autre part, les responsables du Haut-Karabakh ont annoncé que les affrontements de dimanche faisaient 16 morts et une centaine de blessés côté arménienne. La Défense arménienne a pour sa part déclaré que le Haut-Karabakh avait été la cible d’attaques aériennes et de missiles, la partie arménienne a éliminé deux hélicoptères et trois drones azéris, selon Sputnik. 

Deux jours avant le début des affrontements, les ambassades des États-Unis à Bakou et à Erevan ont demandé aux citoyens américains de ne pas entrer dans les zones disputées. 

De très violents combats ont éclaté ce matin dans la région du Nagorny Karabakh, plus connue sous le nom du Haut-Karabakh, peuplée majoritairement d’Arméniens et soutenue par l’Arménie. Les deux camps s’accusent mutuellement d’avoir lancé les hostilités.   

Dans l’après-midi, le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a appelé la communauté internationale à veiller à ce que la Turquie ne s’implique pas dans le conflit arménien avec l’Azerbaïdjan au sujet de la région du Haut-Karabakh, faisant du commerce avec Ankara. 

La Turquie, un allié azéri, avait auparavant vivement critiqué l’Arménie après que des affrontements entre les forces arméniennes et azéries ont éclaté dans la matinée, affirmant qu’Erevan était un obstacle à la paix et jurant de continuer à soutenir Bakou. Pashinyan a déclaré que le comportement de la Turquie pourrait avoir des conséquences destructrices pour le Caucase du Sud et les régions voisines.

En réaction à cette crise, le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré, dans un tweet, que l’Iran était prêt à rendre le terrain propice à un dialogue entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. 
« L’Iran suit de près la violence alarmante au Nagorny Karabakh. Nous appelons à mettre immédiatement un terme aux hostilités et nous proposons le dialogue pour résoudre les différends. Nos voisins sont nos priorités et nous sommes prêts à baliser le terrain pour favoriser le lancement d’un dialogue. Notre région a besoin de la paix maintenant ». 

Dans la foulée, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saïd Khatibzadeh, a déclaré que Téhéran suivait de près et avec une grande préoccupation les conflits militaires entre la République d’Azerbaïdjan et la République d’Arménie et qu’il appelait les deux parties à opter pour la retenue, à mettre fin immédiatement aux affrontements et à s’asseoir à la table du dialogue. 

 

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