Oct 05, 2020 20:28 UTC
  • L'armée israélienne attaquée!

Des médias israéliens ont fait part d’une attaque à l’arme blanche contre deux militaires israéliens en Cisjordanie.

Selon le journal Jerusalem Post, ce lundi 5 octobre au matin, un individu a attaqué à l’arme blanche un soldat et un effectif de la police frontalière israélienne dans la cité de Kiryat Arba près d’al-Khalil en Cisjordanie.

On est porté à croire que « l’agresseur a été tué par balle des forces israéliennes ». L’attaque n’a pas fait de blessés chez les forces sionistes, toujours selon les sources israéliennes.

La police israélienne a également annoncé que la personne ayant utilisé l’arme blanche a été arrêtée, sans donner plus de détail sur cette attaque.

Il y a quelque temps, l’Organisation de la sécurité intérieure du régime israélien a prétendu avoir arrêté les membres d’un groupe palestinien qui avaient l’intention d’enlever des soldats israéliens.

Les militaires israéliens ont blessé par balle et arrêté, il y a un mois, un jeune palestinien qui avait l’intention de mener une opération suicidaire.

Alors que la lutte armée s’étend chaque jour un peu plus en Cisjordanie, de hauts cadres militaires israéliens reconnaissent que l’Intifada des Palestiniens a affaibli le camp sioniste.

Dans un article tout récemment publié par Israel Hayom, l’ancien commandant de la brigade blindée de l’armée israélienne, le général Ronen Itsik, affirme que « l’Intifada des Palestiniens a laissé plus de 1200 morts côté israélien, alors que les dirigeants politiques et militaires de Tel-Aviv n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs sur divers plans ».

D’après cet ancien cadre militaire israélien, l’Intifada palestinienne a eu pour but de détruire le tissu social d’Israël. « Les organisations palestiniennes étaient conscientes que les attaques sanglantes, même si elles n’aboutissent pas à une destruction d’Israël, pourraient affaiblir les Israéliens et leur faire perdre leur confiance en soi », ajoute Ronen Itsik.

L’ancien commandant militaire qui travaille actuellement comme chercheur en relations militaires et sociales, indique que « pendant l’Intifada, la société israélienne s'est retrouvée sous le feu des tirs, tandis que tous les secteurs de la société étaient au premier plan [sur la scène des évolutions], dans les bus et les cafés de Tel-Aviv, les rues de Jérusalem [noble Qods], les quartiers de première ligne, les colonies (…) Il n’y avait aucune distinction parmi les Israéliens qui ont été tués dans ces attaques : religieux, laïques, immigrés et vétérans, nous étions tous sous le feu ».

« Au début de l’Intifada, nous étions témoins, plusieurs fois par jour, de scènes horribles d'opérations armées, et la réponse israélienne était faible, jusqu'à ce que le peuple ait perdu confiance dans ses dirigeants politiques et militaires ; alors que les centres de divertissement étaient vides, et que les Israéliens avaient peur de marcher dans les rues.

(…) Les images d'horreur des attaques palestiniennes n'ont pas laissé le moindre doute sur leur danger pour les Israéliens. Les images valent des milliers de mots. À cette époque, tous les Israéliens comprenaient d'où cela venait et où les combats devaient se concentrer. »

L’Intifada palestinienne commença le 28 septembre 2000 et dura jusqu’au 5 février de la même année. L’entrée d’Ariel Sharon, ancien leader du parti Likoud et ministre israélien des Affaires militaires de l’époque, dans la mosquée d’al-Aqsa, accompagné de 3000 effectifs de la force sécuritaire dans une évidente profanation envers ce lieu sacré, a agi alors comme une étincelle qui a provoqué l’apparition de l’Intifada au cours de laquelle 4412 Palestiniens sont tombés en martyrs et 48 322 autres ont été blessés.

1069 Israéliens ont été tués et 4500 autres ont été blessés ; 50 chars de combat Merkava et un grand nombre de véhicules tout-terrain et de véhicules blindés de l’armée israélienne ont été détruits au cours de l’Intifada.

 

 

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