Oct 27, 2020 20:21 UTC
  • Le S-400 en route pour l'Irak?

Faisant état d’une occasion unique pour le Centre quartet d’échange d’informations entre Iran/Russie/Irak/Syrie, l’envoyé spécial du président russe pour la Syrie, a affirmé que la Russie et l’Irak convenaient de coopérer pleinement dans tous les domaines, en particulier en matière des questions liées à la sécurité nationale irakienne.

À la tête d’une délégation russe, Alexander Lavrentiev, envoyé spécial de Vladimir Poutine pour la Syrie, a rencontré le conseiller irakien à la sécurité nationale, Qasim al-Araji, a indiqué le communiqué publié par le bureau d’al-Araji à l’issue d’une réunion tenue hier, le 26 octobre.

« La Russie et l’Iran conviennent de coopérer pleinement dans tous les domaines, en particulier, en matière de la sécurité irakienne », a lancé Lavrentiev.

« L’Irak n’oubliera jamais la position de soutien qu’a adoptée la Russie dans la lutte contre le terrorisme », a affirmé le conseiller irakien à la sécurité nationale en annonçant à son tour que l’Irak était disposé à contribuer aux intérêts des deux pays mais aussi à soutenir la stabilité de la région et du monde.

Indiquant que le gouvernement de Bagdad a pris en compte la position de la Russie sur la résolution des crises dans la région, al-Araji déclare que le Premier ministre irakien a mis le principe du dialogue à l’ordre du jour qu’il considère comme la meilleure solution au conflit.

Ayant décrit comme efficace la performance du Centre quartet d’échange d’informations  Iran/Russie/Irak/Syrie, le porte-parole officiel du commandement des opérations conjointes en Irak, le général Tahsin al-Khafaji, avait peu avant précisé que les officiers représentants des quatre pays s’étaient fixés pour mission d’échanger des renseignements et de coordonner les actions conjointes dans la lutte contre le terrorisme.

Selon lui, le centre est présidé par un officier supérieur qui est le directeur de l’appareil de renseignement militaire et que son fonctionnement et son approche dépendent des renseignements échangés entre les quatre pays et notamment des informations délicates concernant la menace contre leur sécurité.

Sur fond de renforcement des coopérations entre Bagdad et Moscou, le général Maan al-Saadi, commandant de l’armée de l’air irakienne a annoncé que les forces armées du pays seraient prochainement équipées de systèmes radars et de défense anti-missile, tout en promettant que la défense aérienne de l’Irak fera partie des meilleures de la région d’ici les années qui viennent.

« Les aéronefs qui entrent dans l’espace aérien irakien et qui en sortent sont identifiables. Nous assurons la sécurité des institutions et des installations vitales ainsi que celle des sanctuaires religieux », a-t-il souligné.

Mais si la question de sécurité se place au cœur des priorités du gouvernement de Bagdad et de sa politique étrangère, c’est que les agissements provocateurs des troupes américaines contre les Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi) sur les frontières syro-irakiennes s’intensifient, la 110e brigade des Unités de mobilisation populaire irakiennes ayant fait l’objet d’une attaque lancée par huit roquettes le lundi 26 octobre à al-Saadia dans l’est de la province de Diyala, d’après Al-Mayadeen.

À cet égard, l’expert irakien en matière de sécurité met garde contre d’éventuelles prises pour cibles des Hachd par les Américains sous prétexte que quelque chose a mal tourné. Et lui de poursuivre : « Il appartient au gouvernement irakien de suspendre toutes les activités militaires des forces étrangères en Irak. L’administration américaine tente de s’en prendre aux Hachd en raison de leur victoire contre les terroristes de Daech. Elle pourrait aller jusqu’à bombarder les positions des Hachd sur les frontières avec la Syrie en les accusant eux d’avoir visé les troupes américaines et leurs bases militaires. »

« Bagdad devrait donc mettre à la disposition des Hachd des radars et d’autres équipements de surveillance sophistiqués, afin que ces derniers puissent avoir sous l’œil le moindre mouvement des troupes américaines », a-t-il conclu en rappelant encore une fois que Washington attaque les Hachd dans différentes régions en Irak et affirme ensuite que l’attaque a été causée par une simple erreur.

 

 

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