Nov 23, 2020 10:08 UTC
  • Coup d'État anti-Israël signé

Vendredi 13 novembre, une vague de cinq missiles d'une puissance encore jamais connu de l'armée israélienne s'est abattue sur la bande côtière de l'entité sioniste, composée de ports d'Ashdod, d'Ashkelon et de Palmachim.

Deux des cinq missiles ont atteint le sud de Tel-Aviv sans que le fameux passoire surnommé le bouclier antimissile Dôme de fer que les ingénieurs de la base US au Texas se démènent en ce moment même pour en dissiper de nombreuses failles, s'en aperçoivent.

Le lendemain, 14 novembre, une centrale électrique a été visée à Ashkelon, "incident" qui a plongé la ville dans de longues heures d'obscurité. Une semaine plus tard à savoir ce 21 novembre, Ashkelon a été à nouveau pris pour cible, là encore sans que le radar du Dôme de fer y réagisse. Ces vagues successives d'attaques et de missiles visant avec précision les cibles stratégiques dans des ports sionistes ont poussé Tel-Aviv à y voir un plan et à annoncer des exercices militaires d'envergure, surprise que l'état major israélien a qualifié de "planifié", à la fois pour éviter la fronde de ses effectifs qui fauchés par la Covid-19, n'en peuvent plus singer les "guerriers de la nuit"- alors qu'ils ne le sont vraiment pas- mais aussi pour étouffer le râle des colons.

La manœuvre a donc commencé par une série de frappes contre Baidar, Khan Yunes et Shojaiya, toutes situées plus ou moins dans l'ouest de la bande de Gaza. L'agence de presse palestinienne Shahab a rapporté que des hélicoptères israéliens avaient attaqué une "installation navale" dans la région de Baidar dans l'ouest. Puis l'agence de presse palestinienne Safa a également rapporté que plusieurs obus d'artillerie s'étaient abattus sur les rives de la région de Cheikh Ejlin dans le sud-ouest de la bande de Gaza. Puis dans la journée de dimanche, Shahab a encore rapporté un nouveau raid, cette fois-ci visant la base Hachachin située au nord-ouest de Rafah. Tout ceci a montré une chose : la panique du régime israélien de voir ses grands projets gaziers, qu'il croit avoir été boosté à la lumière de son alliance avec Abou Dhabi et Riyad, partir en fumée. Le résultat?

Ce lundi, Gaza vient de tirer un missile anti-navire justement depuis les sites navals que l'armée de l'air sioniste dit avoir "détruit"! Dimanche Tsahal a fait part de la tenue d’une manœuvre militaire près des frontières avec Gaza. Et ce lundi, la branche militaire du Hamas, les Brigades Qassam, tir un missile d’essai! Le missile a été tiré depuis d’essai sur la côte et la mer dans l’ouest de la bande de Gaza, lieu des frappes israéliennes. Cela veut dire donc que ses capacités navales restent intactes.

Les sources palestiniennes le reconnaissent, il s'agit là d'un sérieux avertissement à Israël :la Résistance continue à renforcer sa capacité de missiles à tout moment sans que les agissements sionistes puissent y porter atteinte. 

Pour la petite histoire, les médias sociaux ont publié ce lundi des images de "vaillants soldats israéliens" en plein exercices militaires sur le front sud et les capacités de l'armée "la plus puissante" du Moyen Orient sur quoi les Emirats arabes unis et Bahreïn ont compté pour se faire protéger laissent à désirer : "il s'agit d'un char Merkawa qui se fait renverser par le soldat à bord lors d'une opération de transfert. "L'incident" (encore un, NDLR) se serait passé dans le nord de la vallée du Jourdain, dimanche et comme toujours, il n'aurait fait aucune victime, ni militaire ni civile. 

Et puis l'enquête (encore une, NDLR) dit que "le conducteur du char avait choisi un mauvais angle, lors du guidage du véhicule d’assaut et le char a été gravement endommagé". Ni les forces israéliennes, ni le ministère israélien de la guerre israélien n'ont fait de commentaires à ce propos.

Or ce genre d'incidents, de plus en plus fréquents lors des manœuvres militaires israéliens pourraient ne pas être liés au hasard. De nombreux d'entre eux ne sont pas médiatisés mais pour quelques-uns qui échappent à la censure médiatique, il y a lieu de "s'en alarmer": le 2 novembre, le hélicoptère transportant le chef d’état-major de l’armée israélienne a effectué un atterrissage d’urgence pour la deuxième fois en six mois. Il s'agissait d'un hélicoptère Black Hawk UH-60A, poussé à atterrir après avoir subi un dysfonctionnement technique de son moteur. Les militaires israéliens commencent d'ailleurs à voir à travers ces "dysfonctionnement" la main invisible de la Résistance. Et si les exercices militaires d'envergure qui se déroulent à un rythme effréné étaient-ils eux aussi infiltrés par la Résistance?

Le porte-parole des comités de Résistance palestinienne a commenté l'exercice et les frappes sionistes à sa manière : lors d’un entretien avec la chaîne satellite Al-Mayadeen, Abou-Moujahed a souligné que « le régime d’Israël plonge à l’heure actuelle une crise interne et cherche à l'exporter vers Gaza. Notre message est cependant clair : nous ne permettrons jamais que l'équation que la Résistance palestinienne a établie depuis quelques années, soit inversée. Israël paiera le prix de ses exactions contre Gaza, s'il persiste dans ses frappes et le siège de la bande de Gaza ». Du déjà entendu... Il y a peu le secrétaire général du Hezbollah rappelait aussi à la bonne mémoire d'Israël, l’irréversibilité de la règle d’engagement entité sioniste/Résistance.

 

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