Nov 24, 2020 08:24 UTC
  • Israël/Ansarallah: la guerre commence!

La fête a tourné au cauchemar : presque au moment où MBS, prince héritier du trône des Saoud, gardiens des lieux saints musulmans, plantait son couteau dans le dos des milliards de musulmans y compris des millions de Saoudiens, en accueillaient à Neom, ville futuriste et tire-lire de l'économie en faillite d’Israël , le criminel de guerre sioniste Netanyahu, et ce, sous les yeux complices d'un Pompeo qui signait, là et le plus tranquillement du monde,

l'acte de décès de l'un des princes les plus pusillanimes, les plus vendus de toute l'histoire de l'Arabie saoudite, un missile de croisière "Qods-2", un seul, qui toute raison garder, aurait même pu aller plus au nord en direction de Neom, frappait des réservoirs de la raffinerie d'Armaco, à Djeddah, le port le plus important d'Arabie saoudite, par où transite des marchandises made in Occident vers un royaume qui par cécité, obscurantisme, vient de nouer son destin à celui d'un Israël finissant. 

Djeddah est à 700 kilomètres de Sanaa, d'où Qods-2 aurait été tiré, un Qods-2 que Abdel Wahhab al-Mahbachi, membre du bureau politique d'Ansarallah affirmait le lundi 23 novembre être " à vrai dire destiné au port sioniste d'Eilat".  Car tout compte fait, cette frappe au missile que la revue spécialisée US The Drive qualifie " de nouveau tournant après l'attaque du septembre 2019 contre la raffinerie d'Abqaiq", " plus petite certes de tailles puisque n'ayant impliqué aucun drone", mais " plus fort en termes de précision et d'intensité" vise Israël. C'est ni plus ni moins une déclaration de guerre à l'encontre d'une entité qui continue, à renfort des clowns américains comme Trump ou Pompeo à tirer des plans sur des comètes et à croire le "Moyen Orient", "terre domptable". Cela fait 70 ans qu'Israël n'a pas pu gagner : il ne gagnera pas non plus maintenant que tout indique sa fin imminente. 
The Drive écrit : " La frappe, qui a eu lieu dans la nuit du 22 novembre 2020, souligne la capacité toujours croissante des Houthis à frapper des cibles situées en profondeur à l'intérieur de l'Arabie saoudite avec des missiles de croisière et balistiques, ou encore des «drones suicides». Djeddah est à plus de 390 miles de la frontière yéménite, au plus près, et les militants yéménites ont affirmé que le Qods-2 a volé un peu plus de 400 miles pour atteindre sa cible. Certes, l'attaque d'abord niée par les Saoudiens qui ont fini par le reconnaître puisque les flammes n'ont pas échappé aux caméras ni non plus des ambulances des voitures de pompiers ou encore des hélicoptères de secours affluant vers Djeddah, n'a pas impliqué une nuée de drones et de missiles, ce qui la rend encore plus redoutable aux yeux des experts.
Les images satellites disponibles ainsi que les vidéo post-attaque tournées au sol par les Saoudiens qui semblent être les agents ou les complices des Houthis indiquent qu'un seul missile a frappé le réservoir de distribution du pétrole, l'a pénétré juste là où il faut avant de provoquer un très vaste incendie, ce qui en dit long sur la précision de l'engin et surtout sur le fait que les Houthis étaient plus que sûrs de leur capacité et de l'exploit qui allait se produire puisqu'ils ont fait tout avec un seul et unique engin" 

Et The Drive d'ajouter : 

"Et bien Qods-2 semble être une variante de Qods-1 qu'Ansarallah a exposé en 2019 lors d'une exposition à Sanaa et auquel il a défini une portée de 1700 kilomètres. C'est un  missile ressemble fort au missile iranien Soumar, lui aussi d'une redoutable portée et capacité. En 2019, Ansarallah a lancé sept missiles Qods-1 en direction de la raffinerie de Khurais, mais trois ont été interceptés. Or le Qods-2 a allègrement dépassé le bouclier antimissile saoudien, composé de "missiles Patriot" pour aller encore plus au nord puisque Djeddah est presque à l’extrémité nord du royaume, avant d'atteindre une cible fixe sans qu'il y ait aucun appui satellite ou radar à une opération aussi complexe, une cible fixe à quelques 400 mille à l'intérieur de l'Arabie. Et dire que le port israélien Eilat placé au cœur du processus de normalisation Arabie-Israël pour lequel le 22 novembre marque une date fondatrice, se trouve à quelques pâtées de Djeddah.

Au fait, les Houthis affirment que Qods-2 (nom musulman de Jérusalem, NDLR), ils le préparent pour frapper Eilat. « Le missile qui s’est abattu sur Aramco à Djeddah, ont d'ailleurs souligné les Houthis, sera amélioré pour atteindre le port d'Eilat, car Ansarallah ne manque aucune occasion pour faire part de son soutien aux droits du peuple palestinien contre l’usurpation de l’entité sioniste qui poursuit la colonisation des territoires palestiniens de 1967, en l’occurrence la Cisjordanie. L’opération du 22 novembre a réalisé son objectif et constitue une riposte naturelle aux crimes saoudiens. Au fait, le régime saoudien et l’entité sioniste sont les deux faces d’une même médaille, et nos messages s’adressent à eux tous deux ». 

Et The Drive de conclure : 

" Entre le moment où Ansarallah a tiré un premier missile Qods-1 et ce 22 novembre, marqué par la première frappe au missile Qods-2, l'écart est serré. Au rythme où les Houthis progressent en termes de capacités balistqiues, un Qods-3 à une portée de 1700 kilomètres, soit juste la distance entre Sanaa peut ne pas être trop loin. C'est une menace bien sérieuse voire un danger imminent pour la portée énergétique de l'accord d'Abraham auquel Riyad vient de rallier, après les Emirats et Bahreïn. D'ailleurs depuis l afrappe contre l port saoudien de Yanbu en septembre 2019, les experts jugent parfaitement exposé le petit port israélien, port dont Israël veut faire "un géant incontournable du commerce entre l’Europe et l’Asie"  pour concurrencer le canal de Suez, et qui se trouve depuis ce 22 novembre en ligne de mire d"Ansarallah."

Alors la normalisation a-t-elle changé la donne? " Israël envisage de relier le port d'Eilat sur la mer Rouge par une ligne ferroviaire « Med Red » au Port d’Ashdod en Méditerranée,  pour ainsi transformer les activités portuaires de ces deux ports. Cette ligne qui pourrait être financée et construite, selon le ministère de Transports, par l'argent saoudien ou émirati, permettrait l'exportation de gaz naturel israélien vers la Chine et l’Inde lorsque les gisements israéliens de gaz  Léviathan et Tamar situés en Méditerranée, entreront en exploitation, écrivait la presse sioniste il y a peu..... c'était bien avant que "Qods-2" fasse partir en fumée le rêve gazier d'une entité sioniste, qui n'est plus que l'ombre d"elle-même. 

 

 

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