Nov 25, 2020 11:47 UTC
  • Assad pulvérise le mythe de Bayraktar!

Depuis le mars 2020, date à laquelle une attaque au drone simultanée a visé le QG des forces de la Résistance à Saraqib à Idlib, attaque qui a valu aux forces de la Turquie atlantiste, une opération-éclair Armée syrienne/Résistance avec en toile de fond la libération de la localité stratégique précitée puis la capitulation du Sultan, ce denier n'avait pas refait le coup.

Mais, voici que le conflit du Haut-Karabak lui monte encore au nez avec son cortège d'affabulation qui veut que le Harop israélien ou le Bayraktar turc puisse, comme à Hollywood, réduire en mille morceaux des unités blindés et de DCA made in Russia, en un rien de temps. Presque un mois après la fin de ce conflit aux mille leçons, le Sultan a donc envoyé ses Bayraktar frapper à Raqqa, les positions de l'armée syrienne et de ses alliés de la Résistance.

Rappelons que l'attaque faisait comme toujours presque parallèlement aux raids israéliens qui eux, visaient à la fois Quneitra et le Rif sud de Damas. Mais c'était sans compter avec ce que l'armée syrienne possède désormais en termes de capacités de Défense antiaérienne. Selon le site web libanais, Al-Masdar News, l'armée syrienne a abattu mardi tôt le matin quelques-uns de ces fameux Bayraktar qui ont tenté de frapper les positions syriennes dans la périphérie nord du gouvernorat de Raqqa. Selon une source déployée sur le terrain dans le gouvernorat voisin de Hama, l'armée syrienne attendait même les appareils au tournant. 

Le lieu de confrontation a été la ville d'Aïn al-Issa. A Raqqa, l'armée syrienne protège entre autres les Kurdes de Syrie qui, toujours selon Al-Masdar, se battaient depuis 72 heures contre les forces turques et leurs mercenaires quand le raid au drone Bayraktar a eu lieu.

Al-Masdar News ne dit rien sur "le comment" de ce face-à-face drones turcs/armée syrienne mais on suppose que cet appareil qui à en croire les médias de guerre atlantiste, a su pulvériser des dizaines de Pantsir-S voire des S-300 arméniens dans le Haut-Karabakh, aurait été arrêté à Raqqa face aux batteries de missiles Khordad-3, déployés sur les frontières de la Syrie avec le Sud du Liban mais qui commence visiblement à faire leur apparition un peu plus au nord à Raqqa. 

Au fait, Khordad-3 est l'une des pièces de la DCA made in Iran qui sait opérer dans un champ de guerre électronique puisqu'il a de quoi déjouer les missiles de croisière ou drones et avions agissant à distance. En effet, il est aussi doté d'un système électro-optique, ce qui en a renforcé la capacité non seulement à déjouer des attaques électroniques mais aussi à mieux intercepter des appareils furtifs ennemis. Dans le Haut-Karabakh, le Bayraktar, aidé par les avions espions US/OTAN a su réduire à néant la DCA made in Russia de l'Artsakh composée de Pantsir entre autres justement en en aveuglant des radars. « Des avions de guerre électroniques ou des drones sont engagés à créer de fausses cibles sur le radar de la DCA et quand le système de défense commence à tirer, des chasseurs, dotés des armes de précision de distance, le localisent et l'interceptent avant de le détruire. Or pour faire face à cette tactique, le système Khordad-3 utilise simultanément deux systèmes, radar et dispositif électro-optique. En principe, il est très difficile voire impossible de perturber les systèmes électro-optiques d'où la vertu de Khordad-3 », a noté un expert au journaliste de Presstv en commentant l’opération de drone turque à Raqqa. . 

Signe des temps, la Turquie continue son mouvement de retrait en Syrie.

Mardi matin, un grand nombre de véhicules sont entrés dans la zone du poste d'observation turc, que l'armée syrienne a assiégée dans la région de Rashideen 5 à Alep. Et puis l'armée turque a commencé à charger les véhicules avec des équipements dans ce qui semble être des préparatifs pour un retrait complet de la zone stratégique de Rashideen, 5e retrait turc en moins d'un mois. Des sources locales ont indiqué que le nombre de véhicules qui y sont arrivés mardi dépassait les 30, la plupart d'entre eux étant des camions utilisés pour le transport de matériels. Bien que l'armée turque ne discute pas de ces retraits, elle a déjà commencé à démanteler ses postes d'observation dans plusieurs zones sous le contrôle de l'armée syrienne.

Le premier retrait a eu lieu en octobre, lorsque les forces armées turques ont démantelé leur poste d'observation dans la ville de Morek. S'en sont suivis le retrait de ses forces et de leurs équipements dans quatre autres postes d'observation dans les gouvernorats de Hama, d’Alep et d’Idlib. Selon l'accord du 17 septembre 2018, l'armée turque se voit attribuer 12 postes d'observation dans le nord-ouest de la Syrie; cependant, ils en ont établi plus de 50 dans le nord du pays. Le Sultan est-il à même de maintenir le cap? Il semblerait que les 13 équipes militaires menées par Erdogan à travers le monde commencent à peser lourd et à montrer les limites du rêve "néottoman".

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