Nov 28, 2020 16:24 UTC
  • Guerre Israël/Iran: méga cible collatérale?

Cette enquête que le Renseignement iranien a lancée depuis le vendredi 27 novembre et qui avance à grand pas et sur quoi la plus haute instance décisionnelle du pays, Leader, a mis l'accent dans son message de condoléance de ce samedi à l'adresse de la famille du cinquième savant atomiste iranien assassiné,

Fakhri Zadeh, pourrait remonter droit jusqu'aux Emirats arabes unis ou encore Bahreïn. Après tout, le petit Ben Zayed qui n'a pas honte de se targuer d'avoir été chargé par Big Brother de concrétiser le credo "du Nil à l'Euphrate" et qu'il en tire même la fierté jusqu'à interdire l'accès du territoire émiratis aux Musulmans puisque le pacte d'Abraham signé avec Israël le lui demande et ce,  sur le dos des milliards de Musulmans pour qui la Palestine reste sacrée, et Israël l'ennemi numéro un, se comporte déjà comme un proconsul sioniste.

Depuis le 15 septembre, date de l'annonce officielle de la normalisation ou mieux dire de ce que Pompeo n'a cessé de qualifier de coalition militaire anti-Iran, un mot revient sans cesse dans les bouches des Emirats, "entraide sécuritaire". L'assassinant de Fakhri Zadeh pourrait être la première manifestation de cette entraide sécuritaire qui consiste visiblement à faire saigner les pays musulmans et pas des moindres, l'Iran et ce, au profit de l'entité israélienne qui soit dit en passant n'ayant plus aucune chance de survie encerclée qu'elle est entre le Liban, Gaza et la Syrie, a été amené à se proliférer en mer.

Mais Ben Zayed dont les troupes à l'heure qu'il est, font massivement défection au sud du Yémen pour rallier les forces d'Ansarallah, a bien tort de croire que le missile de croisière Qods-2 qui a bousillé en un rien le bouclier de la DCA multicouche du port pétrolier le plus important saoudien, ne se retournait pas vers ses sept petits Emirats, un de ses quatre pour lui faire comprendre qu'à force de trop jouer avec le feu on finit par se brûler les doigts. 

Vendredi, l'amiral Hossein Khanzadi, commandant de la marine de l'armée de la République islamique d'Iran a brossé un tableau clair de la coopération entre les forces armées iraniennes, des dernières évolutions que traverse la région et du pouvoir de défense du pays. La stratégie navale iranienne a refait surface dans son discours, stratégie dont le pilier consiste à "garder ultra intègre la sécurité nationale".

« Jamais Les Américains et leurs acolytes n'auraient pensé qu'un jour l'Iran finisse par réintégrer la liste des grandes puissances navales et qu’elle puisse organiser un exercice conjoint avec la Russie et la Chine. Il va de soit que cela exige un grand potentiel. Notre marine compte des navires construits localement. C'est une puissance montante face aux Sionistes qui eux, ne pèsent ni au sol et encore mois en mer. D'où d'ailleurs leur recours, dès l'occasion se présente, à l'arme des faibles, le terrorisme. À ce jour, nous n'avons eu aucune confrontation directe avec aucun des éléments du régime terroriste israélien. Mais partout où il était nécessaire, nous leur avons montré notre autorité, notre technologie et notre savoir-faire. En mer nous écraserons Israël », a-t-il fait savoir.

Le message est clair : il s'agit pour l'Iran de priver le camp d'en face de toute initiative, ce qui inclut de couper court aux occasions fournies par l'accord d'Abraham, à l'entité sioniste. Il y a une dizaine de jour, l'Iran dévoilait ce que la presse atlantique a qualifié sans doute trop absorbée par ses propres normes de "premier porte-avion iranien". Or le navire de croisière Rudaki est moins un porte-avions qu'une cité flottant destinée à anticiper les risques de voir les bases du Mossad s'ériger dans les eaux du golfe Persique. 

Avec un poids de 400 tonnes, une longueur de 150 mètres et une largeur de 22 mètres, le navire dispose d’un radar tridimensionnel, de missiles sol-sol et sol-air, de systèmes de communication intégrés très avancés, du système de défense antiaérienne Khordad-3 et surtout d'un stock de blindés, de chars et d'autres moyens propres à des opérations amphibies qui devraient viser toute partie régionale croyant pouvoir faire de leur sol, une base des opérations terroristes contre l'Iran. 

« À première vue, ce qui semble être le navire océanique Rudaki, c'est la mise en place d'une rampe d'accès sur le côté droit de cet “arsenal flottant” qui est en fait le lieu d'entrée et de sortie et de chargement des outils et équipements sur le pont du navire. La rampe d'accès permet au navire Rudaki de pouvoir charger tout l'équipement nécessaire sur son pont. En plus des systèmes et des équipements chargés sur ce navire, il est capable de charger des véhicules blindés amphibies et joue par conséquent le rôle d'un flottant adapté à un débarquement.

Puisqu'Israël s'apprête à ériger des bases militaires aux Émirats et à Bahreïn soit aux portes de l'Iran, rien n'empêche ce dernier à en faire autant et à appuyer Ansarallah dans sa bataille de libération du territoire yéménite des mains des occupants », notait il y a peu un expert. Mais au rythme où vont les événements, il se pourrait que Rudaki opère non pas en mer Rouge mais bien dans le golfe Persique. Et là les choses seront nettement plus différentes pour les EAU, allié d'Israël et nid des bases du Mossad. Quelques-uns des membres de l'arsenal de missiles de croisière iranien pourrait faire l'affaire. 

Le missile de croisière anti-navires Noor est l'un des premiers missiles de croisière de fabrication iranienne qui en mode standard, a une portée d'environ 120 km. Sa longueur est de 39,6 m, dont 24,1 m sont liés au moteur principal. L’engin fait 36 cm de diamètre. Il fonctionne avec un turboréacteur et du carburant liquide. Son poids total est de 715 kg et son ogive pèse 165 kg.

Il comprend un petit radar à réflectivité avec une portée de 130 km, volant à une altitude de cinq à sept mètres au-dessus du niveau de la mer près de la cible et il est équipé d'un système de guidage avec une forte capacité anti-interférence. L'efficacité du missile est telle qu'il y a très peu de chances de l'intercepter et de le détruire. Le corps du missile est étroit et allongé et son nez est ovale. Il y a quatre petites ailes en forme de delta sur le devant, quatre autres ailerons de contrôle et quatre ailerons de stabilisation sur la queue.

En plus du radar de guidage, le missile Noor est équipé d'un détecteur radio à ultrasons et d'un pilote automatique. Son détecteur radio de précision permet de maintenir le missile à la plus basse altitude au-dessus du niveau de la mer. En comparaison avec le missile anti-navire américain Harpoon et l'Exocet français, le missile Noor a une plus grande portée. Et bien c'est l'arme idéal pour riposter si l'enquête sur l'attentat du vendredi contre le grand scientifique atomiste iranien concluait à l'implication des Emirats et de ses connexions pro Israël dans ce crime. Dans le golfe Persique, on n'est pas au Sahara où les Emirats aidés par le Maroc se mettent de faire chanter les anti-Sionistes. 

Le missile Noor peut être d'ailleurs lancé depuis des avions, des navires de surface, des sous-marins et des véhicules de transport. Des navires de classe Tondar, Sina, corvette de classe Bayandor, destroyers de classe Alvand et Jamaran, aéroglisseurs BH7, hélicoptères Mi-17 et avions de combat Phantom F-4, font partie des équipements navals du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et de l'armée. Les hélicoptères Mi-17 du CGRI sont aussi capables de transporter et de lancer deux de ces missiles. Pendant des exercices militaires, les bombardiers F-4 ont pu porter et tirer le missile avec succès. Ainsi, la capacité de l'armée de l'air iranienne à mener des attaques contre des navires ennemis ou des îles ennemis dans le golfe Persique et la mer d'Oman a considérablement augmenté. 

 

 

 

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