Dec 02, 2020 20:34 UTC
  • Biden sera assassiné?

Selon l’analyste de Haaretz, Gideon Levy, aucun autre régime au monde que le régime israélien n’est pas tellement habitué à la « politique d’assassinat » contre ses ennemis politiques.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu se vante des « assassinats ciblés », signe qu’Israël se croit autorisé à faire n’importe quoi. « Les assassins du ministre israélien le général Rehavam Zeevi, croupissent une peine à perpétuité, tandis que les assassins de leaders palestiniens se sont vus offerts des portefeuilles ministériels au sein de régimes israéliens », ajoute l’article récemment publié par Haaretz.

Israël -disent les analystes- est allé si loin dans son impertinence qu’il prescrit même l’assassinat de Joe Biden juste parce qu’il a observé le silence envers l’assassinat du savant iranien Mohsen Fakhrizadeh, ce qui refléterait, selon les responsables de Tel-Aviv, le « mécontentement » de l’élu américain.

Rogel Alpher, lui aussi journaliste de Haaretz, avance un argument à sa propre façon montrant l’ampleur et la profondeur de l’insolence à l’israélienne : « celui qui se montre intéressé par la signature d’un accord avec Téhéran censé permettre aux Iraniens d’accéder à l’arme atomique, tout comme le responsable du programme atomique iranien, mériterait d’être assassiné ».

Lorsque Benjamin Netanyahu, lors de discours devant le Congrès US sous la présidence Obama, critiquait ouvertement le président des États-Unis, alors que les congressistes se mettaient au debout pour applaudir dès qu’ils entendaient le nom de Barack Obama, ce serait normal que le même Netanyahu se permette aujourd’hui d’avertir Joe Biden de ne pas revenir à l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran. Et c’est ainsi que le journaliste israélien écrit ouvertement que Tel-Aviv aurait également intérêt à assassiner Joe Biden, selon la chaîne Al-Alam qui rapporte la nouvelle.

Ces prises de position rappellent d’ailleurs l’affaire de l’assassinat de John F. Kennedy qui a eu lieu en novembre 1963, après que ses différends avec Tel-Aviv au sujet du programme nucléaire israélien ont été révélés. Les auteurs de son assassinat n’ont jamais été découverts, mais les médias ont alors annoncé qu’un dénommé Jack Ruby, après avoir assassiné le meurtrier de Kennedy, un certain Lee Harvey Oswald, s’était rendu en 1962 en Israël. Sur ce fond, beaucoup estiment qu’il y avait un lien entre l’assassinat de Kennedy et le régime de Tel-Aviv, d’autant plus que ses correspondances avec Gamal Abdel Nasser, président égyptien de l’époque, au sujet du règlement de la question palestinienne, avaient été médiatisées.

Ce qui est intéressant dans toute cette histoire c’est que le régime israélien n’a jamais véritablement remercié l’administration Trump malgré tant de services qu’elle a rendus ces quatre dernières années à Tel-Aviv et à ses intérêts régionaux, comme si toutes ces mesures relevaient de la responsabilité naturelle de Donald Trump. Dons, avec tout ce qui a été mentionné, cela ne devrait pas nous étonner si un jour Israël, ce Génie sorti de la lanterne magique de l’Amérique, se rebelle contre son maître…

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