Dec 12, 2020 09:41 UTC
  • Iran: le Sultan s'allie à Israël...

Ce "poème" aux connotations séparatistes dans lequel Erdogan a tenté de noyer jeudi 10 décembre, le jour de parade de la victoire à Bakou, son chagrin de Sultan de pacotille et ce, sur fond d'un air néottoman qui selon des témoins oculaires, agaçaient très profondément les généraux de l'armée azerbaïdjanaise, poème qui a valu la première crise politique ouverte entre l'Iran et la Turquie avec la conovaction mutelle d'ambasasdeurs ne saurait cacher une chose:

en Syrie, c'est la Résistance qui l'a fait perdre tout comme dans le Haut-Karabakh où son "couloir terroriste" qu'il a tenté de créer, suivant la recette de l'ambassadeur britannique à Ankara et pour satisfaire l'axe US-OTAN-Israël, rien pour emmerder l'Iran sur son flanc ouest et la Russie sur le flanc sud, s'est heurté de plein fouet à la rage de ces milliers de civils et militaires azerbaïdjanais qui en veulent toujours à Aliev d'avoir mêlé l'armée turque et ses mercenaires takfiristes à cette guerre nationale.

En mars 2020, au 15 ème jour de son opération de "rameau d'olivier", Erdogan a eu la malencontreuse idée d'essayer un remake de ses raids au drone simultané qu'il a mené face à l'armée arménienne au mois d'octobre. Certaines sources ont affirmé qu'il l'a fait à l'incitation de l'allié israélien avec qui il vient de reprendre les liens en toute discrétion, une reprise quelque peu éclipsée par la "normalisation marocaine". Ce raid visait à reprendre le contrôle de la localité stratégique de Saraqib situé au confluent de M4-M5, une très mauvaise idée qui a coûte la vie à plusieurs combattants du Hezbollah et partant, son équipe militaire au Sultan : Le lendemain, l'unité d'élite du Hezbollah Radwan a fait une bouchée de pain des terroristes takfiristes à Sarqib et de leurs formateurs turcs. Idem, au plus fort de transfert de terroristes depuis Idlib vers le Haut-Karabakh, la Résistance a tenu à rappeler au Sultan qu'il y a toujours des limites à ne pas franchir et ce fut une belle salve de missiles qui a poussé l'Armée de Turan à prendre les poudres d’escampettes à Morek et à commencé une série de retrait dont le dernier remonte à il y a quelques jours des localités situées entre Hama et Alep: une dizaines de retraits dans le nord syrien et une "zone tampon qui se rétrécit comme une peau de chagrin. 

Vendredi, le ministère turc de la Défense a aussi annoncé la mort d'un pilot et d'un sergent, qui ont été tués lors d’une attaque contre le Nord de la province syrienne de Hassaké. L’explosion d’une voiture piégée le jeudi 10 décembre dans la ville de Ras al-Aïn située dans la province de Hassaké dans le nord de la Syrie, a fait 16 morts parmi lesquels figurent trois soldats turcs, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), vitrine médiatique de l’opposition syrienne pro-occidentale et organe des services secrets britanniques dans un rapport publié vendredi 11 décembre. Les observateurs y ont vu encore un coup de l'armée syrienne de la Résistance et de la Russie qui tentent de faire comprendre au Sultan qu'il est temps de partir et de plier bagage. 

Les sources locales affirment que la  forte explosion avait pulvérisé un véhicule près du poste de contrôle de la police "turque" à Ras al-Aïn. Mais ce n'est pas qu'à Ras al-Aïn qu'’Ankara est sur le point de payer les erreurs du Sultan. Une autre ville symbolique située à Aïn Issa, à Raqqa, soit à 300 mètres des frontières turques a vu ces dernières jours l'émergence de trois bases russes, ce qui vu, le camisole de force que Poutine vient de mettre à Erdogan dans le Haut-Karabakh, n'augure rien de bon pour le Sultan. 

Reste que la sortie anti-iranienne d'Ankara tombe à un moment très particulier, alors que l'entité sioniste retient son souffle à l'idée d'avoir à subir les foudres irano-Résistance en représailles à la pire bêtise qu'il ait pu commettre en 70 ans d'existence illégale, à savoir défier l'Iran. Certains observateurs estiment qu'outre d'avoir à se venger de l'échec que lui a fait subir l'axe Iran-Russie en bouclant totalement l'OTAN, le premier sur ses frontières nord-ouest et le second sur ses frontières sud et ce, avant que Moscou n'implante au cœur du Haut-Karabakh une méga base aérienne avec des centaines de soldats et des milliers de pièces d'armements, la Turquie a voulu prouver à Tel-Aviv sa bonne foi en ces temps difficiles où l'entité sioniste ne sait à quel saint se vouer.  

Mais c'est raté encore! A l'heure qu'il est le Hamas, membre actif de l'axe de la Résistance et frériste, n'a plus trop que faire des doléances du Sultan vu que ce dernier a depuis longtemps sacrifié la cause palestinienne sur l'autel de ses rêves néottomans et que son attitude d'opportuniste ne ratisse même plus à Idlib où ses mercenaires n'hésitent pas à tuer les soldats turcs.  

Lors de la guerre ayant éclaté le 27 septembre entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a cherché à franchir un pas en avant pour former "son Turkistan" et son Armée de Turan. 

Ce vœu est resté pieux : cette politique n'a pas porté ses fruits malgré les dépenses colossales infligées à la Turquie et à la personne d’Erdogan, la Turquie n’étant pas parvenue à exploiter cette guerre pour atteindre la mer Caspienne. Signé le 10 novembre, l'accord trilatéral entre Moscou, Bakou et Erevan n'a prévu aucun rôle pour la Turquie tandis que les frontières sud séparant l’Arménie de l’Iran n’ont pas été modifiées non plus. Erdogan est rentré bredouille du Caucase et il n’est même pas arrivé à s’approprier une part du corridor de Lachine dont le nom a été évoqué dans l’accord. Pire, lui et son ami israélien ont vu même l'armée et le peuple azerbaïdjanais s'éloigner pour se rapprocher des symboles du chiisme un peu comme les Hachd d'Irak. C'est d'ailleurs ce fond qui pourrait à l'avenir immuniser le Caucase contre les mercenaires terroristes du Sultan et leurs sponsors israéliens, qui mette en colère le Sultan. 

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