Dec 22, 2020 10:06 UTC
  • Iran : l'USS Georgia, touché...coulé

A peine quelques heures après l'hollywoodien "False Flag " que McKenzie a signifié depuis sa cachette en Irak, et ce, au terme d'une frappe au missile amie contre l'ambassade-base US dans la Zone verte,...

false flag qui s'est soldé à nouveau par un tonitruant échec comme ce fut le cas pour Patriot , puisque les batteries de C-RAM américaines ont tiré des milliers d'obus pour n'intercepter que quatre "missiles"- et encore il s'agissait des missiles amis parfaitement calibrés pour besoin du spectacle ---puis finir par exploser et provoquer des impacts sur des voitures et de bâtiments aux alentours comme en a diffusé les images le site russe Avia.pro, les sources américaines annoncent la traversée du détroit d'Hormuz d'un sous-marin à propulsion nucléaire, USS Georgia, lequel "se déploierai dans le golfe Persique et en mer d'Oman en soutien aux alliés des USA dans la région ".. et "pour assurer la sécurité du trafic maritime".

Or ce second acte du scénario du duo finissant Trump/Pompeo qui tente de sauver, face à l'axe de la Résistance, ce qui reste de l'empire US au Moyen-Orient avant que Biden ne vienne à la Maison Blanche en chanter le requiem final, a quelque chose de trop bancal! Lundi dans la soirée, la porte-parole de la Ve flotte à Bahreïn où l'Amérique vient, dans un excès de crainte et d'angoisse, de "blacklister" un groupe pro-Résistance bahreini, Saraya al-Mokhtar, sans comprendre que ce groupe, créé en 2011, n'est que la pointe de l’iceberg et que cet iceberg n'a pas attendu 2010 pour prévoir comment agir contre les marines US planqués au QG de la Ve flotte, a cherché à faire sensation, en médiatisant l'arrivée de l'USS Georgia dans le golfe Persique et en se précipitant pour affirmer que "depuis 2009 le bâtiment n'avait pas fait irruption sur aucun théâtre de tensions " et que d'habitude," l'US Navy n'en monte ni l'image ni le trajet encore moins la zone d’opération" et que "s'il l'a fait cette fois, c'est parce qu'il attend le plus petit déclic iranien pour s'activer contre l'Iran et sa profondeur stratégique". 

 Et puis pour boucler le boucle, l'Américaine a rappelé que "l'USS Georgia disposait de 105 Tomahawk", missile de croisière typique de la marine US avec une portée que les revues militaires US comme The Drive fixe entre 1200 à 2500 kilomètres sans oser pour autant évoquer leurs contre-performances syriennes. Or les forces armées iraniennes, s'en souviennent parfaitement pour avoir été largement présentes à Chaayrat en 2017 et à Damas en 2018, soit leurs de deux attaques ratées US/OTAN aux missiles de croisière Tomahawk contre la Syrie. Sous prétexte d'avoir à punir Assad, Obama partant puis Trump arrivant ont tenét un bombage de torse en tirant en deux frappes une centaine d'engins contre le territoire syrien, farppe qu'ils en ont été par la suite à en expliquer les ratées: 

A l'époque, l’expert militaire russe Mikhail Timoshenko avait souligné à la presse spécialisée trois raisons qui lui paraissait le plus probable pour expliquer le ratage : 

 "Les effets du système de surpression électronique syrien en place qui ont su "castrer "le Tomahawk  ou encore le dysfonctionnement du système de ciblage électronique des missiles Tomahawk US ou encore  bien l’épuisement de leur carburant. L'expert disait que les missiles Tomahawk sont équipés par principe de système d’explosion automatique en cas d’interruption des activités du moteur et que si ce système est tombé en panne le soir de l’attaque (2018), c'est que l'engin ne peut soutenir la réputation de dévastation qu'il traîne derrière lui". 

 C'est énorme comme handicap qu'on a en face de soi une puissance balistique de taille comme l'Iran dont les missiles de croisière Nour ont fait une bouchée d'une réplique de l'USS Nimitz, pas plus tard qu'au mois de juillet en plein exercice Prophète 14 dont les détonations avaient poussé les forces US dans la région à se mettre à l'abri!  Surtout que cette puissance dispose des capacités balistiques avérées qui ne cessent de faire preuve de leur précision, de leur efficacité et de leur pertinence à travers des opérations de ces mêmes "mandataires" que l'Américaine menace de frapper, une réputation qui ne peut s'appliquer aux missiles de l'US Navy. Et comment cela?  Mme la porte-parole l'ignore sans doute, mais c'est un fait, depuis août 2018, date à laquelle Trump et Londres et Paris ont eu la très mauvaise idée de vouloir punir Assad sous faux prétexte d'attaque chimique anti-population syrienne, en mettant à l'eprevue des faits, l'arsenal naval US, ni la Russie ni le CGRI ne sont restés les bras croisés à laisser échapper une si belle occasion d'examiner de près les Tomahawk non-opérés US, pour en découvrir les failles et les retourner contre l'adversaire.

Aussi, une première salve d'engins tirés par l'USS Georgia contre l'Iran sera riche de surprise. D'autant plus tout en cherchant à faire la promotion du sous main US, la totalité des médias mainstream passent aux cuisants aveux concernants les dysfonctionnements et les failles multiples de la flotet de combat US face à l'Iran, failles que les Iraniens ont mis quatre décennies à exploiter et à en faire le fondement même de leur doctrine de combat navale. The Drive  écrit :" 

Maintenant qu'elle se trouve dans le golfe Persique, les diverses capacités de l'USS Géorgie donnent à l'US Navy, un outil puissant pour mener des missions de "renseignement", de "surveillance" et de "reconnaissance" le long de la côte iranienne, ainsi que dans le reste de la masse d'eau, tout en restant largement cachée de l'adversaire potentiel. Ceci est extrêmement bénéfique compte tenu de la nature contraignante de cette masse d'eau, qui présente par nature des risques plus importants pour les navires opérant en surface. Les forces iraniennes, y compris les missiles de croisière et balistiques anti-navires basés à terre, les essaims de vedettes rapides, les sous-marins et les mines navales, entre autres capacités, présentent des menaces très réelles pour les navires de guerre américains et autres dans la région.....c'est le nœud de fusion discrets du renseignement sous-marin et qui devra en cas de guerre, servir de centre de commandement navale ".

Et dire que la Ve flotte US à Bahreïn  avec tout son armada à lui et à ses acolytes, attendait l'USS Georgia pour que ses opérations aéronavales puissent trouver un début d'inter-connectivité, un début de cohésion face à l'Iran! Mais on lui en, tient pas trop de rigueur; les Yankee savent bien à quoi ressemble un clash avec l'Iran. Le 8 janvier 2020, quand les 13 missiles Qiam se sont abattus sur Ain al-Asad, ce fut chaos et débandade et les Iraniens avaient bousillé juste avant "toute possibilité d'interconnexion" !

Plus tard l'enquête confidentielle du Pentagone avait conclu que les premiers missiles iraniens tirés contre Ain-al Asad, dotés d'un fond énorme de surpression électronique avait déconnecté les radars et les drones et les avions de surveillances US de leur base de données avant que les autres s'abattent un à un sur les cibles pré-terminée". Mais de cela ni Rebbeca, l'Américaine, ni The Drive n'en parle, quitte à entretenir le mythe d'invincibilité de l'US Navy, à leurrer la clientèle arabe. Celle-ci totalement aux abois continue d'ailleurs encore à y croire : le 17 décembre, un exercice conjoint de deux jours US Navy -Arabie saoudite a été mené dans le golfe Persique avec la participation de l'armée de l'air et la marine saoudiennes, et sous la bienveillante supervision du CentCom dont le chef, McKenzie continue à l'heure qu'il à broyer du noir à l'idée d'avoir raté son "false flag" à Bagdad.  

Ce fut le cinquième exercice conjoint USA-Arabie à avoir été tenu à peine un mois après cette manifestation de force absolue de Qods-2, ce missile dont un seul a suffi pour mettre hors service le port pétrolier de Djeddah, second port d'importance saoudien, provoquant dans sa foulée, l'interruption du réseau de distribution pétrolière saoudien en direction de l'Europe, le déploiement paniqué de la Royal force à travers toute le territoire saoudien. Et au contraire des Tomahawk US qui se sont abattus en masse sur le sol syrien puisque le concepteur était sûr qu'une grosse partie ne fonctionnerait pas, Qods-2  a été un missile solitaire... Alors USS Georgia, bienvenu en enfer! 

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