Jan 20, 2021 10:29 UTC
  • Israël : la Riposte iranienne, ce soir?!

Les dernières heures du mandat de Trump qui se targuait mardi soir encore d'avoir rendu un infini service à Israël en assassinant le général Soleimani, sont de tous les dangers pour l'entité sioniste :

 le 13 janvier les F-16 israéliens, retranchés dans le ciel d'al-Tanf ont lancé de "massives" frappes contre Abou Kamal, al-Mayadin, haut lieu de la Résistance en Syrie Orientale, pour pousser à peine quelques jours plus tard la presse à la solde à évoquer une "soi disant rencontre secrète Syrie-Israël à Hmeimim sous l'égide "russe" que plus d'un analyste tendent à qualifier d'appel à l'aide d’Israël lancé à l'adresse d'une Russie à qui il demande désormais aide et assistance pour une sortie honorable du pétrin qu'est "la campagne de guerre dans la guerre".

D'ailleurs cet appel à la limite de désespoir a refait implicitement surface lors du dernier point de presse du chef de la diplomatie russe Lavrov qui, brin d'ironie dans la voie, y a répondu, en exigeant "d'être informé des menaces qui pèseraient contre Israël" et  laisser la Russie le soin de s'en occuper car quatre ans de raids aériens incessants n'ont pas servi à mettre à la porte de la Syrie l'Iran et que 400 autres années n'avanceraient pas non plus d'un iota  Israël en ce sens. 

En se livrant à une synthèse quasi apocalyptique de la puissance aérospatiale iranienne, illustré ces 20 derniers jours par une série "ahurissante" de manoeuvres aérienne, terrestre, marine, qui demandent des milliers d'heures de travail et de coordination, Seth J Frantzman, chroniqueur militaire basé à Tel-Aviv, y va de son commentaire :

« Israël a lancé plus de 1 000 frappes aériennes sur des cibles iraniennes en Syrie pour empêcher ce flux d'armes aux alliés de l'Iran au Moyen-Orient, armes que le CGRI vient de nous monter l'absolue performance à travers des exercices dominés par ces redoutables missiles à ogive variable et détachable Sejjil d'une longueur de plus de 50 pied, utilisant du combustible solide et d'une portée de 2000 à 2500 kms. D'une vitesse de Mach 5, l'engin atteindra Mach 12 à 14 en dernière phase et le CGRI a promis de pulvériser la DCA israélienne ou américaine avec. Surtout qu'il est lançable à partir des silos souterrains et opérationnels en mois de 20 minutes et que l'Iran en possède des clip à missile. Une petite dose de cette technologie à Gaza ou au Liban suffit pour qu'Israël soit carrément pris en otage, ce qui semble d'ailleurs bien le cas. Après tout, rien ne dit que les dernières heures de Trump à la Maison Blanche ont tout pour être le moment propice à infliger le coup que Téhéran nous promet pour se venger du sang de Soleimani et surtout son atomiste Fakhrizadeh. »

D'où sans doute ces nerfs à fleur de peau qu'a Israël et qui l'ont poussé à réagir follement à cette petite roquette tirée dans la nuit de 19 à 20 janvier depuis Gaza contre la colonie Nahal Oz. Tout le sud d’Israël a été mis sens dessous dessus avec des sirènes retentissant dans tous les sens et des abris souterrains ingurgitant la foule des colons terrorisés. Et pourtant la belle roquette de Gaza n'avait rien de Sejjil.

Dans la foulée, des chars de l'armée israélienne ont pilonné dans la nuit même des positions de la Résistance à Gaza, sans oser d'y envoyer les F-16, puisque depuis la manœuvre de l'armée nationale palestinienne le 30 décembre, Israël sait qu'il y a aussi des missiles sol-air palestiniens capables de faire des surprises aux pilotes sionistes. L'unité d'artillerie d'Israël a donc bombardé des positions de la Résistance à al-Bridge, à l'est de Gaza, tout en prenant soin d'en avertir la Résistance pour éviter que les choses ne se détériore pas et que cette pseudo riposte destinée à faire remonter le moral aux colons ne débouche pas sur une vraie escalade. Puis le site israélien Makor Rishon a publié un supplément d'info, là encore pour leurrer les colons comme quoi Israël "aurait informé le médiateur égyptien que désormais il ne prendra aucun gan et qu'il réagirait à coup de bombe à la moindre atteinte balistique visant Ashkelon, Ashdod ou autre". Fin 2020, cette bande côtière gazière d’Israël a été prise pour cible d'une salve de cinq missiles, sans que le Dôme de fer puisse les intercepter. Aux dernières heures de Trump à la Maison blanche, l'exploit à toutes les chances de se renouveler, d'où cette panique provoquée par la solidaire roquette du mardi soir.

Et ce n'était que la côte sud de l'Entité sioniste! Ce mercredi 20 janvier, Walla rapporte que l’armée israélienne avait relevé le niveau d’alerte de "ses forces spéciales dans la région de la mer Rouge", craignant une éventuelle "réponse iranienne" pendant les dernières heures du pouvoir du président américain Donald Trump. "L'armée israélienne a relevé son état d'alerte en mer Rouge, dans le contexte de la tension qui prévaut avec l'Iran, par crainte de représailles à l'assassinat du commandant de la Force Qods, le général Qassem Soleimani et le scientifique nucléaire iranien Mohsen Fakhrizadeh. La crainte israélienne d'une réponse iranienne vient après que Téhéran a blâmé Israël pour l'assassinat de Fakhrizadeh, affirme le site qui ajoute : " Les unités spéciales israéliennes comprennent la flotte sous-marine et l'unité "Shaytet 13", qui dispose d'armes puissantes ".

Mais Walla oublie évidemment d'évoquer que l'un des sous-marins israélien devrait à l'heure qu'il est se trouver dans le golfe Persique comme annoncé précédemment par la presse sioniste pour y assister aux frappes anti Iran aux côtés de l'USS Georgia! En effet Walla n'y risquerait pas puis les images de ce fameux sous-marin ont été diffusées il y a quelques jours alors qu'il gisait à quelques pas de la côte d'Eilat. Ce port "stratégique" que le régime sioniste sait être exposé totalement aux missiles d'Ansarallah. Un Qods 2 ou 3 qui pourrait d'ici les heures à venir, au moment où Biden prête serment, s'abattre sur Eilat et sa flotte de combat ou ses sites énergétiques, en prélude pourquoi pas à une nuée de drones, selon Frantzman, à "aile delta", manière pour l’auteur d'éviter d'appeler un chat par son nom et de reconnaître que ce "Shahed 181" est un miracle iranien de clonage à partir de RQ-170, le plus secret des drones US.

Frantzman dit : « L’exercice a été marqué par la performance de « Shahed 181 » qui utilise un moteur à turbopropulseurs et qui a une portée de 1 500 km, d'une durée de vol de 4,5 heures, d'une altitude de 25 mille pieds et peut transporter deux bombes guidées de classe « Sadid ».  Mais les Iraniens disent l'avoir doté d'intelligence artificielle, ce qui le rend infiniment plus dévastateur. Et comment? D'abord elle crée "la formation" soit la possibilité pour l'UAV d'agir de façon synchronique en termes de vitesse, d'altitude et de distance dans le cadre d'une attaque simultanée. Cette intelligence artificielle crée aussi l'équation "un drone rôdeur-une cible", ce qui augmente sensiblement la précision de la frappe surtout que l'appareil pourrait à l'appui de sa mémoire choisir sa cible, tout en évitant des leurres. Les « Shahed 181 » pourront jouer le rôle d'"éclaireur pour toute attaque au drone simultanée à venir". 

Et dire que le premier porte-hélicoptères iranien, Makran, se trouve déjà en mer Rouge et qu'il y restera pour trois ans sans amarrage à l'effet justement d'appuyer l'axe de la Résistance. A bien regarder, les dernières heures de Trump à la Maison Blanche coïncide avec le bouclage du boucle : l'axe de la Résistance a Israël en main ou ce qui revient au même, le siège est complet... Les heures à venir sont de tous les "dangers" et puis Merci Trump...! 

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