Jan 20, 2021 17:24 UTC

Pendant les derniers jours de son séjour à la Maison-Blanche, Trump a essayé d’inclure Israël, comme certains États arabes, dans le commandement militaire américain au Moyen-Orient, afin d’empêcher Israël d’entrer dans une confrontation directe avec la République islamique d’Iran, car cela pourrait ne pas être conforme aux options de Washington, prétend le site Al-Arab, proche de l’Arabie saoudite.

En effet, des responsables américains ont annoncé jeudi dernier que Trump avait ordonné l’extension du commandement militaire américain au Moyen-Orient de sorte que le CentCom inclut également Israël dans son système de défense.

L’analyste d’Al-Arab estime que Washington cherche à contraindre Israël à respecter son plan en ce qui concerne les relations de la Maison-Blanche avec l’Iran. « Alors que les Américains comptent sur des sanctions plus sévères pour empêcher Téhéran d’obtenir des fonds suffisants pour financer ses projets de défense et ses plans de missiles balistiques, Israël voit la question différemment », écrit l’auteur de l’article.

Les Israéliens croient que les sanctions imposées par Trump à Téhéran, ainsi que le dialogue adopté par l’ancien président des États-Unis Barack Obama, ne dissuadent pas l’Iran de continuer son programme nucléaire et ses activités régionales menaçant la sécurité de Tel-Aviv. « Ils disent que l’option militaire est la seule voie qui obligerait Téhéran à revoir ses positions.Mais ont-ils la capacité de le faire. Au regard de ce qui se passe ces derniers jours en Iran il y a lieu de s'en douter. L'Iran y a tout mis et Israël vient de se replier, parlant désormais de ses inquiétudes en mer Rouge ! ". 

Vendredi, l’Iran a annoncé le lancement de la première phase des manœuvres du Grand Prophète-15 en menant des opérations conjointes de lancement de missiles et de drones par les forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) dans la région du désert central du pays. Un grand nombre de missiles balistiques sol-sol ont été lancés en même temps, et cela simultanément au lancement de drones d’attaque transportant des bombes. La première phase de ces manœuvres a été tenue en présence du commandant en chef du CGRI, le général Hossein Salami, et du commandant des forces aérospatiales du CGRI, le général Amir Ali Hajizadeh.

À ce stade, de nouveaux modèles de missiles balistiques et de drones ont été utilisés pour attaquer des cibles de l’ennemi fictif. Il est à noter que les nouveaux missiles balistiques sol-sol du CGRI sont équipés d’ogives détachables pouvant être téléguidées pour mieux pénétrer dans le système de défense ennemi.

Le 12 janvier, l’Iran avait effectué des manœuvres en mer d’Oman, et la semaine dernière, les forces armées iraniennes ont organisé des manœuvres avec des drones dans l’est du pays, alors que des bombardiers américains B-52 survolaient le golfe Persique.

Lors de la première phase des manœuvres Grand Prophète-15, les forces aérospatiales du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) ont testé plusieurs types de leurs drones dont le Shahed-141, le Shahed-161 et le Shahed-129. Ces drones d’attaques qui transportent des bombes ont frappé avec précision leurs cibles grâce à leur système de guidage intelligent. Dans une autre partie de ces exercices, les drones du CGRI ont attaqué des sites de DCA et des boucliers de défense antiaérienne de l’ennemi fictif avec succès.

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