Feb 13, 2021 20:23 UTC

Suite à la destruction d’un drone de l’armée israélienne dans l’espace aérien libanais par le Hezbollah, les spécialistes militaires israéliens s’accordent pour dire que Hassan Nasrallah a réalisé ce qu’il avait promis.

L’attaque au missile contre un drone de l’armée israélienne a eu un large retentissement dans les médias sionistes. Le journal Israel Hayom rapporte que cet acte du Hezbollah a semé un litige dans le milieu politique et que si le régime se montre réticent à y répondre par des mesures de dissuasion, c’est parce qu’il ne veut pas un embrasement des tensions aux frontières du nord.

« Dans le contexte actuel, une réponse à l’acte du Hezbollah attiserait les tensions et serait dangereuse. Tel-Aviv doit prendre au sérieux la menace d’une guerre, car le Hezbollah détermine ses tactiques en fonction des réactions de l’armée israélienne », a expliqué le journal.

Ce n’est pas la première fois que le Hezbollah vise les avions israéliens. Mais cette fois, il a procédé selon un ancien avertissement de son secrétaire général, Seyyed Hassan Nasrallah, qui avait promis des attaques ciblées contre tout appareil de l’armée israélienne qui violerait le ciel du Liban.

Les experts israéliens pensent que le Hezbollah aurait voulu envoyer un message à Joe Biden l’avertissant de lever au plus vite les sanctions contre l’Iran. L’attaque aurait été menée par une batterie de fabrication russe.

Pour l’heure, l’aviation israélienne s’est abstenue de répondre à cette attaque. Si Tel-Aviv réfléchit à une contre-attaque ferme, la région risque de plonger dans une longue et périlleuse crise. L’armée doit bien déchiffrer le nouveau message envoyé, sinon l’incompréhension pourrait bien se traduire par la force des missiles.

Selon une autre dépêche en provenance de la chaîne d’information i24 News, la direction du renseignement militaire israélien (Aman) a annoncé qu’une guerre contre Israël sur le front du Nord était peu probable, car le Hezbollah pouvait envisager un conflit limité à quelques jours celui du Hamas à Gaza. Cette stratégie s’inscrirait dans le cadre de l’intention du Hezbollah de répondre aux frappes de l’aviation israélienne de juillet dernier qui ont causé la mort d’un combattant libanais près de l’aéroport de Damas, en Syrie.

L’Iran n’a pas encore enrichi d’uranium au point de fabriquer une bombe atomique ; parce qu’il n’a pas pris de décision à ce sujet, et à partir du moment où il commencera à enrichir de l’uranium à hauteur de 90 %, il pourra accéder à la bombe atomique d’ici deux ans, a estimé la direction du renseignement militaire israélien.

Téhéran a déclaré à plusieurs reprises que sa technologie nucléaire ne servait pas à la fabrication de l’arme nucléaire et souligné le caractère exclusivement pacifique de son programme nucléaire. Les fausses accusations qui circulent n’ont pour seul objectif que de propager l’esprit d’iranophobie.

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