Mar 07, 2021 17:15 UTC
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Au Pentagone, ce n'est évidemment pas la visite du souverain pontife à Bagdad et sa rencontre historique avec le grand Ayatollah Sistani, guide spirituel des Chiites, qui occupe le plus les esprits enragés et absolument confus des chefs de guerre américains surtout que l'événement ne s'est guère passé comme le souhaitait l'axe US/Israël :

 la rencontre Pape-Sistani aurait dû déboucher de facto sur une condamnation de la Résistance irakienne, qui a fini au bout de 16 ans d'occupation US par établir ce que Nasrallah qualifie face à l'entité sioniste de "règle d'engagement" ou " de rapport de dissuasion" et qui consiste à faire comprendre à l'Empire imbu de sa pseudo puissance que le sang du "Moyen Oriental" a du prix et qu'il est loin le temps où l'Irakien se faisait tuer, torturer, violer, humilier, dévaliser par les Yankees et que ses richesses allaient droit à Haliburton, ou que ses fils se faisaient décapiter par Daech interposé à Spiker et tout ceci sous les yeux avides de sang du complexe militaro-industriel US, de qui dépendait le destin de l'Irak entier.

 A Najaf, ville par excellence des Chiites, où s'est accueilli le chef du Vatican, ce furent les Hachd qui en ont assuré la sécurité dans ces ruelles pavanées des portraits des hauts commandants de la Résistance, Soleimani et Abou Mohandes lâchement assassinés le 3 janvier 2020 à l'aéroport de Bagdad par une Amérique qui depuis, va de gifle en gifle au point d'en envoyer des émissaires de taille et de posture du chef de l'Eglise catholique à titre de médiateur. A Erbil et à Aïn al-Asad, la Résistance irakienne a enterré à deux reprises et à coup de "roquettes Arash 4" la "toute "puissance militaire US, qui avec ses Patriot, ses C-RAM, voire même ses « Avenger » n'a pas été foutu de se "défendre" contre 34 roquettes Arash 4, tirées sous la surveillance sans relâche des Reaper, des Prédateur, des satellites, des radars de quelque 51 bases US dans la région. 

Mais la visite historique Sistani-Francis a été autrement décevante pour les chefs de guerre US : cet appel de la paix que le Pape a si aimablement fait répandre en Mésopotamie, aurait visé, on s'en doute, bien plus la rage anti-US et anti-Israël de la Résistance en phase d'explosion désormais que la dynamique criminelle de l'axe US/OTAN lequel axe continue à  semer depuis 20 ans au Moyen-Orient guerre, mort, destruction de masse. Sinon le Pape se serait donné aussi la peine de se déplacer au Liban, cible depuis bientôt 3 ans des complots hybrides de l'axe US/OTAN qui a pris un certain 4 août 2021 une forme de délire hallucinant quand Américains et Israël ont pris pour cible de leurs armes orbitales la porte de Beyrouth en en accusant le Hezbollah, d'abord pour en obtenir le désarmement, puis pour occuper militairement le pays qui tendait sous Diab de se rapprocher de la Russie et de la Chine et ce, sur fond d'une consolidation continue de lien avec la Syrie et d'un retour de la souveraineté aérienne libanaise grâce aux missiles sol air du Hezbollah.

A Najaf , l'Ayatollah Sistani a fait écrouler un autre pan, bien latent celui-ci, de cette mission irakienne très délicate du Pape, sur quoi les Américains ont fondé de bien grands espoirs et travaillent depuis 2003 et qui consiste à étendre les tentacules sionistes à travers tout le pays en vue d'en arracher al-Anbar sunnite et d'y planter les palestiniens de la Cisjordanie, de bouffer le pétrolifère Bassora chiite. Certes Israël est bien présent au Kurdistan irakien mais la frappe aux 24 missiles du 15 février de la Résistance visant la super base US  à Erbil qui selon des fuites aurait pulvérisé avec une précision extrême un centre de contrôle et de commande CIA/Mossad, a bien prouvé que l'entité sioniste n'a pas d'avenir en Mésopotamie. Voici le retentissant non de Sistani  :

" Le grand Ayatollah a dénoncé en présence du Pape l'injustice, la pauvreté, la tyrannie, la persécution religieuse et idéologique, avec lesquels sont aux prises divers pays du monde mais aussi ceux du Moyen-Orient, victimes, de guerres, de violence, de sanctions économiques, d'exile. et parmi ces peuples, celui de la Palestine dont le pays est depuis des décennies occupés... "

Il y a trop de "non" dans ces deux phrases pour que les chefs de guerre US et leurs caniches sionistes puissent en tirer quoi que ce soit à l'intention des projets de guerre futurs que le duo Biden-LIyod fait sortir avec une hâte et une distraction inouïe des placards pour éviter l'effondrement de l'Empire américain au Moyen-Orient : " Non aux guerres américains, non au terrorisme américain, non aux sanctions américaines et enfin un méga non à Israël ...". Une fois de retour au Vatican, le souverain Pontife aurait donc toute latitude à raconter à l'ambassadeur US et d'Israël que la Résistance irakienne, telle que fondée par Soleimani compte dans ses rangs plus de sunnites que de chiites et que les chrétiens et les kurdes en sont l'épine dorsale. Le souverain qui a offert son chapelet au commandant en chef de la brigade chrétienne des Hachd devra aussi faire écho à cet autre conseil de Sistani :" Les grandes puissances se doivent de renoncer au langage de la guerre, d'agir par respect des intérêts des peuples et non pas ceux de leurs clans, leurs partis politiques. " 

Pour avoir lancé en 2014 une fatwa et fondé de la sorte une Résistance irakienne qui fait désormais parler ses missiles en représailles aux frappes aériennes des USA contre ses positions, Sistani sait de quoi il parle et s'il a tenu à le réitérer c'est qu'il a voulu jouer le jeu du Pape par magnanimité et solidarité inter-religieuse.

Sinon il est bien conscient comment les Yankees, à l'heure qu'il est s'acharnent  à faire infiltrer Daech via Abou Kamal/Qaëm en Irak et comment leurs opérations, héliportées ou terrestres qui soient ne cessent de se heurter à la toute puissance de la Résistance. On le dit reclus à Najaf et apolitique. Et pourtant son message est tout ce qu'il y a d'anti- impérialiste et d'anti-sioniste au monde : La déception devrait donc le disputer à l'angoisse au QG de McKenzie et Cie : interrogé par la presse ce matin, le porte-parole du Pentagone, John Kirby a affirmé que son pays n'avait encore prise aucune décision pour "riposter" à la frappe d'il y a quatre jours de la Résistance irakienne contre Aïn al-Asad qui abrite, selon des chiffres officiels quelque 2500 soldats.

Evidemment il en a remis une couche en affirmant que le raid n'avait fait qu'un mort, un « contractor » foudroyé par une crise cardiaque. Puis, réinterrogé, et comme pour se débarrasser d'une hantise, il a presque crié : "Aucune décision n'a été prise ni d'une riposte, ni de sa modalité ni de son moment ! On ne veut pas d'un embrasement ni des tensions supplémentaires, bien qu'on ait l'obligation de protéger nos gens". 

Le fait d’équiper les Soukhoï-22 de la Force aérospatiale du CGRI d’un nouveau missile balistique peut être considéré comme un nouveau défi pour les défenses aériennes des ennemis de l’Iran.

Il y a plus d'un qui verrait à travers cette réponse, plus qu’un simple aveu d'impuissance : la Résistance irakienne a vengé le sang de ses siens en établissant « un équilibre de la terreur ». Le journal régional Rai Al-Youm écrit  :

" Les représailles américaines pour le raid de missiles qui a visé «Aïn al-Asad», la plus grande base américaine en Irak, pourrait avoir lieu très probablement après la fin de la visite historique du Pape sur les terres irakiennes. Mais la chose sûre est que cette réponse ne restera plus sans réponse. Le 3 mars, la Résistance irakienne a dévoilé une puissance balistique asymétrique inouïe à travers une roquette de type Fajr, dit Arash 4. C'est un type de missile balistique, presque, puisque doté d’ailes pliables, de dispositif de correction de tir et dans certaines versions, de dispositif optique, thermique et contrôle du feu. L'engin a été tiré depuis une camionnette, enfouis dans un champ situé à 8 kilomètres de la base sans que la DCA "Avenger" fraîchement déployée en Irak puisse l’intercepter. Cette fois il a été tiré d’une camionnette mais il y a des sources qui évoquent des drones irakiens équipés de ces engins. Il y a peu le CGRI testait ces mêmes roquettes tirées à partir des hélicos ou encore des drones et le résultat a été plutôt impressionnant. Car c'est un coup qui améliore de manière significative, les capacités de ces roquettes tirées en vol. Embarqué à bord d’un drone, la roquette libérera un surplus d'énergie cinétique stocké à l'intérieur qui rendra l'ogive plus mortelle. Les missiles « Fajr » dont Arash est un dérivé, vont jusqu’à un calibre de 333 mm et ont des modèles non guidés et guidés. Une riposte américaine à l’attaque irakienne visnat Aïn al-Asad ouvrira un chapitre nouveau dans les déboires subis par les USA au MoyenOrient ».

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