Mar 31, 2021 10:00 UTC
  • USA/Israël:

Depuis le 16 février 2021, date à laquelle la Résistance irakienne a pris pour cible d’une salve de 10 roquettes Arash-4, la base américaine à Aïn al-Asad, ...

Raid qui a percé le bouclier antimissile US composé de Patriot d’une part, et de CRAM de l’autre, et auquel les Yankee venaient tout juste ajouter les vieux Advenger, jusqu’au 17 février où un dernier raid aux sept missiles de croisière Delilah d’Israël a lamentablement échoué dans le ciel de Damas, pour cause de cette DCA intégrée inter Résistance qui s’étend désormais à l’est de la Syrie tout comme au Sud du Liban avec en filigrane ces redoutables dispositifs de guerre électronique Sepehr-110 qui font le malheur des F-16 israéliens puisqu’ils en brouillent carrément le système de contrôle et de commande quand les Krasukha russes coupent, eux, les liens GPS de l’armée de l’air sioniste dans le ciel même d’Israël, une seule question taraude sans cesse l’esprit des stratèges militaires US/Israël : « Ce fameux axe de la Résistance » a-t-il réussi à créer un « système de combat en réseaux »?

Au fait, depuis début mars, les preuves se succèdent : il y a ces nuées de missiles de croisière yéménites Samad-3/Qassef K2-missiles balistiques Zolfagahr/Badr qu’Ansarallah tire par intermittence et presque quotidiennement contre les sites les mieux protégés d’Aramco, truffés de radars AN/MPQ-53, de AN/MSQ-104, de missiles dit sol-air « hit and kill » d’une valeur de trois millions de dollars chacun. Ils ont diablement tendance à croiser ces roquettes 107 mm que la Résistance irakienne fait exploser au passage des méga convois logistiques US, presque sur la totalité des voies d’approvisionnement de l’US Army en Irak à Babel, à Diwaniyah, à Salahedin, à Hilla…

Certes, le front nord et sud israélien semblent être plus calme mais ce ne serait que l’envers du décor, quand on se rappelle de ce tir de missile anti Hermes-450 du Hezbollah à al-Zahrani, qui en dit long sur la présence des sites radars scrutant le ciel de l’entité 24 heures sur 24 ou encore de cette roquette du Jihad islamique tirée contre le meeting électoral de Netanyahu, juste quelques heures avant la tenue du quatrième scrutin législatif et qui lui a fait perdre des milliers de voix, quitte à empêtrer un peu plus Israël dans le pétrin et à tenter le malheureux PM à quémander l’alliance du parti palestinien Ra’am, allié de facto en pleins territoires occupés de « l’alliance Syrie-Hezbollazh-Iran ».

Ces stratèges militaires US/Israël qui se réfèrent de plus en plus dans leurs analyses et commentaires à ce « pacte de défense commune » voté par le Parlement iranien en décembre, lequel prévoit une feuille de route parfaitement guerrière pour « casser » le régime de sanctions US, n’ont peut-être pas tort de s’inquiéter de ces « entrecroisements de coups militaires, balistiques, de drones, de DCA anti US/alliés dans un Moyen-Orient qui échappe de plus en plus à l’Empire.

D’autant plus que ce pacte qui veut que chaque membre de l’axe de la Résistance agisse, en soutien aux autres quand ils sont militairement visés, a un volet « maritime » qui élargit son application à l’ensemble des voies maritimes de la région qui font partie des plus incontournables du monde.

Aussi un porte-conteneurs iranien, en l’occurrence le Shahr-e Kord Iran, chargé d’essence pour la Syrie « sanctionnée », et attaqué le 11 mars à hauteur de Haïfa par un missile de croisière Nimrod israélien parce qu’Israël croit béatement être à même de couper le flux énergétique inter Résistance, est vengé le 17 mars, et pas près du port iranien de Jask comme pour MV Hélios Raye, mais bien en océan Indien, soit à quelque 1 000 kilomètres des côtes iraniennes.

Les stratèges US/Israël qui seraient selon certaines sources pour quelque chose dans cette folle affaire d’échouement dans le canal de Suez de l’Even Given, auraient d’ailleurs bien tenu compte de cette distance, eux qui auraient monté, dit-on, de toute pièce ce coup, rien que pour voir quel sera l’impact commercial d’une bataille maritime d’ampleur contre la Résistance, si d’aventure cette dernière venait à fermer à coup d’un missile l’une des grosses voies et zones maritimes où elle est désormais puissamment présentes, détroit d’Hormuz, détroit de Bab el-Mandeb, mer Rouge, Méditerranée, ou encore océan Indien.

Après tout, ce fut un missile Sejil anti navire d’une portée de 1 800 kilomètres et tiré lors des exercices navals « Grand Prophète 15 » en janvier contre l’USS Nimitz, retranché à l’occasion en océan Indien qui l’a fait fuir définitivement vers les eaux de l’indo pacifique !

L’axe de la Résistance possède-t-il un Network centric warfare ou une bulle opérationnelle aéroterrestre (BOA) comme l’appellent les Américains ? On l’ignore, mais on ne peut plus désormais en écarter la possibilité. Surtout depuis ce 27 mars, date à laquelle la Chine a fini par faire son entrée dans le bloc de la Résistance via ce pacte signé qui « inquiète » Biden. Car ce pacte Chine-Iran ne se réduit guère, comme le prétend la presse atlantiste, à cette maudite somme de 400 millions de dollars que l’Iran « asphyxié » par « l’embargo US » chercherait à se faire injecter pour éviter « le naufrage » ! Cet Iran, le commandant en chef du CGRI l’a dit hier soir, « a ratatiné le régime des sanctions américaines » et à l’heure qu’il est, « n’a plus besoin d’un accord avec l’Occident ».

Ce dont il a besoin pour parfaire ce qu’il a, est le 5G chinois, technologie en réseau et totalement déconnecté de l’Empire tele-communicationnel US. Cette technologie qui relie les systèmes digitaux, qui autorise l'échange massif de données, y compris à caractère sensible, assurera l’usage synchrone des armes supersoniques, genre missile balistique anti navire iranien qui a fait fuir l’USS Nimitz. C’est propre à battle network comme le fait l’axe de la Résistance.

Le 5G a de quoi guider les puissants missiles de haute précision sur des trajectoires variables, de façon à ce qu’ils changent de cap en une fraction de seconde pour échapper aux missiles intercepteurs.

Les engins yéménites ou irakiens explorent régulièrement ce chemin et avec succès. Or pourquoi ne pas les mettre à l’heure 5G ?

Et puis le 5G chinois est un outil idéal pour activer les DCA communes le jour où le front commun anti-Israël anti USA s’ouvrira… Le commandement uni de la Résistance, bien existant, permettra de la sorte aux Résistants - départements et individus - de transmettre aux uns et autres, pratiquement en temps réel, des cartes, photos et autres informations sur l’opération en cour plus rapidement que ce qui en est aujourd’hui pour le grand malheur de l’Empire. 

Et puis on peut bien parier sur les talents de rétro-ingénierie de la Résistance pour qu’elle ait dans un futur proche son propre 5G… L’accord Lion-Dragon se base sur l’échange de la technologie. Ce n’est ni l’OTAN ni le pacte de Varsovie… C’est un pacte gagnant-gagnant. 

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