Apr 15, 2021 09:36 UTC

Le Network Centric Warfare (BOA) est un concept que Wikipedia dit avoir été inventé par les Américains, qui prompts à créer des « coalitions », cherchent la capacité de relier entre elles les différentes armées (terre, marine, air) ainsi que les armées de pays alliés, de récupérer des informations grâce à des drones, satellites et de les diffuser en temps réel aux unités afin de frapper plus « vite » et plus « précisément ».

Mais à regarder de plus près ce qui se passe depuis 48 heures au Moyen-Orient, terre, ciel et mer compris, le BOA parait être sorti droit du camp de la Résistance.

Alors qu’à Fujaïrah, le cœur de l’empire portuaire émirati que Ben Zayed croyait avoir pu, accord Abraham aidant, reconvertir en porte logistique du Mossad, Israël pleure son superbe navire déguisé en parking-flottant, le fameux « Hyperion Ray » et que ses experts s’interrogent toujours sur la nature de « ce foudre » qui s’est abattu sur le navire, en plein midi du 13 avril, sous les yeux grands ouverts des milliers de radars et satellites qui encombrent le ciel de la région, de « terrifiantes » informations se succèdent en provenance d’Irak, pays que l’axe US-Israël estime avoir « dompté » au terme de 16 ans d’occupation.

Les troupes US-OTAN-Israël stationnées à Harir, cette base aérienne ultra fortifiée avec sa double piste de 2000 et 4000 mètres, et située dans la capitale du Kurdistan irakien, viennent de subir leur première attaque au drone simultané de la Résistance. Cette attaque que le clan Barzani s’efforce de minimiser en multipliant des communiqués truffés de phrases comme « il n’y a eu qu’un seul drone bourré du TNT », « Pas de morts, pas de blessés », « l’enquête immédiatement ouverte aboutira… les responsables en seront punis »…, Saberin News, chaîne proche de la Résistance, elle, décrit, image à l’appui, comme étant « la plus grande opération de drones jamais effectuée contre les forces ennemis en Irak », pays que les Américains ont privé de son armée de l’air souveraine. Au demeurant, les vastes flammes qui s’étirent du cœur de la base jusqu’au ciel d’Erbil ne permettent à aucun observateur digne de ce nom adhérer à la thèse officielle comme quoi « un seul drone » ou «  une seule roquette a réussi à viser l’une des deux bandes d’atterrissage ». Ce qui se voit sur les vidéos, ce sont des positions des Gi’s en feu tout comme celles des militaires hollandais de l’OTAN qui ont désormais la mission de servir de bouclier humain aux terroristes américains.

Or cette première nuée de drones qui pourrait avoir été composée de Mohajer 6 (M-6) a provoqué la suspension des vols, la fermeture des axes donnant au consultat US à Erbil ainsi qu’une panique sans précèdent dans les rangs du contingent terrestre US qui a saigné, grave, bien que le Pentagone se taise, préférant comme toujours parler des « contractors mort des suites d’une crise cardiaque », cette version bidon des « commotions cérébrales » de Trump.

Curieuse coïncidence, cette deuxième attaque de la Résistance irakienne contre Harir en l’espace à peine de deux mois, la première ayant eu lieu le 3 février et ayant impliqué une salve de « 24 roquettes Arash-4 », a aussi touché le Sutlan, de son vrai nom Recep Tayyib Erdogan qui, au gré de ses liens de trafiquant de pétrole syrien, a depuis longtemps une complicité plus que poussée avec le clan Barzani et qui croit pouvoir de la sorte annexer le Nord de l’Irak comme il croit pouvoir le faire avec le Nord de la Syrie.

Bien plus costaud que le drone turc Bayraktar, mi canadien, mi australien, cette nuée de drone de Mohajer-6 a aussi provoqué la mort d’un soldat turc, à la base turque Bachiqua, si on en croit les médias du Sultan qui racontent du matin au soir combattre « les terroristes du PKK » mais qui en vérité ne cherchent qu’à baliser l’invasion de la localité stratégique de Sinjar, façon de couper la connexion naturelle entre le nord irakien et le nord syrien, et ce en totale synérgie avec Israël qui lui, a tout fait depuis cinq ans pour que la province irakienne d’al-Anbar soit coupée de Deir ez-Zor, pour que la Résistance irakienne et syrienne ne fasse pas une, … A en juger le résultat, la première opération au drone de la Résistance irakienne a été donc d’une complexité inouïe, couvrant la zone très vaste, entre la base aérienne US à Erbil et celle de l’armée turque à Mossoul, soit quelques 80 kilomètres de distance, en pleine montagne.

Chapeau à Mohajer-6, ce drone qui d’une portée de 2 000 km, a mérité son catalogue qui lui attribue la capacité de mener des opérations de reconnaissance, d’inspection et de combat, sur un vaste rayon d’opérations et pour une longue durée. L’appareil qui dispose des bombes intelligentes et de haute précision, équipées de capteurs optiques et thermiques, peut transporter jusqu’à deux bombes Qaém sous ses ailes. Doté d’un système optique sophistiqué, le M-6 peut également voler, de jour comme de nuit et même dans de mauvaises conditions climatiques. Il a aussi la capacité de décoller et d’atterrir sur des pistes d’atterrissage étroites. Et bien tout ceci, Mohajer-6 l’a prouvé plus le fait qu’il peut agir de façon synchrone.  

Mais alors même que M-6 frappait et que les « boys » ramassaient les restes de leurs copains sous les débris de Harir, et ce sur fond de cinq attaques à la bombe au passage de cinq convois logistiques de l’US Army transitant la totalité des voies de communication en Irak, la Résistance yéménite, elle préparait des attaques identiques au drone et au missile contre le port pétrolier du sud saoudien, Jizan. M-6 n’y était pas mais Samad-3 et Qassef K2, si. Aramco n’en est pas sorti indemne, toujours à en juger les images qui prouvent un énième coup réussi d’Ansarallah, alias puissance balistique émergente en mer Rouge. Entre l’opération à Erbil et celle de Jizan, il n’y a eu que quatre heures de décalage d’horaire, signe que le pacte de défense commune inter-Résistance voté au Parlement iranien fin 2020, marche à merveille et que le Network centric warfare « américain », c’est la Résistance qui l’a re-crée et réussit à appliquer et non pas ces coalitions militaires de pacotille que l’Empire agonisant prétend animer et qui telle une méga bande de malfrats se défont au premier vent. A Fujaïrah d’ailleurs, le bras naval franco-belge de l’US Navy a connu son premier revers, la frégate Leopold 1er belge avec tout son arsenal ayant été incapable d’interpréter les « drones iraniens ».

N’est-ce pas que le coup US-Israël du 11 avril contre Natanz ne valait pas son pesant d’or ? Des centaines de radars et des milliers de missiles sol-air discrédités, autant de F-16, F-15, F-18, B1et B52… voire F-35 et F-22 ne valant plus rien dans le ciel d’un Moyen-Orient silloné à droite et à gauche par des drones, des missiles de croisière et des missiles balistiques de la Résistance. C’est la « BOA » à l’état pur, capable de faire de Fujaïrah, d’Erbil, de Mossoul et de Jizan une cage aérienne anti-US, anti-Israël et dire que ceci n’est qu’un début …

 

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