Apr 15, 2021 17:12 UTC
  • Irak : Mossad frappé, nouvelle révélation

Incapable de répondre militairement aux groupes de Résistance irakiens, les États-Unis commettent un attentat au cœur de la capitale, Bagdad.

Les attaques simultanées d’hier soir contre les bases militaires américaines et turques à Erbil et Ninive ont montré une fois de plus que la Résistance populaire irakienne ne se contenterait pas de l’expulsion complète des occupants étrangers de son territoire.

Alors que des roquettes d’artillerie de 107 et 122 mm, telles que les Mini Katioucha et Grad, sont fréquemment utilisées lors des attaques contre des bases militaires étrangères, le groupe de résistance « Saraya Olia al-Dam » a eu recours à une nouvelle méthode d’attaque. Divers responsables de la région du Kurdistan irakien ont déclaré que l’attaque contre l’aéroport d’Erbil n’avait pas été menée avec des roquettes, mais avec des drones.

Un responsable de la région du Kurdistan a souligné dans un communiqué que selon les résultats de l’enquête menée sur l’explosion à l’aéroport d’Erbil, l’explosion avait été causée par un drone transportant du TNT qui visait le Centre des forces de la coalition internationale dans l’aéroport.

Les bases militaires et d’espionnage les plus importantes du nord de l’Irak

Depuis plus de deux décennies, l’armée américaine a une présence militaire dans le nord de l’Irak. Pourtant depuis 2019 suite aux attaques intensifiées des groupes de Résistance irakiens contre ses bases dans le centre et l’ouest de l’Irak, entre autres le Camp Taji et les bases militaires de Balad et d’Ain al-Asad, elle a déplacé son personnel et son équipement vers un lieu encore plus inaccessible, dans la province d’Erbil dans le nord de l’Irak et dans les zones contrôlées de la région du Kurdistan.

Bien que les Américains soient actifs dans la plupart des régions, l’essentiel de leurs forces est stationné dans la section militaire de l’aéroport d’Erbil et dans la base aérienne d’al-Harir.

Pour la première fois, l’aéroport d’Erbil a été la cible d’une attaque à la roquette, le 30 septembre 2020, ce qui n’a causé aucun dommage.

Pour la deuxième fois, le 15 février 2021, plusieurs roquettes de 122 mm ont été tirées sur le camp de l’armée américaine à l’aéroport, tuant un entrepreneur militaire américain et blessant cinq autres personnes. Réagissant à cette frappe, les forces aériennes américaines ont mené une attaque contre le siège du Kataeb Hezbollah dans l’est de l’Irak.

En plus de l’armée américaine, certains officiers de l’agence d’espionnage du Mossad sont présents à l’aéroport d’Erbil et à la base d’al-Harir et mènent des activités d’espionnage dans la région sous les auspices et le soutien des troupes américaines.

Un autre endroit qui a servi de couverture aux activités d’espionnage du régime sioniste pendant de nombreuses années est le bâtiment de la MANUI (la mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak), situé dans la ville d’Erbil.

Selon des informations crédibles, Israël possède au moins deux autres bases d’espionnage à Salah ad-Din et dans la ville irakienne de Sulaymaniyah. Il semble que l’opération menée il y a quelques jours contre la base d’espionnage du Mossad qui a tué et blessé plusieurs officiers Israéliens avait été effectuée près des bases susmentionnées.

L’attaque contre Erbil mais aussi contre le Mossad constitue un choc si grand que les Américains sont tout de suite passés à l’acte en activant leurs cellules terroristes à Bagdad ; ce jeudi après midi, des sources irakiennes ont fait part d’une explosion dans l’est de Bagdad. L’explosion a eu lieu dans la cité d’al-Sadr, dans le district d’al-Habibiyah.

Le site d’information Al-Sumaria a rapporté que plus de dix personnes avaient été blessées. « L’explosion a eu lieu dans le district d’al-Habibiyah à l’est de Bagdad. 12 personnes ont été blessées et trois véhicules ont pris feu », a-t-il rapporté. 

Une source a déclaré au site que selon une enquête préliminaire, une bombe avait été placée dans un véhicule civil. Le site d’information al-Ahed citant la police de Bagdad a confirmé l’attentat à la voiture piégée.

Reuters, citant la police de Bagdad, a annoncé à cet égard qu’une voiture piégée avait explosé dans la cité d’al-Sadr, tuant au moins quatre personnes et en blessant 17 autres.

Cependant, le Centre d’information sécuritaire irakien a déclaré dans un communiqué qu’un civil avait été tué et 12 autres blessés lors de l’explosion.

 

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