Apr 19, 2021 09:14 UTC
  • Mer Rouge: l'électrochoc signé Iran!

C’est le monde qui s’écroule tout autour de l’entité sioniste :

un Iran qui se sert royalement du sabotage de Natanz pour passer en à peine une demi-journée à l’uranium enrichi à 60 % , quitte à faire acculer les USA dans leurs derniers retranchements et à en faire endosser la responsabilité à Tel-Aviv à qui ils intiment désormais l’ordre « de se taire»,  un axe abrahamiste Riyad-Abou Dhabi qui se joue d’Israël en le poussant, selon la presse sioniste, à saboter Saviz pour pouvoir mieux négocier à Bagdad et à l’insu de Tel-Aviv une « capitulation à tête haute face à Ansarallah » avec les Iraniens, un Kurdistan irakien dans le temps le havre de paix pour le Mossad, devenu soudain un enfer où roquettes le disputent aux drones pour tuer le plus grand nombre d’Israéliens, traqués partout par un œil invisible.

Mais tous ces déboires qui ont fait de l’entité sioniste un paria en son propre camp n’est rien en termes d’impact dévastateur sur Israël, comparé, à ce lent mais sûr déplacement de l’épicentre de « la Grande Guerre Israël/Résistance » du golfe Persique vers la mer Rouge : en 2019, Tel-Aviv riait encore bien dans sa barbe en voyant les eaux du golfe Persique sillonnées à tort et à travers par l’USS Nimitz, L’USS Eisenhower, l’USS Boxer, …lesquelles menaçaient de frapper les côtes iraniennes ou d’envoyer leurs escadrons de F-18, de F-22 frapper le sol de l’Iran.

A l’époque toujours, le moindre hoquet de B-52 et de B-1 à Diego Garcia, faisait la une des médias sionistes qui y voyaient en perspective des tonnes de bombes anti-bunker s’écraser sur l’Iran, sur sa Fordo, sa Natanz, sa Bouchehr entre autres. Il a fallu deux ans à l’Iran, un Global Hawk abattu, des porte-avions à mainte reprise rapprochés, depuis le ciel par des drones iraniens ou encore en mer via des vedettes rapides du CGRI,…Puis en 2020 une royale frappe au missile balistique contre Aïn al-Asad qui a changé l’histoire suivie  des centaines de manœuvres terrestres navales aériennes où l’Iran dévoilait coup sur coup tactique et outil de guerre innovants, sur le dos des milliers de soldats US retranchés dans leurs bases golfiennes et tremblotant après chaque tir de missile pour que McKenzie se rende en janvier 2021 à l’évidence et avouer ceci : le golfe Persique n’est plus un lieu sûr, il faut aux Etats-Unis une arrière base pour un déplacement de troupes rapides en cas de guerre avec l’Iran !  Allons-nous nous replier sur la côte ouest saoudienne. »

Or l’attaque du 7 avril d’Israël contre Saviz, une première visant un navire militaire, aura été l’ultime faux pas qui a fini par exporter droit la guerre navale aux portes de l’entité et l’éloignant des côtes iraniennes. Car que faut-il comprendre de cette histoire du dialogue officieux Riyad/Abou Dhabi/Téhéran si ce n’est que les amis "abrahamistes" de Tel-Aviv ont été amenés de force à changer le terrain de jeu puisque le golfe Persique est vital à tous et que le moindre blocage du détroit d’Hormuz  s’avérerait fatal rien qu’à voir ce qui en a été du canal de Suez pendant sa petite fermeture de 6 jours.

Pour le reste et c’est là encore une erreur colossale de Tel-Aviv, qui l’aura permis, ce changement de tendance aura permis à l’Iran d’avoir un pignon permanent sur rue en mer Rouge. Au fait le coup de "Saviz" aura été en mer ce qu’a été au sol la campagne de guerre dans la guerre israélienne contre la Syrie : des milliers de frappes aériennes dont se vante encore le trio Netanyahu-Gantz-Kouchavi n’ont fait du sud syrien qu’une base permanente de la Résistance tout comme l’attaque anti-Saviz qui est sur le point de transformer la mer Rouge en un champ de bataille naval anti-Israël.

Samedi 18 avril et à l’occasion de la journée nationale de l’armée iranienne, celle-ci a fait défiler tout une pléthore d’armements propres aux opérations navales qui combinés au déploiement récent en mer Rouge du destroyer Sahand et du porte-hélicoptères Macran en mer Rouge devraient donner de la sueur froide aux Sionistes. Cette sueur froide, le régime israélien l’avait bien ressenti, quand "Hyperion Ray" a subi en plein fouet, alors qu’il traversait la mer Rouge en direction de Fujaïrah des missiles Qaem tirés à partir d’un type de drone visiblement présent au cours du défilé du 18 avril. On y a vu en effet les fameux "Ababil" et "Mohajer-6" mais aussi Kaman-22 récemment dévoilé et pas encore mis à l’épreuve des faits. Le navire logistique Hyperion a-t-il servi de terrain d’essai à Kaman-22? Possible.

Après tout Reaper-Prédateur iranien a tout pour bien surprendre l’ennemi qui selon les toutes dernières fuites autour de l’attaque du 11 avril visant Hyperion se demande comment les services du renseignement iraniens ont imposé une surveillance étroite du navire israélien naviguant dans le détroit d’Hormuz depuis la mer Rouge et surtout comment la marine du CGRI a été si rapide pour riposter car entre le coup anti-Saviz le 7 avril et sa riposte, il ne s’est passé que 4 jours.

Le Kaman-22 qui a défilé hier en Iran, est doté de différents systèmes électro-optiques dont des caméras,  de vision nocturne, et  thermiques, et des télémètres laser. Il est en outre capable de guerre électronique et pet porter jusqu’à 300 kilogrammes d’équipements et de systèmes réservés à la guerre électronique avec ses poids fixés sous les ailes et son fuselage qui lui permet de devenir une parfaite station aéroportée de la guerre électronique, voire une station d’écoutes et d’espionnage. 

Et puis puisqu’il est polyvalent, il peut se transformer en un redoutable appareil de frappe, à l’aide des bombes et des missile intelligents comme Qaem, avec un large éventail de performances allant de 4 000 à 10 000 pieds et la possibilité d’emporter différents types d’ogives. Est-ce Qaem qui a pulvérisé le dessus de la ligne de flottaison de « Hyperion Ray » de façon à ce qu’il s’efface pour de bon du circuit ? Une chose est sûre, la parade militaire d’hier n’a exposé qu’une petite partie des capacités de drones iraniens. Quant aux potentiels d’attaques sous-marines, outre des mines, on a eu le droit à voir des torpilles redoutables : la torpille à oxygène ou encore Mark 46 dont sont dotés des sous-marines de classe Taregh ou encore des torpilles automatiques Val Fajr qui équipent les célèbres sous marins furtifs iraniens Ghadir et Fateh. La mer Rouge échappe décidément à Israël et Cie.

 

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