Apr 19, 2021 07:11 UTC
  • Où vont les pétrodollars de MBS ?

La dette d'un milliard de dollars, l'impact dévastateur du coronavirus sur l'économie, les coûts des projets "Vision 2030" de Mohammed ben Salmane, la guerre au Yémen et le soutien financier au terrorisme sont la source de la crise économique saoudienne.

Depuis 2014, le jeune héritier du trône saoudien mène la guerre au Yémen, soutient des groupes terroristes dans la région tels que Daech, Tahrir al-Cham en Irak et en Syrie, ainsi que la guerre libyenne et attise le différend pétrolier avec la Russie et l'Iran. Et pour cela, l’Arabie Saoudite se confronte à une crise financière et économique si grave qu'elle a même été contrainte d’avoir recours à des emprunts auprès des banques mondiales pour gérer les affaires. Riyad a ces dernières années dépensé environ 200 milliards de dollars aux guerres en Syrie, en Irak, en Libye et dans d'autres pays de la région en sponsorisant les groupes terroristes. Si nous ajoutons 300 milliards de dollars au coût de la guerre de six ans au Yémen, nous verrons que Riyad a alloué près de 500 milliards de dollars de ses revenus pétroliers au massacre des musulmans de la région ainsi qu’aux projets contre eux.

Pourquoi l’Arabie Saoudite vit-elle une crise économique ?

À la mi-avril de cette année, le site Web de Middle East Monitor a rapporté que le rebondissement du chômage, la hausse des taux de pauvreté, un déficit budgétaire, une forte baisse des revenus généraux et des réserves de change, une récession du marché, le départ des mains d’œuvre étrangers, une baisse de la rentabilité des banques et des grandes entreprises et le paiement tardif des salaires sont des indices qui indiquent le marasme économique en Arabie Saoudite.

Lire : Brookings: l'Arabie saoudite sombrera

Middle East Monitor souligne dans sa note : « Certains des problèmes auxquels les citoyens saoudiens seront confrontés incluent la hausse du coût de la vie, y compris la hausse des prix des produits de base et du carburant, bien que le pays soit connu comme le plus grand producteur mondial de combustibles fossiles. Sans oublier le prix de l'eau, de l'électricité, des transports publics et des factures de téléphone et de téléphonie mobile qui ont considérablement augmenté et cela met sous pression les citoyens à mesure que le taux de l'impôt sur le revenu, en particulier la TVA, augmentera.

Le plan Vision 2030 de Mohammed ben Salmane, d’une valeur de centaines de milliards de dollars, est un autre facteur d'épuisement des revenus pétroliers dans le Trésor des Saoud. Bien entendu, la vision 2030 est confrontée à des difficultés économiques, de sorte que le «Fonds d'investissement public» n'a pas pu aider à la réalisation des objectifs dudit plan. Le fonds était censé avoir entre 600 et 700 milliards de dollars d'actifs cette année, atteignant plus de 2000 milliards de dollars d'ici 2030, mais bon nombre de ses investissements ont échoué et l'actif actuel du fonds ne s’établit qu’entre 300 et 400 milliards de dollars.

Dans un rapport effectué sur la perspective de l'économie de la région, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu les pires performances de la production intérieure saoudienne depuis les années 1980, le déficit budgétaire du pays redoublant à 11,4% l'année dernière. Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a récemment annoncé que l'Arabie saoudite avait utilisé plus de 1 trillion de rials (environ 266 milliards de dollars) dans le Trésor du pays pendant quatre dernières années et cela a mis Riyad dans une impasse difficile financièrement parlant.

Riyad a ces dernières années dépensé environ 200 milliards de dollars aux guerres en Syrie, en Irak, en Libye et dans d'autres pays de la région en sponsorisant les groupes terroristes. Si nous ajoutons 300 milliards de dollars au coût de la guerre de six ans au Yémen, nous verrons que Riyad a alloué près de 500 milliards de dollars de ses revenus pétroliers au massacre des musulmans de la région ainsi qu’aux projets contre eux.

 

Pourquoi l’Arabie Saoudite vit-elle une crise économique ?

À la mi-avril de cette année, le site Web du Middle East Monitor a rapporté que le rebondissement du chômage, la hausse des taux de pauvreté, un déficit budgétaire, une forte baisse des revenus généraux et des réserves de change, une récession du marché, le départ des mains d’œuvre étrangers, une baisse de la rentabilité des banques et des grandes entreprises et le paiement tardif des salaires sont des indices qui indiquent le marasme économique en Arabie Saoudite.

Middle East Monitor souligne dans sa note : « Certains des problèmes auxquels les citoyens saoudiens seront confrontés incluent la hausse du coût de la vie, y compris la hausse des prix des produits de base et du carburant, bien que le pays soit connu comme le plus grand producteur mondial de combustibles fossiles. Sans oublier le prix de l'eau, de l'électricité, des transports publics et des factures de téléphone et de téléphonie mobile qui ont considérablement augmenté et cela met sous pression les citoyens à mesure que le taux de l'impôt sur le revenu, en particulier la TVA, augmentera.

Le plan Vision 2030 de Mohammed ben Salmane, d’une valeur de centaines de milliards de dollars, est un autre facteur d'épuisement des revenus pétroliers dans le Trésor des Saoud. Bien entendu, la vision 2030 est confrontée à des difficultés économiques, de sorte que le «Fonds d'investissement public» n'a pas pu aider à la réalisation des objectifs dudit plan. Le fonds était censé avoir entre 600 et 700 milliards de dollars d'actifs cette année, atteignant plus de 2000 milliards de dollars d'ici 2030, mais bon nombre de ses investissements ont échoué et l'actif actuel du fonds ne s’établit qu’entre 300 et 400 milliards de dollars.

Dans un rapport effectué sur la perspective de l'économie de la région, le Fonds monétaire international (FMI) a prévu les pires performances de la production intérieure saoudienne depuis les années 1980, le déficit budgétaire du pays redoublant à 11,4% l'année dernière. Le ministre saoudien des Finances, Mohammed al-Jadaan, a récemment annoncé que l'Arabie saoudite avait utilisé plus de 1 trillion de rials (environ 266 milliards de dollars) dans le Trésor du pays pendant quatre dernières années et cela a mis Riyad dans une impasse difficile financièrement parlant.

 

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