Apr 22, 2021 12:34 UTC

La frappe semi-nucléaire du 4 août 2020 lancée contre le port de Beyrouth qui devait conduire à l'occupation militaire du Liban avec en toile de fond le désarmement du Hezbollah et qui ne pourrait avoir été que l'œuvre US/Israël vient-t-il d'être vengé à Gush Dan?

Vu les images des flammes géantes qui s'élevaient vers le ciel  après la méga déflagration du 21 avril, aucune hypothèse n'est à écarter surtout que le coup de Gush Dan que les Sionistes ont tentés sans grand succès de décrire comme étant un " teste raté" de l'usine à missile anti missile Tomer,  vient de se greffer sur cette autre attaque anti Israël, autant sinon plus spectaculaire contre Dimona, laquelle attaque a marqué le début d'une ère nouvelle, celle d'une Syrie ayant des missiles balistiques de haute précision qui frappent et qui frappent merveilleusement.

Le coup de 4 aôut, on le dit avoir été planifié par l'axe USM Israël qui ont usé des "bombes à neutron" et des F-16 les ayant largué. L'enquête sur cette attaque continue à piétiner, 9 mois plus tard pour cause de l'implication des parties occidentales dont le FBI. Mais comment Tomar a explosé?

car aussi terrifiant que ce soit comme le reconnaît Lieberman qui tweetait ce matin ceci " un missile avec une ogive de 200 kilo et qui frôle le réacteur de Dimona, en perçant toutes les couches de la DCA israélienne, il n'y a aucun gloire à en tirer. La Situation aurait pu être toute autre à l'heure qu'il est, comme le dit Lieberman, le missile tactique syrien a été visible. Mais Tomar, quel agent l'a-t-il fait exploser?  

Southfront écrit : " Cette puissante explosion qui a tonné sur la plus grande usine de missiles d'Israël, dont les impacts ont pu être observées à une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, ne pourrait avoir été causé par un  test prévu d'armes israéliennes, car l'armée israélienne n'a pas d'armes, à l'exception des armes nucléaires, qui soient capables de provoquer une telle explosion. Évidemment tous les doigts sont pointés vers l'Iran qui a juré de venger son site d'enrichissement de Natanz, saboté à deux reprises par Israël. S'il est vrai aucune preuve ne plaide en faveur de cette hypothèse, il n'en reste pas moins que Tomer a tous les critères pour faire une cible favorite de l'Iran.  

En effet, Tomer Company est affiliée au ministère de la Guerre d’Israël, dont le domaine d'activité est les technologies de pointe avec un accent mis sur la propulsion de missiles, la propulsion de combustibles solides, certains des équipements les plus importants nécessaires d’Israël, y compris la propulsion de missiles du système de Défense aérien « Arrow » et la fusée « Shavit » qui lance la plupart des satellites dont la satellite-espion Ofeq. 

La fusée Shavit  a lancé la dernière fois en juillet 2020 le satellite d'espionnage Ofeq 16, dont l'une de ses principales missions est de surveiller  et d'espionner les pays comme l’Iran et la Syrie. Cependant, le satellite a également erré dans l'espace après avoir été lancé pendant longtemps et Israël a fini par en prendre à peine le contrôle. Ce genre de faille pourrait avoir été mis à profit pour l'Iran alors même qu'Israël et les USA se concentrent avec obsession sur le nucléaire iranien et passent à côté des capacités satellitaires militaires du CGRI qui pas plus tard qu'en juillet 2020 a lancé son premier satellite militaire. 

En général, Tomer peut être considéré comme le cœur de l'industrie de défense d’Israël, qui produit de nombreuses technologies avancées de la machine de guerre israélienne. Une erreur de test est-elle possible à Tomer? Les responsables et les médias israéliens annoncent que l'explosion est survenue par une erreur dans le test de l'un des missiles d'un satellite, mais les images et vidéos publiées prouvent que l’intensité de l'explosion est bien plus importante que celle de l'explosion d'un moteur satellite.

En effet, lors des essais de propulsion spatiale, et en raison de la sensibilité des équipements et de l'existence de normes spatiales, un niveau élevé de sécurité est généralement envisagé à l'effet de contenir la propagation d’un accident ou un incident éventuel, et ce, à l'aide d'un équipement spécial de lutte contre l'incendie. Or ceci n'a pas été le cas de la récente explosion à l'usine de Tomer, où tout ce qui est visible ce sont le grand volume d'explosions, de fumées et de flammes. Est-ce ainsi qu'Israël entretien le cœur battant de son industrie de la ""Défense""? 

Un autre point à noter : les systèmes de fusée de Tomer sont testés en dehors du complexe de l'usine. Des tests sur le satellite Shavit sont effectués sur la base aérienne de Palmachim, ou des tests du système de défense Arrow, qui se font en Alaska, à des milliers de kilomètres d'Israël, ce dernier n'étant à vrai dire qu'une partie du complexe militaro-industriel des USA. 

Tout ceci nous mène au résultat suivant : La possibilité d'une explosion délibérée dans cette usine n’est pas exclue pour cause de grande sensibilité de ces installations. Mais qui en est l'auteur?  le mécontentement  inter israélien pourrait répondre aux critères acquis. 

 L'incapacité de Netanyahu à former un gouvernement de coalition au bout de quatre élections, alors même que l'entité plonge dans des crises à répétition, pourrait bien avoir conduit une frange de généraux israéliens à  tenter une sortie de l'impasse en provoquant une méga explosion au cœur de l'industrie de défense, obtenir l'écart de Netanyahu et organiser le 5ème scrutin. Un exemple clair de l'implication éventuelle des "éléments insatisfaits" dans de tels incidents est l’incendie massif déclaré en été 2020 sur le porte-hélicoptères de la marine américaine « USS Bonhomme Richard » à la base navale de San Diego, incident qui a traduit plusieurs officiers de la marine américaine en justice, accusés d'avoir été impliqués dans l'incendie délibéré à bord de ce porte-hélicoptères.

Après tout ni Gantz, ni Kouchavi n'ont jamais caché leurs divergence de vue avec Netanyahu et puisqu'il est prêt à déclencher une guerre perdu d'avance avec l'Iran pour se sauver la tête, un coup d'Etat à l'explosif est une bonne solution. Sauf que l'ampleur de l'explosion a été si large et le bilan des pertes non médiatisé si important que l'observateur averti tend à penser à des armes peu fréquentes qui tendent de plus en plus à régir les guerre: bombes à neutron, arme orbitale....bref toutes ces hypothèses mille fois évoquées après la double explosion du 4 août à Beyrouth. 

 

 

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