Apr 24, 2021 08:44 UTC
  • Israël : le

Le solitaire missile Fateh-110 syrien que l’armée israélienne et Cie tentent depuis trois jours et d’ailleurs sans grand succès, de déguiser en un SA-200 « errant » et en quoi McKenzie, chef du CentCom prétend ne voir aucun

« signe d’une guerre imminente Israël/Syrie », bien que tout indique le contraire au point que ce même McKenzie ait fini par appeler à un déploiement des porte-avions US sous prétexte d’avoir à assurer le vrai faux retrait des GI’s d’Afghanistan, a eu ce 21 avril à 2h20 heure israélienne un trajet particulièrement complexe que DEBKAfile, site du renseignement de l’armée sioniste, visiblement débordé par les incidents à répétition de ces derniers jours sur le sol d’un Israël, qui prend l’eau de toute part, décrit comme suit : « Le missile intrus a du traverser le sud de la Syrie et puis le ciel de la Jordanie avant d'entrer dans l'espace aérien israélien et pénétrer le nord de Jérusalem Qods occupé pour se diriger droit vers le sud d’Israël à savoir Kyriat Néguev où se trouve Dimona. »

Or le Fateh-110, dont une version plus avancée Fateh-313 a fait le malheur des Américains un certain 8 janvier 2020 à Aïn al-Assad, est le 1er missile balistique à combustible solide iranien à disposer d’une ogive détachable qui le soir de « l’incident de Dimona » ne pesait que 200 kg comme l’a reconnu, l'ex-ministre de Guerre sioniste, Lieberman, contre 500 kg, sa charge potentielle. Avec sa portée de 300 km, le Fateh-110, tiré depuis l'intérieur du territoire syrien, soit à 200 km du réacteur israélien de Dimona, aurait pu aller plus loin et frapper en plein cœur le réacteur. Après tout le Zolfaqar ou Badr P2 yéménite, l’ont déjà fait sur des distances largement plus importantes, allant de 1200 à 1400 km, quand, lancé depuis Sanaa, ils ont atteint avec une terrifiante précision un réservoir d’essence parmi cent autres sur un site d’Aramco ou un dispositif d’extinction de feu dans une centrale électrique saoudienne quelconque. L’abattage de Dimona aurait d’ailleurs été d’autant plus facile que le site nucléaire militaire que l’entité rénove depuis 2019, est placé sous protection de Patriot, tout comme Aramco à Ras Tanura, à Djeddah, ou à Yanbu… ou ces bases aériennes saoudo-américano-britannique à Riyad et au sud yéménite. Or le Patriot, cela fait deux ans que ses failles multiples, la Résistance les a découvertes et qu’elle exploite à merveille afin d’ajuster ses coups, chaque fois avec une furtivité et une précision plus poussée.

Dimona aurait pu à l’heure qu’il est s’être mis à fuiter des radioactives au Néguev, à Qods et au-delà à Tel-Aviv surtout que le missile tactique sol-sol Fateh-110, n’a une marge d’erreur que de 10 mètres. Alors pourquoi ne pas avoir frappé Dimona en plein cœur un peu comme ces salles d’enrichissement RI1 de Nataz, ?

Parce que telle n’a pas été sa mission : Le Fateh-110 syrien, l’un des dizaines voire des  centaines de missiles que l’Iran a acheminé en Syrie à l’aide d’une Russie dont le S-300 et le S400 protègent à la fois les vols militaires iraniens désormais les unités balistiques syriennes avait pour charge d’abord de basculer la règle d’engagement dans le ciel du Levant et ce, en faveur d’une Résistance. Ainsi le soir 21 avril, la Syrie a frappé en premier. Totalement groggy, ce coup-éclair royalement furtif, l’Armée de l’air israélienne a mis au moins 2 heures pour en identifier l’origine : était-ce Gaza, le sud Liban, le Yémen, l’Irak, l’Iran … la Syrie ? Or pour un Israël qui traite depuis 2013, le ciel syrien comme son pré-carré, que le Fateh-110 ait été tiré depuis le territoire syrien, signifie la « mort ». Et comment ? Car, n’en déplaise à McKenzie, rien ne dit que le Fateh-110 « syrien » à guidage inertielle et optique et partant, capable à l’accélération et à la rotation, de façon à déterminer le mouvement absolu d’un véhicule (avion, missile, sous-marin…), ne se mette pas à viser d’autres cibles terrestres israéliennes comme des QG, des centres de campement, des sites de DCA, des entrepôts d’armes, des sites radars voire des cibles maritimes fixes (Léviathan?), soit cette liste de cibles écrite sur son catalogue.

D'où sans doute cette cacophonie israélienne à expliquer les détails de l’incident de Dimona et surtout cette ridicule version d’un SA-200 errant, quitte à clouer la Syrie dans une éternelle posture « défensive ». Mais la mayonnaise ne prendra pas cette fois, Israël ayant perdu là, la seule « carte gagnante », qu’il croyait possédait encore, la supposée supériorité aérienne. Toujours est-il que le 21 avril, les F-16 israéliens ont lancé, en riposte au tir de Fateh-110, la première opération de représailles aérienne de leur histoire, et ce, depuis le Golan occupé, opération qui s’est heurtée comme ces quatre dernières fois, à la toute puissante réaction des batteries de missiles antimissiles Buk ME2 syriennes. Mais ce changement radical de paradigme, l’axe US-Israël n’en est qu’à en apercevoir vaguement un début.

Comme le dit DEBKA, le Fateh-110 syrien aurait traversé le ciel du nord de Qods et on a toute les raisons du monde de croire que les Palestiniens de la première Qibla des Musulmans, en ont entendu le sifflet, eux qui depuis 48 heures ne quittent plus la rue, et qui se battent main vide contre l’armée sioniste. Vendredi, 200 d’entre eux ont été blessés par des unités commandos ultra armées israéliennes qui n’en pouvant plus, fuient à bord de leurs blindés la ville de Qods.

Et puisqu’Israël est pleinement embourbée dans la série d’« incident », un autre s’est produit dans la nuit de 23 à 24 avril, impliquant une salve de 30 missiles ayant été tirée contre les colonies du Sud qui vivent maintenant depuis quatre jours au rythme des sirènes d’alarmes intarissables.

De nouveaux Fateh-110 ? Pas encore mais ce sont des roquettes intelligentes de Gaza, revendiquées par les Brigades de « Martyr Abou Ali », branche militaire du FPLP qui soutiennent là le soulèvement de Qods. Cette frappe balistique qui succède de peu le tir de Fateh-110 syrien est de loin la dernière chose dont l'entité a besoin, si on en croit la chaîne Kan qui affirme que l’armée israélienne n’ose plus envoyer ses avions bombarder Gaza par crainte d’une réaction d’envergure.

Dans son communiqué, les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche militaire du Hamas adresse en ces termes aux Palestiniens de Qods  : « Sachez que derrière vous se tient une Résistance solide et prête à en découdre. Ne mettez pas à l’épreuve notre patience. Nous avons offert beaucoup de martyrs pour défendre Qods et nous saperons toutes les équations pour la défendre. L'étincelle que vous allumez aujourd'hui sera la mèche d'une grande explosion à venir. »   

Et décidément cette méga explosion n'est pas trop loin et ce fut cela la grande mission du Fateh-110 quand il a frappé à quelque kilomètres de distance le site du réacteur de Dimona.  Une mission précédée par l'impressionnant nuage en champignon au-dessus de Tomar, usine de fabrication des moteurs de satellite-espions et d'Arrow 4 israéliens et suivie par la fuite d’ammoniac le vendredi 23 à Haïfa... Une toute dernière information en provenance des territoires occupés affirment que sur les 36 "roquettes" tirés contre les colonies du sud, presque rien n'a été intercépté. S'agissant du fron intérieur, parfois, une simple "roquette "est aussi efficace qu'un nmissile Fateh-110 de 8.9 mètres de long et d'un poids de 3-500, un Fateh-110 qui menace Dimona sans qu'Israël ni les USA osent le reconnaitre ...

 

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