Apr 27, 2021 05:54 UTC
  • Syrie/Baniyas: le coup raté israélien

Dimanche, certains médias ont prétendu qu’un pétrolier probablement iranien avait été incendié au large du port syrien Banias. Ils ont affirmé qu’il aurait été ciblé par un drone israélien, mais des preuves sur le terrain lève le voile sur une autre histoire.

Selon les rapports, un pétrolier appelé Wisdom a été incendié. Il transportait du pétrole et des dérivés pétroliers et chimiques, appartenant au Liban et naviguant sous pavillon panaméen. Le navire était ces derniers jours, chargé de transporter du pétrole du pétrolier iranien Arman 114 vers le port syrien de Banias. Le fait est qu’en raison de la profondeur limitée de la côte de Banias en Syrie, le pétrolier Arman 114 ne peut pas accoster dans le port syrien et l'opération d’évacuation du pétrole est en général effectuée par des pétroliers plus petits. La proximité des deux navires pendant l’incendie est l'une des raisons pour lesquelles certains médias ont annoncé par erreur un incendie à bord d’un pétrolier iranien. Cependant, des sources syriennes ont déclaré que l'accident était survenu pour cause de négligence lors d'une opération de soudage coïncidant avec l'évacuation du brut et donc aucune attaque par drone n'a été menée sur le navire.
Mais certains pensent qu'une attaque de drone israélienne a été la cause de cet incident et qu'Israël a ciblé par erreur le navire Wisdom. Certaines sources partiales ont exagéré dans ce domaine, allant jusqu'à même dire que trois membres de l’équipage du navire iranien auraient trouvé la mort. Quoi qu'il en soit, ce qui ressort clairement des preuves sur le terrain, c'est que l'incendie s'est produit sur le navire Wisdom et la rumeur de la mort de l'équipage du navire n'est pas vraie. Ainsi, la nouvelle de l’attaque par drone sur le pétrolier a été démentie.
La rumeur de l’attaque sur un pétrolier iranien par un drone israélien circule sur les réseaux sociaux, alors que la semaine dernière, un navire israélien a été frappé dans les eaux des Émirat Arabes Unis.
Le mardi 13 avril vers midi, « Hyperion Ray », un navire de renseignement israélien, déguisé comme cet autre navire, le dénommé "Hélios Ray", et battant le pavillon de Bahama faisait route en mer d’Oman en partance du port koweïtien d’al-Ahmadi vers le Fujaïrah, hub pétro-commercial des Emirats quand il a été pris pour cible.
Or à la différence du "Hélios Ray" de Rami Ungar …pris de court le 25 février alors qu’il venait de franchir le détroit d’Hormuz en provenance du port saoudien de Dammam passant à quelques kilomètres de l’île iranien de Jask, Hyperion, lui, avec ses 20903 tonnages, sa taille de 200 mètres de longueur et de 35 mètres de largeur, se faisait escorter. Selon les données de Trafic traker, une frégate belge, BNS Léopold de classe accompagnait le navire israélien afin d'empêcher, si besoin est, une agression.
Normal, dirait-on puisqu’Israël est en état d’alerte maximale en mer, au sol et dans le ciel, depuis son attaque contre le navire militaire du CGRI, Saviz, posté en mer Rouge et que culotté et à la fois stratégiquement aveugle qu’il est, il a eu le malheur d’avoir chargé son cas avec cet second acte de Sabotage commis à Natanz en moins d’un an. Ceci étant, BNS Leopold de classe Karel Doorman n’a rien pu faire et ce raid, que des sources sionistes affirment n’avoir pas fait de victime, a eu de gros impacts au-dessus de la ligne de flottaison, poussant le journal New York Times à publier mardi soir la note suivante, citant « un responsable israélien anonyme » : « Israël a annoncé ne pas avoir l’intention d’attaquer les navires iraniens en représailles de « l’incident de Fujaïrah, et ce, pour éviter l’escalade ».

 

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