Apr 28, 2021 07:40 UTC
  • F-35 d'Israël, déjà

Le chef du CENTCOM dit que les drones iraniens ont érodé la supériorité militaire des États-Unis au Moyen-Orient.

Dans un rapport écrit au Commission des forces armées de la chambre des représentants des États-Unis, le chef du Commandement central des États-Unis (CENTCOM), Commandement central américain (CENTCom), le général Kenneth F. McKenzie, a déclaré que l’utilisation par l’Iran de petits et grands drones avait érodé la supériorité aérienne américaine. « L’utilisation massive par l’Iran de drones de petite et moyenne taille pour la reconnaissance et l’attaque nous a mis en question pour la première fois depuis la guerre de Corée notre supériorité aérienne totale », a déclaré McKenzie dans le rapport.

« À moins que nous ne puissions construire et déployer une capacité de réseau pour détecter et détruire les unités de drone [dans la région], la supérieure appartient à l’adversaire », a averti le commandant américain de la puissance des drones de l’Iran, affirmant que la supériorité militaire américaine au Moyen-Orient (Asie de l’Ouest) est en baisse.

Les remarques du général McKenzie vont dans le sens des récentes évaluations par le président de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants des États-Unis, Adam Smith, de la position critique de l’armée américaine dans la région.

Jeudi dernier, il a déclaré : 

« L’émergence de nouvelles technologies de défense, telles que les drones à bas prix, a mis fin à l’ère de la supériorité unipolaire militaire américaine. Beaucoup de ces drones, qui sont presque inestimables, ont plus de puissance de feu que le F-35 ».

La furtivité n’a aucun sens pour la DCA de l’armée iranienne et aucun appareil n’ose violer le ciel de l’Iran », a récemment déclaré le coordinateur adjoint de la DCA de l’armée de la République islamique d’Iran.Le général de brigade Abolfazl Sepehri Raad a déclaré, lors d’une interview exclusive avec le quotidien Sobh-e-no, que tout appareil voulant entrer dans l’espace aérien de la République islamique d’Iran ou en sortir devrait être identifié par la DCA. « Nous identifions entre 300 et 1000 vols par jour à l’intérieur de l’espace aérien de l’Iran aussi bien qu’à l’extérieur », a-t-il expliqué.« Aujourd’hui, aucune cible et aucune menace n’échappent à la portée de la DCA iranienne. La furtivité n’a aucun sens pour la DCA de l’armée qui est actuellement dotée d’une portée de 3 000 kilomètres. En plus, la DCA iranienne est équipée de l’un des réseaux de communication les plus sûrs de la région et elle a des mots à dire dans la cyberguerre. »

McKenzie sait de quoi il parle et McKenzie ne croit pas si bien dire. Les critiques les plus sévères viennent d’être faites par le capitaine de vaisseau Dan Pedersen, qui fut l’un des créateurs de l’US Navy Fighter Weapons School, c’est à dire de « Topgun », l’école des pilotes de chasse de l’aéronavale américaine. Autant dire que, en matière de combat aérien, il est une « pointure ».Dans le dernier chapitre de son livre, et Dan Pedersen « descend » le concept du F-35. Tout d’abord, il critique la décision d’arrêter la production du F-14 Tomcat afin de trouver des crédits pour financer le programme de bombardier furtif : 

« Nous vendions notre âme pour la furtivité. La mentalité du Pentagone était que si nous ne trouvions pas une solution au sujet de la furtivité, c’est à l’US Air Force que reviendraient les missions de frappe. Je persistais à dire que, quelque part, dans quelque obscur sous-sol d’Europe de l’Est, un groupe d’individus portant des lunettes aussi épaisses que des bouteilles de Coca étudiaient comment vaincre la furtivité. L’avion avait un tas de problèmes. Renoncer à ce projet a sauvé la marine elle-même », a raconté Lonny McClung, un ancien commandant de Topgun, cité par Dan Pedersen.

Pour ce dernier, « l’évolution vers la technologie de pointe nous a fait reculer de bien des manières ». Et d’insister, en parler de « fascination du Pentagone pour la furtivité » : « Nous avons oublié les leçons que nous avions chèrement apprises dans les années 1960. Nous nous prosternons devant l’autel de la haute technologie et sommes sur le point de vendre notre âme. La furtivité est comme un zombie, un zombie très onéreux. Elle revient à la vie pour nous hanter. »

Cette assertion est d’autant plus cuisante que l’Iran a brisé en mille morceaux la furtivité.  

Mots clés