Apr 29, 2021 17:54 UTC
  • Ansarallah: Riyad au pied du mur

Sur fond des opérations de l’armée yéménite et des combattants d’Ansarallah contre les installations saoudiennes en dépit de la mise en place des systèmes de la défense aérienne américaine Patriot, les médias occidentaux confirment qu’il n’y a plus aucun endroit en Arabie saoudite qui ne soit pas à la portée de la Résistance yéménite.

Faisant prévaloir les progrès spectaculaires du Yémen en matière de missiles et de défense aérienne, le gouvernement yéménite de salut national à Sanaa a déclaré à plusieurs reprises que tous les sites vitaux, y compris les installations pétrolières, les aéroports et les ports saoudiens risquent de faire l’objet des attaques de la Résistance yéménite.

Il y a plus d’un an, Abdul-Malik Al-Houthi, leader du mouvement d’Ansarallah, a mis en garde la coalition saoudienne contre la poursuite de ses agressions à l’encontre du Yémen. Conseillant aux dirigeants de la coalition de reconsidérer leurs relations avec les Yéménites à bien des égards, il les a appelés à tirer les leçons de leurs échecs, mais aussi de la situation économique qui afflige le régime saoudien et les Émirats arabes unis. Ces deux derniers se trouvent, selon al-Houthi, en un état de crise et de déclin continu.

La mise en garde ayant fait l’objet d’indifférence, le mouvement d’Ansarallah a annoncé il y a quelques mois que les missiles yéménites étaient devenus un cauchemar pour les ennemis du Yémen. 

Au moyen des missiles balistiques et des drones, l’armée yéménite et les combattants d’Ansarallah ont ciblé à plusieurs reprises au cours de ces derniers mois des bases militaires et pétrolières situées au fin fond de l’Arabie saoudite à savoir, l’installation pétrolière d’Aramco, la base aérienne de King Khalid à Khamis Mushait ainsi que les aéroports d’Abha et de Djeddah, affirmant à chaque fois que le retour à la paix dépend de la levée du siège et de la cessation de l’agression sur tous les fronts.

À l’heure qu’il est, affirme le site web 26 septembre, Riyad et ses alliés en ont assez des frappes réussies de missiles et de drones yéménites. Même les médias occidentaux reconnaissent qu’aucune province en Arabie saoudite n’est à l’abri des attaques yéménites.

Le général Kenneth McKenzie, commandant en chef du commandement central américain au Moyen-Orient, a récemment admis devant les membres du Congrès que l’armée yéménite et les Comités populaires avaient remporté de nombreuses victoires et que leurs missiles avaient conquis l’Arabie saoudite, annonçant la nouvelle selon laquelle la supériorité aérienne US n’existe plus. À noter que des dizaines de drones yéménites ont ciblé des installations pétrolières saoudiennes sans jamais être interceptés par les systèmes de défense aérienne sophistiqués de fabrication américaine pour lesquels Riyad a payé des sommes colossales.

En l’absence d’un système antimissile capable d’intercepter avec précision et en temps opportun, les stratèges du Pentagone œuvrent, selon les médias occidentaux, sur un plan visant à connecter les systèmes de défense aérienne de l’OTAN mis en place en Grèce aux systèmes d’antimissiles Patriot en Arabie saoudite.

Cependant, les observateurs estiment que le transfert d’un nombre peu élevé de Patriot PAC-3, systèmes de défense aérienne à longue portée, ne changera rien, avertissant que Biden a plutôt l’intention de tendre un grand piège pour le sud de l’Europe, dont la Grèce, l’Italie et la France en les exposant aux attaques de la Résistance yéménite.

Auparavant, le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Dendias, avait déclaré que l’accord avec Riyad inclurait le déploiement du système de défense PAC-3 de l’armée de l’air grecque avec un certain nombre de pilotes grecs pour former les troupes saoudiennes. Or, la mise en œuvre de l’accord a été retardée de plusieurs mois en raison de la pandémie de COVID-19.

Certaines sources indiquent que l’accord fait partie de l’ordre de Biden de retirer trois systèmes Patriot PAC-3 de la région du golfe Persique, dont l’un a été stationné à la base aérienne de Prince Sultan pendant de nombreuses années. Cela signifie clairement que la défense grecque est actuellement mise à l’épreuve.

Le journal conservateur grec Kathimerini a récemment écrit que la volonté de Grèce de coopérer militairement avec l’Arabie saoudite était due à la pression américaine. Athènes s’est opposée à deux reprises à la demande de Washington d’envoyer ses sous-marins dans les eaux du golfe Persique pour participer au renforcement de la présence navale dirigée par les États-Unis dans la région.

Alors que l’administration de Joe Biden tente de reconsidérer son approche régionale, affirme The Wall Street Jouranl, les groupes de résistance au Yémen exploitent les fractures persistantes dans le système de défense saoudien et mènent des attaques de haute précision contre les intérêts du gouvernement saoudien. Ces carences entraînent inévitablement le partage de ses coûts entre les alliés américains de l’OTAN.

En mars 2015, l’Arabie saoudite, à la tête d’une coalition arabe soutenue par les États-Unis, a lancé une campagne militaire d’envergure contre le Yémen afin de ramener au pourvoir le président démissionnaire yéménite Mansour Hadi.

Depuis, les administrations américaines à la fois sous Barack Obama et Donald Trump ont été les principaux fournisseurs d’armes à la coalition saoudienne. L’assistance logistique et du enseignement et le ravitaillement en vol d’avions font partie des services que les États-Unis ont rendus à l’Arabie saoudite au cours de six de la guerre dévastatrice contre le Yémen.

 

Mots clés