May 11, 2021 10:08 UTC
  • Israël : An I de l'implosion !

Impressionnant ! Entre la fin décembre 2020, date à laquelle l’armée « nationale » palestinienne a tenu à Gaza un premier exercice militaire à balles réelles impliquant tour à tour drones, missiles sol-sol, missile côte-mer, missile sol air…

pour n’en citer qu’eux, et ce 10 mai 2021 où cette même armée de la Palestine, composée de 14 groupes a réussi à acculer Israël dans ses derniers retranchements, à le contraindre, à renoncer à la plus grande manœuvre militaire de son histoire que d’aucuns disaient avoir été planifiée à Washington, lors de la toute récente visite de la délégation militaire sioniste, et ce, dans le strict objectif de servir de paravent à une frappe d’envergure visant d’introuvables stocks de missiles de précision du Hezbollah, que de progrès réalisés :  250 roquettes et de missiles de type Fajr, Zelzal et Badr 1, tirés en à peine quatre heures entre un premier ultimatum lancé vers 18 H, heure locale et un second vers minuit.

La Résistance palestinienne riposte aux atrocités israéliennes en tirant des dizaines de missiles.

L’opération que pilotait le QG conjoint de Gaza, a commencé par une première vague de 30 missiles et suivie par des vagues de missiles à la fois extensibles, alternées, et intermittentes qui se sont très rapidement étendues, de Sderont et d’Ashkelon, le port gazier méridional d’Israël à Tel-Aviv puis à Qods, soit sur une distance de 60-70 kilomètres de Gaza. Même les colons illuminés venus à Al Aqsa tuer, mutiler et lyncher les Palestiniens ont compris le danger et ont pris la poudre d’escampette tout comme ces députés de la Knesset qui sur fond des sirènes d’alarmes incessants ont fait place nette.

A un moment donné, les sirènes ont même été activé à Haïfa, ce port de tous les dangers qui depuis le 20 avril jusqu’au 7 mai a connu quatre « incidents sécuritaire », une explosion incendie à la raffinerie de Bazam, des fuites d’ammoniac et encore une explosion-incendie non loin de l’usine de Rafael où se fabrique la célèbre DCA-passoire israélienne Dôme de fer qui a ma foi enregistré son pire score lundi soir en dépit d’une présence massive dans le sud de l’entité. L’alerte sur Haïfa, déclenchée vers 10 heures, a trahi, pour le reste, une crainte noire, celle des milieux militaires d’Israël qui ayant pressenti quelque chose de fondamentalement changé à travers cette nouvelle « escalade » n’écartait pas la possibilité d’une première offensive « multiofront » Sud Nord, «soit Gaza-Hezbollah, vu que la Résistance libanaise se tient en état d’alerte maximal.

Une massive explosion à l'usine militaire de Tomer au coeur d'Israël, mardi 20 avril 2021. @https://worldisraelnews.com/

Cette « magnifique démonstration de force balistique » de Gaza qui comme le dit ce matin le communiqué du QG des opérations conjointes palestiniens s’estime désormais totalement lié par son devoir de protéger les Palestiniens de Qods et de la Cisjordanie face à l’agression israélienne, a-t-elle été décidée en commun accord avec l’axe de la Résistance pour donner aux sionistes et à leurs maitres yankée un avant-goût de ce qui pourrait être une « guerre multi front» ? Bien possible. Entre Sderot à l’extrémité sud Tel -Aviv au Centre et Haïfa au nord et Qods à l’est de l’entité, les missiles palestiniens changeaient ce 10 mai, allégrement de portée et de direction, ce que relèvent, des chroniqueurs militaires israéliens que sont Bohbot et ben Kaspit Bohbot parle d’une nouvelle tactique de Gaza qui a changé toutes les règles et équations de conflit déjà en vigueur avec l’armée israélienne tandis que Ben Caspit, reconnaît la puissance croissante de la Résistance qui a littéralement pris de court l’entité: « C’est pour la première fois que le Hamas a pris l’initiative et imposé ses conditions en décidant du moment et de la manière dont la guerre serait déclenchée.

C’est pour la première fois depuis la mise sur pied d’Israël qu’une organisation palestinienne a lancé un avertissement à Israël au sujet de Jérusalem (Qods, NDLR) et qu’elle l’a réalisé à un moment déterminé. Le Hamas réalise ses menaces et tire des missiles sur Jérusalem et toutes les autres villes d’Israël, et nous oblige d’ouvrir tous les refuges et cachettes. Le Hamas est maintenant plus puissant que jamais. »

Un incendie a éclaté dans une raffinerie de pétrole de Haïfa, le 25 décembre 2016. ©Times of Israel

Car mine de rien, ces quatre heures de tirs intensifs de missiles cette nuit de 10 mai, suivie à partir de minuit de salve plus espacé d’engin n’a été militairement parlant qu’une seule et unique opération, et elle a suffi, comme l’avait prédit si judicieusement  le général Samali, le commandant en chef du CGRI il y a quelque jours à mettre au pas une entité « dont largeur ne dépasse par certains endroits les 14 kilomètres » : ce matin, la police israélienne a fait place nette à al-Aqsa sans oser se pointer du nez,  face à des milliers de fidèles palestiniens venus prier puis fêter cette première grande victoire palestino-palestinienne.

Car, au QG du camp d’en face, il devrait y avoir, à l’heure qu’il est pas mal de scénarios à placarder, pas mal de plans à revoir, en fonction de  cette guerre de 10 mai que l’armée sioniste a perdue au bout de 4 heures, soit un score encore pire qu’en 2018 quand les 500 missiles de Gaza se sont abattus sur elle pendant 48 heures avant qu’elle ne capitule ; et dire que l’armée israélienne et ses 1 millions de soldats et de réservistes se trouvaient en pleine manœuvre ! Les heures qui viennent ne laissent que deux choix Israël : soit la guéguerre, à savoir des frappes contre les civiles et des sites militaires dépeuplés de Gaza puis intercéder auprès du Caire pour une trêve ; soit la grande Guerre à savoir l’invasion de la bande de Gaza.

Un incendie s'est déclaré près de l’usine Rafael, liée à l’Industrie militaire de l’armée israélienne, au nord-ouest de Haïfa, le 9 mai 2021. (Photo d'illustration)

La première option parait plus raisonnable dans la mesure où la Résistance a dévoilé le 10 mai ses redoutables Kornet russe qui ont chassé leur premier blindé sioniste à Sderot et mais encore leur A120, ces missiles balistiques tout nouveau d’une portée de 120 kilomètres et d’une ogive particulièrement destructrice.

Il y aurait sans doute des voix qui pointeraient de doit le manque de « précision » des missiles palestiniens. Mais ceux du Hezbollah et de la Syrie sont là pour y palier. Selon Le site d’information libanais Lebanon Debate une réunion d’une  importante capitale est  prévue pour les deux jours à venir à Damas et qui rassemblera autour du même table la Résistance syrienne, la Résistance libanaise, la Résistance iranienne et bien sûr la Résistance palestinienne.  Au menu des discussions : les derniers développements dans la région, dans les territoires occupés, ainsi que la situation en Syrie et au Liban. Tout ceci relève évidemment de ce que The National Interest appelait Network Centric Warfare ou  "BOA" de "l'axe pro-Iran" et qu'il définissait en ces termes : " Ce concept qui sous-tend toute coalition militaire, lesUSA et leurs alliés l'ontinventé mais ce sont les Iraiens et leurs alliés qui l'appliquent à merveille. Il s'agit de la " bataille en réseaux" que cet axe a réussi à mener de façon parfaitement synchrone. 

Le site se contente de lancer ceci : une chambre d’opération conjointe inter Résistance devrait y voir le jour avec pour le C2 situé en Syrie… Quelque chose nous dit que le coup de Gaza n’a été qu’un début et que le missile A120 palestinien devrait très bientôt se combiner à M-600 syrien, ce missile Fateh-110 syrisé qui a percé 12 sites de DCA US/Israël, composée de Patriot, de Front de David, d’Arrow et de Dôme de fer avant de s’abattre à 30 kilomètres de Dimona…Le soir de 10 mai, le total débordement de la DCA israélienne était plein de leçon pour le Hezbollah, la Syrie, les Hachd, Ansarallah et l'Iran. L'axe de la Résistance s'apprête-t-il à lancer une première offensive missile-drone contre Israël? Après tout les missiles du Sud et du Nord peuvent parfaitement synchronisre avec les drones irakiens venus du golfe Persique, les mêmes qui ont accompli il y a trois jours à Aïn al Asad leur quatrième attaque ou encore avec les UAV d'Ansarallah qui partiront de la mer Rouge. Ce n'est pas sans raison si juste au moment où Ashkelon, Ashdod, Beer Sheeva et Tel-Aviv se trouvaient sous le coup des A120, Ansarallah visait avec ses Qassef K2 l'aéroport d'Abha: une synchronisaton inter essaim de drones irakiens, palestiniens et yéménite au détriment de la DCA sioniste, suivi des vagues de missiles tactqiue Hezbollah-Syrie-Iran.

 

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