May 19, 2021 10:13 UTC
  • J+10, l'armée de l'air d'Israël, enterrée!

Dans la nuit de 18 à 19 mai, soit aux premières heures du J+10 du méga Blitzkrieg-balistique de la Résistance contre Israël, "Blitzkreig" qui a porté au grand jour, de l’aveu de Allouf Ben de Haaretz, " la confusion totale au sein de l’armée israélienne" et de "ses sous-catégories",

"leur terrifiante tactique d’improvisation", et consacré par la même occasion, une "défaite totale au point de vue militaire, et de renseignement“ et alors même qu’au Conseil de sécurité le Pentagone de LIyod Austin bloque toute résolution propre à mettre fin à ce scandaleux débâcle US/Israël, quitte à voir jusqu’où tiendrait une armée de l’air classique composée de centaines de F-15, F-16, F-35 face à une "armée de l’air asymétrique" dont chaque salve ne compte au maximum que de "50 à 100 missiles et roquettes bêtes et intelligentes" mais qui a déjà depuis le 10 mai verrouillé le ciel, les ports, les aéroports, les sites gaziers offshore, les oléoduc  israélien, et poussé les rats-colons d’Ashkelon, d’Ashdod, de Tel-Aviv, de BeerSheva ... à dé-judaïser les terres palestiniennes et aller louer des logements de fortune en Cisjordanie (!), six bases aériennes d’Israël ont été visées.   

A la rumeur persistante que colportent les médias mainstream  qui dit que le Hamas aurait accepté une trêve sous médiation du trio Sissi-Tamim-Erdogan, a donc répondu comme le souligne Ori Gordin, commandant du front intérieur d'Israël, « plus de missiles tirés en cette nuit de 18 mai  que tous les missiles tirés sur Tel-Aviv en 2014 ! ». La Cote de la Résistance, la dynamique superbement déclenchée de consolider la règle d’engagement laquelle tout compte fait va nettement en défaveur de l’entité reste donc irréversible.

Mardi, le 18, les bases aériennes israéliennes de Tel Nof, Hatzor, Hatzerim, Nevatim, Ramon et Palmachim ont été ciblé tout à tour par des missiles de courte et de moyenne portée de la Résistance, que Allouf Ben , visiblement sous le choc, identifie comme étant de « redoutable Fajr 5 iranien » , et « qui ont pénétré Gaza avant d’y être démontés puis remontés sans que le renseignement de l’armée ou les services de sécurités intérieurs Shin Beth soupçonnent la moindre chose » :

«  Tout au long des années où la Syrie se faisait bombarder et où on se vantait d’avoir réduit aux cendres les missiles iraniens en partance du Liban, les Palestiniens s’entraînaient à nous réserver la pire surprise de notre histoire en Syrie même, alors même qu’avec la guerre civile on était bien tranquille que le pont Gaza-Damas est à jamais coupé », dit Haaretz avant d'ajouter :  

" Dès les premières heures du 10 mai, J+1 de la guerre, Qassam et al-Qods ont commencé à utiliser Fajr 5 (nom de code militaire M-75)  et Burkan (A-122), qui pénètrent plus profondément en Israël et offrent un coup de poing beaucoup plus puissant que tous les autres engins déjà utilisés contre Israël. Pour la première fois, mercredi soir, le 11,  un Fajr 5, un produit iranien à longue portée et de calibre 333 mm monté sur un châssis de commande avancée Mercedes Benz 2631 a visé Israël. Cette fusée pèse une tonne, son ogive est emballée avec 175 kg d'ogive à fragmentation contenant 90 kg d'explosifs. Les ingénieurs des fusées du Hamas ont réduit sa charge utile pour étendre la portée du Fajr à 170 km – c’est-à-dire jusqu'au rivage de la mer de Galilée dans le nord-est d'Israël alors le projectile n’a qu’une portée de 75 km à l’origine.

Cela veut dire très clairement qu’à Gaza il existe des usines à fabrication de missiles, usine qu’aucun des centaines de raids menés ces derniers jours n’a pu atteindre, renvoyant droit à la méga « déculotté israélienne » en Syrie! Et puis à bien y regarder ces Fajr 5 que les Palestiniens ont faits leur, ont un message à délivrer: celui du Hezbollah qui en possède de bien plus grand nombre et de meilleur Fajr 5C équipés de kit "Labayk-1" ou de guidage de GPS. Bien que le rôle principal de ce système d'artillerie soit l'engagement de cibles terrestres, le CGRI a affirmé qu'un radar peut être ajouté pour atteindre des cibles navales et c’est ce qui semble avoir été fait encore à Gaza qui a frappé lundi une corvette israélienne de type Sha’ar, peu de temps après avoir envoyé un sous-marin piégé, une première encore jamais vue dans aucune bataille, se faire exploser sur le champ gazier offshore Tamar 2. »

 
Et le journal ne croit pas si bien dire. Au fait, la famille de missile iranien Fajr qu’on pourrait soupçonnée désormais être fabriquée » à la fois au Liban et en Syrie, compte une variété propre à contourner les meilleures batteries de DCA de l’arsenal israélienne : en mai dernier, un an pile avant que cette 14e confrontation Israël/Gaza, n’ait lieu le CGRI dévoilait un certain Fajr-4CL, en engin «  supersonique » d’une portée de 100 kilomètres et à embraquer sur des hélicos et des Sukhoi si largement présents au sein de l’armée de l’air syrienne. Monté sur Su-22 iraniens, le missile Fajr-4 CL qui suit un trajet en courbe au lieu d'être rectiligne, qui prend ainsi son envole et s'abat avec une plus grande vitesse et une plus grande puissance de frappe sur la cible, a été testé et les Iraniens se sont félicités d’avoir converti en roquette de 133 mm en un missile air-sol qui fonctionnerait bien meilleur que les missiles de croisière Delilah made in Israël !

Israël subira-t-il bientôt des attaques aux missiles air-sol ?

Après tout, la Syrie a pris pour cible le sud d’Israël de son premier missile tactique le 21 avril et sa dernière salve de roquettes visant le Golan date de jeudi. Au train où vont les événements, rien n’est plus à écarter ; surtout qu’à Gaza des missiles sol-air dont on ne parle que peu de type « Misagh1 » sont apparus, lesquels missiles ont supprimé de facto les hélicos de chasse israéliens et leurs missiles de croisière de l’équation, quitte à offrir aux Palestiniens une forme de DCA à protéger la zone des raids hélico. C’est parfait quand on sait que le Dôme de fer n’a intercepté que 1000 des 3100 missiles et roquettes palestiniens, soit une performance de moins de 30%.

Au fait tout porte à croire que ce bouclier antimissile Raphael-Lockheed Martin date de l’époque où personne n’aurait cru que des parties apparaissent et osent frapper les États-Unis ou Israël comme le font l’Iran et ses alliés. D’où ce plafond de 100 missiles à intercepter qui limite gravement l’action du système, car 100+ 1 missiles à contrer tout le mécanisme de « Dôme de fer ». Puis ce dispositif aussi vanté qu’il soit est long à remballer, ce qui permet à la partie d’en face de multiplier et d’intensifier le feu. Quant au prix de chaque missile antimissile Tamir, on en a déjà parlé, cela coûte de 40 000 à 100 000. Le problème est que le camp d’en face dont le renseignement israélien prétend savoir tout a une parfaite connaissance de nos failles et il les exploite à merveille.

Le J+10 du conflit semble avoir totalement enterré notre DCA. Car les missiles « Qassem », « Ayyash-250 » et « Badr-3 » de Gaza se sont abattus par intermittence sur les cinq plus grandes bases aériennes d’Israël sans que la DCA lève le petit doigt:

Ramon, au sud-ouest de Beersheva, à 30 km du Sinaï en Égypte, aéroport hautement stratégique qui compte pas moins de 5 des meilleurs escadrons de F-16 israéliens, lesquels décollent régulièrement  bombarder Gaza. Hetzor, base aérienne située sur la côte de la Méditerranée à 35 kilomètres de Gaza, non loin de Qods. C’est le siège d’Escadron 105 entre autres qui se compose des F16 de B-200 de A36. A Hetzor et c’est une première, c’est le système Fronde de David qui a échoué mardi soir face aux missiles Fajr de Gaza. Un système conçu moyennant des milliards de dollars pour intercepter des roquettes de courte à longues portée ainsi que des missiles de croisière et dont le missile intercepteur est un missile à deux étages, le système de guidage et de ciblage sont placés dans le nez du missile et partant doté d’un radar et d’un capteur optique-électronique).

Mais dans la nuit de mardi à mercredi, Nevatim, notre base à F-35 au Néguev et qui abrite entre autres des escadrons des meilleurs avions-espions d’Israël à savoir le Gulfstream G550 en tant qu'avion AWACS / AEW a également été ciblée tout comme Tel Nof qui héberge plusieurs escadrons d'hélicoptère de combat, plusieurs unités spéciales des Forces de défense, notamment l'Unité 669, aéronefs de combat de recherche et de sauvetage, ainsi que le centre de formation des parachutistes ! Mais le pire dans ce festival de missiles à ogive de 400 kilos aura été le ciblage de Palmachime, une base de lancement  de la Force aérienne et spatiale située au sud-ouest de Tel-Aviv à proximité de la ville de Richon Lezion. Elle est utilisée depuis 1988 comme centre de lancement des fusées Shavit.

La base héberge également plusieurs escadrons d'hélicoptères (Bell AH-1 Cobra) et de drones (notamment des Hermes 450 et Heron TP) de la Force aérienne et spatiale israélienne ainsi qu'une batterie de missile Arrow. Le missile Qassem a donc mis aussi au pas notre Arrow. Palmachime compte aussi l'unité Shaldag des forces spéciales de l’armée de l’air israélienne. Le 17 janvier 2008, Israël y teste un missile Jericho III, son ICBM, ce qui donne une toute autre dimension à la frappe balistique du 18 mai.

Cette dernière attaque balistique n’est pas sans rappeler l’explosion et l’incendie du 20 avril à Tomer, usine de fabrication de moteur de DCA et de fusée Shavit. Le J+10, Israël a perdu carrément sa bataille aérienne et aérospatiale, secteurs que les missiles palestiniens ont visés dans une zone étendue du Sinaï à la Méditerranée. Et encore, les salves balistiques de Gaza ne comptent que 200 missiles au maximum, mais celles du Hezbollah et de la Syrie pourraient en compter triple voir quadruple. Quant aux vagues de missiles iraniens, les sources russes disent qu’elles compteraient « 20 000 » engins à tirer en 2 H !

 

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