May 22, 2021 18:31 UTC
  • Israël, cible des

Et la normalisation dans tout cela avec cette portée énergétique que le couple Trump-Pompeo a tenté de mettre si largement à profit en 2020, en poussant les Emirats à investir à Ashkelon et à Eilat aux côtés de Chevron et ce,

aux côtés de Chevron et Noble Energy dans l'espoir de voir les gisements gaziers palestiniens et libanais qu'occupe Israël, se mettent à proliférerez et à inonder l'Europe en lieu et place du gaz russe, quitte à mettre la Russie à l'écart du marché gazier et tout ceci, sur le dos de l'Égypte et de son canal de Suez, bloqué comme chacun se rappelle, en plein février par une sordide affaire d'un méga bâtiment chaviré?

Ce samedi 22 mai, un "premier retour à la normal" annoncé par Israël, même avant celui de l'aéroport de Tel-Aviv ou de Ramon, aura été la "ré-réouverture du champ gazier Tamar, à 25 kilomètres du port d'Ashkelon qui selon certaines sources a essuie à lui seul un tiers des missiles et des roquettes palestiniens de ces derniers jours.

En effet, Mais à Ashkelon où Chevron et les Emiratis ont quitté précipitamment pour éviter à subir les attaques balistiques, la Résistance a fait quelques-uns de ses baptêmes de feu : attaque au drone kamikaze et de précision contre les réservoirs de pétrole, attaque à la roquette intelligente contre l'oléoduc Ashkelon- Eilat, salve de missiles contre zone militaires . Mais parmi ces frappes surprise, il y a eu une qui a fait plus que mal, quitte à tétaniser l'axe US/Israël. Et cette partie de la défaite israélienne risque de rester au chapitre des "secrets militaires".

Il y a cinq jours, Kan a rapporté une "tentative de tir de roquettes du Hamas contre les terminaux d'exploitation du gaz sur le champ gazier Tamar, à 25 kilomètres d'Ashdod", tentative que "la DCA israélienne avait réussi à contrer" : " Tamar étant situé à 20 kilomètres de Gaza, ce serait une salve de missiles antinavires à l'origine de cette attaque" qui à l'opposé de ce qu'avançait Israël, s'est illustré par un succès franc, les vidéos ayant dans la foulée envahi la toile mettant en scène un méga incendie à Tamar. 

Mais la version ne tenait pas debout puisque dans la foulée le ministère sioniste de l'Énergie a donné  l'ordre de mettre les verrous sur Tamar. 10 jours de fermeture d'un champ gazier qui a si largement servi le fond de commerce des " Normalisants" et qui devra servir de base à une extension des velléités énergétiques US/Israël et pourquoi pas à celles de la Turquie en Méditerranée orientale? Surtout qu'au large de la Syrie, les Russes ont relancé les travaux de prospections gazières et qu'au Liban plus de trois de complot contre la Résistance libanaise n'a pas suffit à placer sous la férule sioniste le bloc 9, soit le bloc gazier litigieux. 

Ou en d'autres termes, l'Iran a-t-il fourni à la Résistance palestinien de quoi former des nuées de drones sous-main? Et si oui, à quand l'apparition des attaques similaires contre les intérêts gaziers israéliens, américains en mer Rouge? Ce fut dans ce contexte que la presse sioniste a rapporté une nouvelle frappe cette fois contre des navires de guerre qui ont pour charge la protection des champs offshore sionistes. La Résistance est-elle désormais à même de conjuguer à alternance des attaques aux drones sous-marins et des tirs de missiles anti navire un peu comme ce qu'elle a fait dans l'air? 

La crainte est d'autant plus justifiable que les navires Sha'ar de la marine sioniste ayant pour charge de protéger les sites offshore ne sont équipé que du fameux Dôme de fer dont le taux de succès n'a été de l'"aveu des sources israéliennes que de 30 pourcent. Des batteries de fer embarqués sur les Sha'ar sauront contrer  les essaims des drones Shahab tandis que les sous marins piégés prennent pour cible  les terminaux gaziers d'Israël? Le scénario yéménite dont craignait Israël a eu presque lieu la semaine dernière au large de l'entité. 

The Drive, revue militaire US écrit : " Le Dome de fer n'a réussi que relativement au sol du 10 à 20 mai. Cette contre-performance a poussé Israël à équiper ses plates-formes de système de défense ponctuel naval Rafael Barak 1 ; Mais au sein de la marine israélienne tout le monde croisait les doigts pour que le Hamas ne simule pas l'une de ces attaques aux nuées dont ont le secret les Houthis car on était sûr que Barak 1 ne serait pas à la hauteur. Sur cette base que Chevron a décidé d'évacuer ses employés. Encore pire, on s'est mis à s'inquiéter des drones sous marins, ces armes potentielles mises on ne sait pas comment à la disposition des palestiniens de Gaza pour attaquer les plates-formes pétrolières au nombre desquelles  figurent les «sous-marins autonomes».

On sait peu de choses sur ces armes, également décrites comme des engins explosifs improvisés sous-marins télécommandés, ou RC-UWEID. Il peut même s'agir de navires de surface sans pilote à profil bas ou semi-submersibles et ils auraient une ogive pesant jusqu'à 66 livres. Apparemment, au moins certaines des frappes de missiles côtiers israéliens ont été dirigées contre des infrastructures soutenant ces opérations."

En 2020, cette même revue écrivait : "L'Iran laisse entendre avoir conçu des UUV soit d'espèce de drones sous marin sans pilote. Un premier prototype  ressemble à un assez petit sous-marin habité, voire à un véhicule sous-marin sans pilote de taille décente (UUV). Si ce submersible est effectivement un UUV, cela signifie que l’Iran a fait son entrée dans un club exclusif de pays. L’un des signes montrant qu’on a affaire aux opérations sans pilote est l’absence d’une ouverture visible à travers laquelle le personnel pourrait entrer dans la coque. La petite taille du sous-marin est aussi le signe qu’il aurait été conçu pour servir de submersible sans pilote. Quoi qu'il en soit, l'appareil reste au stade de simulation de combat ». Et bien ce stade est désormais dépassé pour le grand malheur d'un Israël que l'Amérique avait mandaté pour couper le flux de l'énergie iranien vers la Syrie transité par le corridor marin reliant l'Iran à la Syrie. 

En mer la guerre entité/Résistance n'en qu'à ses débuts : La marine iranienne a envoyé le destroyer Alborz et le navire logistique Khark - le plus grand du pays - en haute-mer pour une mission de combat, de reconnaissance et d’entraînement de routine visant à protéger les routes maritimes internationales. La 76e flotte navale, composée de Khark et d'Alborz, a quitté mercredi la ville portuaire sud de Bandar Abbas pour les eaux internationales. Alborz, un destroyer de classe Alvand a été envoyé dans le golfe d'Aden, pour aider à protéger les navires de la piraterie somalienne en 2010.

À en juger par des photographies récentes, il a subi une autre modernisation au cours de laquelle le système d'artillerie anti-aérienne iranien Kamand à six canons de 30 mm a été installé dessus avec un système optoélectronique de détection et de suivi des cibles. Kamand, qui est capable de détruire n'importe quelle cible à une distance de deux kilomètres en faisant entre 4 000 et 7 000 tirs par minute. Doté d’un double dispositif radar et d'un système optique, Kamand surveille le missile de croisière du navire et dès qu'il le détecte, 4 000 balles de 30 mm sont tirées sur le navire ennemi. Puis Kamand dispose d'un système de contrôle de tir, Dena, qui peut engager simultanément cinq cibles et en intercepter 40.

Et on parie que le Dôme de fer n'atteindrait même pas sa cheville. Quant à Khark, il mesure 207 mètres de long et est le plus grand du genre en Asie occidentale. Le porte-avions sert de transport d’aéronef de secours pour les destroyers de la marine iranienne dans les eaux internationales.... Mais il pourrait tout autant avoir embarqué des "drones sous-marins Ya-Mahdi". Le corridor maritime Iran-Syrie a de longs jours devant lui. 

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