Jun 02, 2021 10:26 UTC

« L’Iran est une menace pour la stabilité régionale et la paix mondiale. Il s’agit d’un pays qui fait la promotion d’un programme nucléaire dangereux pour Israël. Pourtant, Israël est le pays le plus puissant de la région dans un rayon de 1.500 milles autour de Jérusalem ».

Évidemment ces trois phrases qu’a tenues Benny Gantz, chef d’une gang ultra armée baptisée depuis 70 ans, « Armée israélienne », laquelle gang est sortie « moribonde » de seulement 11 jours d’une royale bataille balistique menée par la Résistance et que LIyod Austin vient de convoquer à Washington pour des explications qui conduiraient sans doute à des questions genre « comment se fait-il que quelques 3.000 bombes et missiles de type GBU ou JDAM, réputés être le roi des rois de précision, d’anti bunkerisme, et qui bénéficiaient de surcroît de l’appui radar et satellite de l’OTAN depuis la Méditerranée et que l’aviation « furtive » sioniste larguait à raison de 70 fois par minute, n’ont pas à même d’atteindre un seul site sousterrain de lancement de missiles à Gaza », ou « comment Dôme de fer, Arrow, Fronde de David, soit ces soi-disant couches de la DCA Raphael/Elbit/Lockheed Martin/Raytheon  n’ont intercepté avec de gros radar à balayage électronique tri-phasés qu’ils ont, une fois sur dix les engins palestiniens, et ce en dépit de « nettes optimisations » qui y ont été apportée en été 2020 », ne peuvent que refléter qu’une seule et unique chose : la crainte que « ça recommence ».

Car la mission « secrète » dont le Pentagone avait chargé l’entité sioniste, et qui a commencé très justement le 9 mai quand les unités aériennes, terrestres et navales et de DCA israéliennes se sont engagées dans le plus grand exercice militaire de tous les temps d’Israël, aurait dû déboucher sur la destruction des missiles du Front nord, ceux du Hezbollah et de la Syrie et créer une méga brèche dans cet étau balistique qui resserre sur Israël. Il s’agissait surtout de briser l’équation Missiles + Drone VS Chasseurs de 4e et 5e génération et rétablir ce sur quoi l’axe US-Israël a fondé, comme le reconnaît McKenzie, sa suprématie militaire en 70 ans de présence au Moyen-Orient. Mais à mesure que les vagues de missiles balistiques tirés depuis Gaza gagnait en volume et en ampleur pour s’abattre invariablement sur Sderot, sur Ashkelon, sur Qods, sur Tel Aviv et Eilat, cette soi disant « suprématie aérienne occidentale » issue des bombes larguées du ciel de Gaza, se réduisait comme un peau du chagrin car plus de bombe n’a pas signifiait cette fois moins de missiles, mais l’inverse : c’est cette équation qu’Austin et ses généraux devraient tenter de régler en présence du gourou Gantz.

Depuis le 21 mai date de l’entrée en vigueur de la trêve, tous les plans US-Israël sont basculés : Israël a toujours été d’avis que les missiles de précision et les 150.000 autres types de roquettes et missiles que possède le Hezbollah constituent une menace stratégique qu’il convient de dissuader et que l’année 2021 serait celle où la menace du Hezbollah devait être enrayée. Les voilà à vaquer à mobiliser un maximum d’effectifs à l’effet de soutenir les unités responsables des systèmes d’interception des missiles, effectifs qui étaient quelques 7.000 pendant les 11 jours de l’opération Epée de Qods à tenter de contrer le volcan balistique avec les contre-performances catastrophiques que les gradés US-Israël connaissent mieux que quiconque : saturation de radar, hackage fréquent, erreur de tir, radiation excessive… Le 20 mai, jour où Netanyahu suppliait Sissi d’arracher à la Résistance une trêve, de quelque prix que ce soit, les sources bien informées ont rapporté les premières batteries de missiles Dôme de fer pulvérisées sous les coups des missiles tactiques de Gaza. Ce fut à Ashkelon, port où l’entité avait déployé le plus grand nombre de batteries de Dôme de fer.

Du coup, cette annonce que vient de faire le Sénateur évangéliste Graham atterri en catastrophe à Tel-Aviv comme quoi un crédit d’un milliard de dollar irait être débloqué pour panser aux plaire de DCA sioniste devient risible. Mêmes aux yeux des officiers de l’air sionistes. Rogel Alpher, en est un, lui, qui affirme à Israel Hayom que « les Israéliens considéraient l'armée de l'air comme leur plus grand soutien et vénèrent sa puissance de frappe, mais la situation a changé après la récente guerre de Gaza. Des centaines d'avions ont largué des milliers de missiles à guidage de précision pour un coût de plusieurs milliards de shekels sur une zone restreinte mais ils n’ont pas réussi à arrêter les tirs de roquettes et de mortiers depuis la bande de Gaza. Des milliers de roquettes et de mortiers seront tirés sans répit sur Israël de toutes les directions, et chaque jour, des missiles s’abattront sur des zones résidentielles, et la puissance de destruction de ces missiles est des centaines de fois plus puissante que celle des missiles du Hamas ».

Et d’ajouter : « On est parti en mission pour effectuer des frappes aériennes avec le sentiment que la destruction des tours (civiles) était un moyen d’évacuer notre frustration par rapport à ce qui nous arrivait et au fait que les groupes de Gaza soient parvenus à nous frapper. N’ayant pas réussi à arrêter les tirs de roquettes et à nuire aux dirigeants de ces groupes, nous avons alors détruit les tours… le mythe d’invincibilité d’IDF s’est brisé sur fond de cet énigme qui reste entier : comment se fait-il que les Palestiniens tiraient des engins à 360 kilomètres de round, alors que nous écrasions sous nos bombes anti Bunker le « métro » de Gaza ? Après tout, les bombes qui ont frappé les tunnels envoyaient des ondes de souffle qui ont endommagé les infrastructures, de grands ovoïdes et des égouts. Et la destruction a dû être entière vu que la terre de Gaza est sablonneuse et que des chocs devaient en avoir raison de leur réseau de tunnel. Mais plus s’intensifiaient les raids aériens israéliens, plus étaient intenses les tirs de missiles palestiniens! »

Et si la réponse se trouvait paradoxalement dans cette remarque trop codée de Sinwar, le super leader du Hamas à Gaza ?

À l’issu de sa rencontre avec le chef du renseignement égyptien et médiateur-quémandeur d’Israël, Abbas Kamel, mardi à Gaza, Sinwar, aurait menacé Israël de « façon codée ». Sinwar qui ne cesse de défier depuis le 21 mai l’entité tantôt en se baladant sans garde dans les rues de Gaza tantôt en affirmant que le front syro-sud libanais a été à l’origine d’au moins 4 attaques aux roquettes entre 13 et 18 mai contre Israël, aurait répété à l’Égyptien, le chiffre « 1111 ».

Depuis, les Sionistes se creusent la cervelle pour en saisir le sens : est-ce le nombre de missiles que le front Syrie-Sud Liban s’apprête à tirer contre le nord d’Israël lors du prochain round ? Un onde de panique a poussé mardi soir l’armée israélienne à procéder à une ridicule opération et à détruire un poste d'observation de l'armée syrienne sur le plateau du Golan. « L'armée a détruit un poste d'observation avancé de l'armée syrienne, installé dans une zone israélienne à l'ouest de la ligne Alfa sur le plateau du Golan », a écrit sur Twitter le porte-parole de l’armée israélienne Avichay Adraee, qui criait il y a à peine 15 jours au secours en évoquant les « 12.000 Palestiniens » tiré sur Israël.

Le coup a fait plutôt rire puisque « l’opération » s’est déroulée sous les caméras de surveillance nocturne du Hezbollah sans que les Israéliens s’en aperçoivent.

Mais le 1111 pourrait aussi signifier autre chose : le mercredi 28 mai Sinwar a évoqué lors d’un point presse international que Gaza disposait de 500 kilomètres de tunnels sousterrains et qu’au cours de la récente campagne de bombardement israélien, seuls 10 % de ce réseau actif avait été touchés… Les chroniqueurs militaires sionistes ont eu tort de ne pas prendre le commandant palestinien à la lettre : et si ce chiffre « 1111 » était la longueur des « tunnels sous terrains » creusés à travers tout Israël ?! Avec la méga défaite du renseignement sioniste porté au grand jour en mai tout est possible.

Des salves de missiles aussi intenses aussi copieuses, aussi récurrentes que ce qu’on a vu du 11 à 21 mai pourraient avoir été tirées depuis le sol-sol du Néguev ! … Surtout que le « tunnel sousterrain » est loin d’être le seul concept de la guerre asymétrique que la Résistance palestinienne maîtrise et qu’il en a bien d’autre. L’un d’eux, des cartouches souterraines : les missiles qui sont "enterrés" après avoir été drapés dans des cartouches hermétiquement scellées sans avoir besoin d'une base souterraine majeure surtout que le propulseur à combustible solide pourrait permettre à ces missiles d'être enterrés pendant des années. Ces cartouches évitent aux engins le contact avec le sous-sol tout en laissant assez de place au moteur, à ses échappements de gaz et au dispositif de commande de tir. 

Evidemment si ces cartouches contiennent des Fateh-110 soit des missiles tactiques à combustible solide, cela les aiderait à reste enterrer jusqu'au moment de leur "résurrection". Ce camouflage parfait permet d'éviter des rampes de lancement, le personnel qui va avec, mais aussi une disponibilité à transformer n'importe quelle partie de terre en un site de lancement de missiles. Ce sont des cartouches de missiles qui comme des champs à missiles balistiques de courte, de moyenne et de longue portée pourraient être cultivées n'importe où la Résistance est en guerre contre l'hégémonie, à Gaza, au Golan, au Néguev… Qu’Austin et Gantz incluent ce point à l’ordre de leur discussion.

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