Jun 02, 2021 18:06 UTC
  • Un navire iranien, frappé?

Le deuxième plus grand navire logistique et de soutien de la marine iranienne Kharg a coulé, ce mercredi, à la suite d'un vaste incendie qui s'est déclaré au niveau des dispositifs de commande alors qu'il se trouvait au large du port iranien de Jask.

Le navire-porte-hélicoptère avec a son bord quelques 400 membres d'équipage et de stagiaires, a pris feu et plus de 20 heures de lutte acharnée contre l'incendie n'en a pas stoppé la propagation et le porte-hélicoptère a coulé mercredi dans le golfe d'Oman, non loin du détroit stratégique d'Hormuz. Incident ou attaque? 

Kharg a passé en 2017 une première mission dans le golfe d'Aden au bout de cinq ans de réparation et de remis en état. Sa première mission aura été toutefois celle menée en 2009 quand il avait accompagné le destroyer iranien Sahand dans sa mission à Lattaquié, sur la côte ouest syrienne. De retour de cette mission, il avait traversé le canal de Suez en défiant la marine sioniste et ses avertissements. 

L'incendie a-t-il été un incident? l'enquête se poursuit mais une chose est sûre : tout indice allant dans le sens d'un acte volontaire comme cette piste indiquée par Avia.pro, proche de la Défense, risque de coûter trop cher à l'assaillant.  Avia.pro évoque une attaque au drone qui aurait déclenché une explosion et un incendie relançant la spéculation autour d'une implication israélienne. Début avril, effectivement, un navire logistique iranien du nom de Saviz a été pris pour cible d'une attaque au missile de croisière, alors qu'il se trouvait en mer Rouge. La riposte iranienne n'a pas tardé quand un navire logistique israélien battant le pavillon de Bahamas a été visé sur son trajet reliant le port koweïtien d’al-Ahmadi au  Fujaïrah, hub pétro-commercial des Emirats.

le naufrage de Kharg fait suite en effet à 11 jours de bataille intense en Méditerranée, marquée par une campagne aérienne sauvage sioniste contre Gaza à laquelle celle-ci a répondu par une inattendue campagne de bombardement balistique qui s'est très rapidement propagé à la mer et aux sites offshore gaziers d'Israël. Dès le 11 mai, le champ gazier Tamar, tenu par l'Américain Nobel Energy, l'Américain Chevron et les Emirats fraichement arrivé à la suite des accords d'Abraham a été fermé, les pétroliers ayant été forcé à quitter les lieux.

Haïfa et son tour de forage et d'exploitation gazier n'a pas été non plus épargné. Idem pour l'oléoduc Eilat-Ashkelon ou encore les réservoirs de ce port gazier du sud d'Israël qui ont passé sous les coups des missiles tactiques ou des drones palestiniens. Même une corvette Sa'ar, doté des système de DCA Barak-1 qui faisait partie d'une flotte ultra armée et chargée de protéger "Tamar", a été visé, rien que pour prouver que cette voie de transite gazière n'est pas la bonne.

 
L'attaque contre l'un des plus grands navires logistiques iranien, s'il s'avère vrai, restera-t-il impuni?  peu probable. Surtout qu'à Gaza, le QG de commandement de l'opération a non seulement compté des commandants du Hezbollah mais encore ceux d'Ansarallah. . 
Southfront, site libanais, affirme :" la partie la plus alarmante de l'offensive "Epée de Qods" aura été son volet naval. en effet pendant 11 jours, le camp US/Israël/OTAN retenait son haleine en voyant le projet de transit du gaz du golfe Persique et de la Méditerranée vers l'Europe par Émirats et Israël interposé totalement en suspens. et Chaque jour que perdurait la fermeture du champ gazier "Tamar" ou "Léviathan" les pertes s'accumulait. Une dizaine de jours après la trêve, Israël serait-il tenté par déplacer l'épicentre du conflit naval en mer d'Oman et dans le golfe persique? Possible.

Mais voila que le pari est hautement risqué.  Pendant la bataille d'avril, la Résistance libanaise n'a cessé d'être en état d'alerte. Plusieurs salves de roquettes et missiles ont été tirés sur Israël depuis les frontières du Nord de la Palestine occupée et même un drone a été intercepté et détruit, et le régime sioniste n'a pas su identifier son lieu de décollage : la Syrie ou l'Irak. 

Mais la chose la moins médiatisé aura été le contact permanent qui n'a cessé d'exister entre Ansarallah et Gaza. Ce mercredi 2 juin, les Emirats font savoir faire parvenir leur première cargaison du pétrole à Eilat, pour un déchargement en direction de l'Europe et ce, via l'oléoduc Eilat-Ashkelon. Ce serait peut-être aller trop vite à la besogne si Abou Dhabi croit ce chemin de transit définitivement rétabli". 

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