Jun 09, 2021 17:32 UTC

« J’espère prier à la mosquée d’al-Aqsa et je suis honoré d’autant d’affection exprimée à mon égard. Je resterai à vos côtés, Inchallah », a déclaré le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, dans un discours très attendu après des rumeurs concernant sa santé.

« Ce qui se passe en Palestine occupée, à Qods et à al-Aqsa prouve que nous nous sommes confrontés à un ennemi idiot et rancunier qui, empêtré dans la crise, pourrait fuir en avant. Netanyahu, qui est aujourd’hui défait et qui patauge dans la crise, pourrait recourir à des options hâtives pour en sortir. »

À l’occasion du 30e anniversaire de l’inauguration de la chaîne de télévision al-Manar, Seyyed Hassan Nasrallah a déclaré, mardi 8 juin, que cette chaîne avait été fondée par les partisans et les adeptes de l’Imam Khomeini. Évoquant le tout récent anniversaire du décès de l’Ayatollah Khomeini, le feu fondateur de la Révolution islamique, Nasrallah a déclaré que l’imam Khomeini avait revivifié l’esprit de la révolution contre la tyrannie et l’esprit de la Résistance contre les belligérants.

« Les Palestiniens, quel que soit à Gaza, à Qods, en Cisjordanie et dans les territoires occupés en 1948, sont déterminés à défendre Qods et les valeurs sacrées. Il faut que l’Ummah les soutienne. Nous devrons faire de sorte que toute agression contre Qods signifie le déclenchement d’une guerre régionale. »

Al-Aqsa et al-Qods relèvent de la responsabilité de toute la nation arabe et islamique. Le peuple palestinien est décidé à protéger al-Qods et les lieux saints. Et c’est qu’il a montré dernièrement, comme à chaque échéance. Reste à la nation de prêter main-forte à ce peuple. Nous, dans l’axe de la résistance, œuvrons de concert pour instaurer de nouvelles équations sur le terrain en Palestinien. Le premier à avoir affiché sa disponibilité à défendre al-Qods fut le Yémen, à sa tête Sayed Abdel Malek al-Houthi et Ansarallah.

Plus loin, le secrétaire général du Hezbollah est revenu sur la crise au Liban : toute la crise est due aux monopoleurs qui accaparent ces produits de première nécessité. Sachez qu’il n’existe pas de solution radicale à cette crise, mais il faut entreprendre des mesures pour amoindrir cette situation pressante. Il ne faut pas avoir toujours peur des Américains. Le Liban malheureusement craint les États-Unis, et ces derniers bloquent toute aide à notre pays. Si le Liban accepte d’importer le carburant de l’Iran, immédiatement, la République islamique d’Iran enverra ses navires de carburant au Liban. 

Ayssar Midani, experte des questions politiques et Arnaud Develay, juriste en droit international, interviennent sur ce sujet.

 

Mots clés