Jun 23, 2021 10:08 UTC
  • Syrie: 1er clash F-35/Russie...

Ce n’est pas sans raison si l’armada US/OTAN/Israël s’est mise à s’agiter follement ces dernières heures en Méditerranée orientale.

Mardi 22 juin, alors même que le chef d’état-major sioniste, en visite à Washington, allait de rencontre ne rencontre arguant qu’un éventuel retour US à l’accord de 2015 irait droit exposer l’entité sioniste au « risque d’un tsunami nucléaire », puisqu’une bombe nucléaire iranienne avec un taux d’uranium enrichi à 60% et plus à Natanz et à Fordo n’était pas trop loin et qu’une mini bombe H « iranienne » balancée dans les eaux de la Méditerranée suffirait à ce que des houles géantes soient provoqués, non loin des côtes israéliennes, pour emporter avec elles Tel-Aviv et Gush Dan, la Royal Navy, elle, s’est  mise soudain en posture offensive.

Rappelons que cette posture de guerre otanienne dure déjà depuis bien longtemps plus précisément depuis août 2020 quand l’axe US/Israël a dévasté le port de Beyrouth via une frappe semi nucléaire, et ce, non seulement à l’effet de désarmer le Hezbollah mais encore pour contrer l’émergence de l’axe sino-russe dans un port méditerranéen qui sert de tremplin à tout projet énergétique ou commercial aux dimension planétaires. Mais ce comportement offensif anglo-français, soit deux pays ayant déployé des porte-avions en Méditerranée a pris une nouvelle tournure le 10 mai, quand les missiles palestiniens Ayyash-250, Qassem, A-120… tout comme les drones Shahab ont commencé à s’abattre sur les ports gaziers israéliens, à viser l’oléoduc Ashkelon-Eilat, Ashkelon-Ashdod ou les sites offshore Tamar et Léviathan en en provoquant, en l’espace d’à peine une demi journée la fermeture, une fermeture qui a duré 11 longs jours terriblement lourds en termes financiers mais aussi géostratégiques.

Les navires russes escortent les pétroliers iraniens à destination de la Syrie. Mais est-ce suffisant?
(image satellite)

Au fait ce méga choc « énergétique » sur quoi les médias dominant n’ont pas encore osé revenir, s’est produit sous le nez et la barbe d’une Russie qui n’a pas caché son plaisir de voir les pétroliers américains de taille de Chevron ou de Nobel Energy tout comme le tout nouveau venu émirati al-Mubadala de disparaître, la queue entre les jambes, de la scène énergétique méditerranéenne en si peu de temps et à si peu de frais.

Le méga producteur gazier qu’est la Russie n’aurait jamais imaginé que cette guerre de gaz qui se déroule avec une affreuse férocité dans cette mère stratégique, étendue de l’est à l’ouest et qui en 2020 a valu à l’axe US/OTAN d’expédier son « Sultan » sur les côtes libyennes et ce sur fond de querelle de clocher avec France, Chypre, Grèce, puisse aussi facilement être gagné par la partie avec qui elle « travaille » depuis 10 ans en Syrie. Ces 4700 missiles et roquettes de la Résistance qui ont remis en cause les fondamentaux de la technologie militaire occidentale, avec « une furtivité » et une précision, à tuer Patriot, Dôme de fer, Fronde de David, Arrow… , ont fait ce que des années de déploiement de la superbe flotte Méditerranée de la Russie n’aurait pas pu faire : Priver le camp d’en face d’un méga levier de pression contre la Russie à savoir la concurrencer pour alimenter l’Europe en gaz.

Car Moscou n’est pas né de la dernière pluie : il sait parfaitement que ce foutu accord d’Abraham que Trump, le pro-russe a fait signer aux golfiens visent certes à faire contourner le détroit d’Hormuz par le flux énergétique golfe Persique-Europe, au grand dam des pays de l’Iran et de l’Irak, tous deux composantes de l’axe de la Résistance, mais qu’en arrière-fond il y a l’idée de faire pomper le gaz offshore méditerranée depuis Israël, Chypre et Grèce vers l’Europe et faire saigner à blanc les caisses de gazodollars russes.

La bataille balistique de mai que l’axe Israël/US/OTAN a lamentablement perdu, face à la Résistance, puisque « l’Armée de l’air classique » qui a gagné en ex-Yougoslavie, ou en Libye .. n’a plus aucune utilité dans une guerre asymétrique version Iran-Syrie-Yémen-Hezbollah-Gaza, Londres tente désormais d’en éclipser la grande leçon aux yeux des Russes, en procédant par Turquie interposée à des provocations aéronavales. Ce n’est pas sans raison d’ailleurs si dès l’entrée en vigueur de la trêve ultra fragile Israël/Gaza, le Queen Elizabeth a participé sous commandement US à une méga manœuvre F-35 placée sous label « Falcon Strike 2021 » avec l’objectif annoncé « d’optimiser l’intégration entre les avions de 4e et de 5e génération », de « renforcer l’interopérabilité » et « d’augmenter le niveau de coopération s’agissant de la logistique relative au F-35 ».

Les F-35 Adir interceptés depuis la Syrie pendant la bataille de mai à Gaza. (Capture d'écran)

Certes, les commentateurs militaires atlantistes qui ont tout fait pour mettre en relief la présence des F-35 Adir Israël dans l’exerce ont cherché à y donner une couleur exclusivement anti-Résistance, mais Moscou a très bien compris que le Queen Elizabeth le menaçait lui, ses bases navale et aérien à Tartous, à Hmeimn à Qamichli, ses travaux de prospection gaziers menés au large de la Syrie ou encore cette présence de plus en plus demandée de la Russie dans les projets gaziers libanais qui depuis la victoire de mai de Gaza contre Israël devrait sérieusement pris en compte puisque l’Etat libanais et le Hezbollah sont déterminés à briser le blocus occidental, fût-ce au prix d’aller chercher des pétroliers iraniens en Iran à Baniyas en Syrie voisine ».

C’est sur base de tout ce qui précède que le porte-avions Elizabeth s’est mis lundi à foncer en direction de Tartous pour se placer face aux côtes syriennes peut-être cette fois non pas se réduire à de simples bombages de torse mais à de réelles frappes. La marine russe est en état d’alerte, elle, avec déjà deux croiseurs lance-missiles, une frégate lance-missiles, Moskva, mobilisés. Et ce n’est pas tout : pour la seconde fois en quelques semaines, des bombardiers russes Tu-22M3 ont fait irruption dans le ciel syrien depuis quelques heures, plus précisément à Lattaquié où ils ont à l’affût de tout agissement hostile. « Selon des informations préliminaires, des Tu-22M3 russes ont été envoyés au Moyen-Orient dans le contexte de l'émergence d'un groupe d'attaque de porte-avions de l'OTAN en Méditerranée orientale. Dans la séquence vidéo présentée, on peut voir le vol d'un bombardier à longue portée au-dessus de la partie ouest de la Syrie. La source ne précise pas exactement combien de bombardiers russes à longue portée sont arrivés en Syrie, alors qu'il n'y a pas non plus de commentaires officiels à ce sujet de la part du ministère russe de la Défense….la Russie est prête à démontrer au Royaume-Uni sa puissance écrasante, sans parler du fait que si des navires de l'OTAN tentent d'attaquer la Syrie et constituent une menace pour l'armée russe, alors l'ensemble du groupe aéronaval pourrait sera frappé. »

Des missiles tirés par la Résistance depuis la bande de Gaza, le 12 mai 2020. ©AFP

Mais Avia.pro ne sait visiblement pas tout de l’histoire : en Méditerranée orientale, la Russie n’est pas seule à affronter l’OTAN : il y a évidemment la Syrie mais encore les unités marines du Hezbollah ou celles de Gaza à qui revient le mérite de bloquer Tamar et Léviathan. Et puis, il semblerait que la 77e flotte de la marine iranienne y est aussi attendue, elle, qui vient de faire son baptême de feu en haute mer, en plein Atlantique avec son destroyer Sahand et son navire logistique Makran. Le destroyer Sahand  est équipé d’un système de défense antiaérienne de pointe Kamand et d’un système furtif qui lui permet d’éviter les radars de l’ennemi, et il est également apte à mener, sans ravitaillement, ses missions pendant cinq mois durant.

Les soldats israéliens filmés le soir du 1er juin au Golan occupé. (Twitter)

Le navire dispose d'un poste de pilotage pour hélicoptères, lance-torpilles, canons antiaériens et antinavires, missiles sol-sol et sol-air et une parfaite capacité de guerre électronique… C’est peut-être pas autant élargi que les équipements navals russes mais en temps post-modernes, c’est la furtivité et la précision qui comptent… Déjà à Gaza, la Résistance a intercepté des F-35 Adir sionistes et a même failli les buter, de l’aveu du commandement en chef de l’armée sioniste. Et si en Méditerranée, le S-300 voire le S-400 russes s’ajoutent à ses redoutables capacités, elle n’aura qu’à s’en féliciter…Surtout depuis si longtemps que la Résistance attende à ce que le S-300 tire…

 

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