Jun 28, 2021 09:43 UTC
  • Irak: les USA frappent l'électricité !

Le groupe terroriste de Daech a revendiqué la récente attaque à la roquette contre la centrale électrique de Salaheddine à Samarra.

Daech a revendiqué la responsabilité d'une attaque au missile contre la centrale électrique de Salaheddine à Samarra par le biais de ses médias affiliés, a rapporté l'ISNA. Le ministère irakien de l'Électricité a également annoncé que l'attaque avait été menée par des missiles Katioucha et endommagé des parties de la centrale.
Le ministère a déclaré que la ligne Diyala-Est de Bagdad a été coupée des deux côtés en raison du ciblage des tours d’électricité par des explosions et des opérations de sabotage près de la région de Khan Bani Saad.
À cet égard, l'Égypte a condamné cette attaque de Daech et exprimé sa solidarité avec le gouvernement de Bagdad, en réaffirmant son plein soutien à ses efforts pour combattre et éradiquer le terrorisme.
Le porte-parole du gouvernement irakien, Hassan Nazem, a déclaré : « Il n'y a pas d'obstacles aux exportations de pétrole vers le Liban. La décision de l'Irak est d'aider le Liban dans cette crise, et il est important que nous lui livrions du pétrole dès que possible », a-t-il déclaré. 
L'Irak a accepté d'exporter du pétrole vers le Liban en échange de services médicaux et hôteliers.
Par ailleurs, les dirigeants irakiens, jordaniens et égyptiens ont publié aujourd'hui un communiqué final à l'issue d'un sommet à Bagdad.
Dans le cadre des efforts visant à renforcer les relations et la coopération entre l'Irak, la Jordanie et l'Egypte, de la volonté des trois pays de renforcer les stratégies de coopération, d'accroître les mécanismes de coordination dans les domaines politique, économique, commercial, Industriel, sécurité, etc., d’utiliser les facteurs de prospérité et de développement et de promouvoir des efforts conjoints pour parvenir à une relation globale et stratégique, le communiqué indique plusieurs points :
 
1- Le Premier ministre irakien, Mustafa al-Kazémi, a accueilli le roi de Jordanie et le président d'Égypte lors d'un sommet trilatéral tenu à Bagdad le 27 juin 2021 pour discuter des moyens de coopération, de coordination et de relations globales et stratégiques entre les trois pays.
2- Ce sommet a été organisé pour donner un coup de pouce aux efforts des dirigeants des trois pays dans le domaine du renforcement et de l'amélioration des efforts conjoints dans tous les domaines et sur la base de l'accord sur les résultats des réunions précédentes.
3- Les dirigeants jordaniens et égyptiens ont salué les efforts diplomatiques du gouvernement irakien pour soutenir la sécurité et la stabilité régionales, et pour tenter de concilier les points de vue afin de résoudre les différends et de mettre fin aux crises dans la région.
4- Les dirigeants égyptiens et jordaniens ont salué les efforts du gouvernement irakien dans la lutte contre le terrorisme et le groupe terroriste de Daech, ainsi que les dévouements du peuple irakien et des forces armées.
5- Les dirigeants de la Jordanie et de l'Égypte saluent les efforts du gouvernement pour mettre en œuvre des réformes économiques et mettre en œuvre un programme gouvernemental qui ont contribué à surmonter la crise financière causée par la baisse des prix du pétrole et l'épidémie de Covid-19.
6- Les dirigeants jordaniens et égyptiens ont soutenu les préparatifs du gouvernement irakien pour les élections législatives d'octobre dans une atmosphère compétitive et équitable pour les élections des représentants du peuple.
7- Ils ont souligné leur soutien aux efforts du gouvernement irakien pour renforcer la sécurité et préserver la souveraineté nationale et empêcher l'ingérence dans ses affaires intérieures.
8- Les dirigeants irakiens et jordaniens ont soutenu les positions de l'Égypte et du Soudan sur la question du barrage de la « Renaissance » sur le Nil et ont souligné la nécessité d'empêcher toute action unilatérale, y compris la poursuite du remplissage du barrage sans parvenir à un accord juste et global.
9- Les dirigeants des trois pays ont souligné la nécessité d’augmenter les efforts pour parvenir à une paix juste et globale pour les droits légitimes du peuple palestinien et l'établissement d'un État indépendant dans les frontières de 1967 de Qods-Est.
10- Les dirigeants des trois pays ont souligné que le règlement du conflit repose sur la mise en œuvre des résolutions internationales et qu'Israël doit cesser toutes ses actions, y compris la modification du statut historique et juridique de Qods et des sanctuaires islamiques et chrétiens. Ils mettent l’accent sur l'importance de la famille hachémite dans la protection des valeurs sacrées des Musulmans à Qods.
11- Les dirigeants irakiens et jordaniens ont apprécié le rôle de l'Égypte pour mettre fin aux récentes tensions à Gaza et à la cessation des opérations militaires israéliennes. Ils se sont félicités de l'initiative de l'Égypte de reconstruire la bande de Gaza et de mettre fin aux problèmes de la population de la région.
12- Les dirigeants irakiens et égyptiens ont salué les efforts diligents et constants de la Jordanie pour mettre un terme à l'agression israélienne à Qods et dans d'autres régions palestiniennes.
13- Les dirigeants des trois pays ont discuté des derniers développements régionaux et internationaux et des efforts visant à trouver des solutions politiques aux crises régionales, notamment en Syrie.
14- Les dirigeants des trois pays se sont réjouis de la formation du nouveau gouvernement libyen et ont espéré qu’il réussira à gérer la phase de transition et à organiser des élections en décembre 2021. Ils ont également souligné la nécessité du retrait de toutes les troupes et mercenaires étrangers de la Libye.
 
La présidence égyptienne a également évoqué les détails du sommet Egypte-Jordanie-Irak à Bagdad dans un communiqué. Le porte-parole du président égyptien, Bassam Razi, a déclaré que les dirigeants des trois pays ont discuté des moyens de renforcer la coopération trilatérale dans divers domaines dans le cadre des relations historiques et fraternelles.
Les participants du sommet ont mis l'accent sur le soutien à la mise en œuvre de projets stratégiques et de mécanismes de coopération trilatérale, en particulier au niveau sécuritaire et politique.
Ils ont discuté des moyens de renforcer la coopération économique, commerciale et d'investissement dans le but de façonner une nouvelle phase de leurs relations stratégiques globales et sur la base d'objectifs de développement communs.
Le porte-parole présidentiel égyptien a déclaré : « Lors du sommet, les trois pays ont discuté de questions et de problèmes d'intérêt commun, en particulier la cause palestinienne. Ils ont souligné leur soutien au peuple palestinien dans la réalisation de ses droits légitimes, y compris la création d'un État sur la base de résolutions internationales. » Ils ont salué les efforts de l'Égypte à cet égard.
Selon le porte-parole du président égyptien, les présidents irakien et égyptien et le roi de Jordanie ont également souligné la nécessité de renforcer la coordination entre les trois pays sur les questions régionales les plus importantes pour relever les défis et les dangers communs.
Le Premier ministre irakien a également annoncé un accord sur le lancement de projets de développement entre l'Irak, l'Egypte et la Jordanie.
 
L'Iran ne fournira pas de vidéos à l'AIEA
Le président du Parlement iranien a dit que Téhéran ne remettrait désormais à l'AIEA aucun enregistrement vidéo de ses sites nucléaires. 
Mohammad Baqer Qalibaf a annoncé dimanche que l'Iran ne fournirait pas à l’Agence international de l’énergie atomique (AIEA) l'enregistrement vidéo de ses activités nucléaires.
« J'ai déjà parlé de l'Agence. A la fin de ce trimestre, rien n'a été renouvelé. Or aucun enregistrement vidéo ne lui sera remis… La loi est exactement appliquée », a-t-il souligné.
L'ambassadeur et représentant permanent d'Iran auprès des organisations internationales basées à Vienne, Kazem Qaribabadi, a annoncé le 24 mai que son pays avait déclaré à l'AIEA sa décision de prolonger le délai d'arrêt de l'enregistrement vidéo de ses activités nucléaires.
La décision de la République islamique d'Iran de poursuivre les enregistrements de la caméra de l'AIEA pendant un mois au maximum a été communiquée lundi au directeur général de l'Agence, Rafael Grossi. 
« Les données [enregistrées] des trois derniers mois sont toujours en possession de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran (AEOI) et ne seront pas communiquées à l'AIEA, à moins que les puissances mondiales ne s'entendent avec l’Iran pour la relance de l'accord sur le nucléaire », a précisé M. Qaribabadi.
Ceci étant, les données recueillies le mois prochain seront la priorité de l’Iran. La réglementation et les conditions pour le transfert ou la rétention des données enregistrées au cours du prochain mois seront similaires à celles de la période de trois mois mentionnée dans l'accord entre l'Iran et l'AIEA.
Il a conseillé aux pays négociateurs de saisir l'opportunité, présentée grâce à la bonne volonté de l'Iran, de lever l’intégralité des sanctions de manière pratique et vérifiable pour relancer l'accord sur le nucléaire.
 
En outre, le secrétariat général du Conseil suprême de sécurité nationale a annoncé dans un communiqué que le délai de 3 mois pour le stockage des données des caméras de l'AIEA installées dans les installations nucléaires iraniennes avait pris fin le 24 mai, mais qu’il serait prolongé d’un mois pour donner une dernière chance aux pourparlers de Vienne.
Le protocole additionnel est volontairement mis en suspens par l'Iran en vertu de la «loi d'action stratégique du parlement pour lever les sanctions et protéger les intérêts de la nation iranienne».
Compte tenu des négociations techniques en cours sur le règlement des questions de garanties entre l'Iran et l'AIEA, qui se déroulent en parallèle des pourparlers de Vienne, l'Iran continuera à conserver les données des caméras de surveillance pendant un mois à compter du 24 mai pour donner aux négociations l'opportunité de progresser.
Entre-temps, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, avait auparavant annoncé que Téhéran n’autorisait pas l’accès des inspecteurs de l'AIEA aux sites nucléaires au-delà de l'accord de garanties, même si Téhéran accepte de prolonger l'accord précédent.
« La discussion sur cette question est en cours au sein du Conseil suprême de sécurité nationale. L'Organisation de l'énergie atomique d'Iran fera une annonce officielle au plus tôt lorsque ce processus prendra fin », a déclaré Khatibzadeh aux journalistes dans une conférence de presse à Téhéran.
« Il est important de noter que cet accord n’autorise pas l'Agence à accéder à nos sites nucléaires au-delà de l'accord de garanties, il s'agit d'une décision interne de la République islamique d'Iran d'accepter la demande de l'agence de maintenir son enregistrement vidéo dans le cadre du Protocole additionnel. Aucun permission n'a été accordée à l’Agence depuis le jour où la loi du Parlement a été mise en œuvre », a-t-il indiqué avant d’ajouter : « Si l'accord est prolongé (entre l'Iran et l'AIEA), aucun accès au-delà de l'accord de garanties ne sera accordé à l'Agence. » 
Si l'Iran et le Groupe 4+1 (Chine, Russie, France et Grande-Bretagne + Allemagne) parvenaient à un accord à Vienne, les enregistrements vidéo des activités nucléaires de l'Iran pourraient être fournis à l'AIEA.
 
Israël s’empêtre-t-il dans le bourbier d’une guerre civile ?
Alors que les médias israéliens lèvent le voile sur de violents affrontements entre l'armée israélienne et des juifs extrémistes, un journaliste israélien n’exclut pas une répétition des événements des années 1990 dans les Balkans.
La chaîne 12 de la télévision israélienne a rapporté ce lundi que des soldats israéliens avaient lancé des bombes assourdissantes vers des Haredims (juifs ultra-orthodoxes) qui organisaient un rassemblement près de Ghoush Etzion, en signe de protestation contre la présumée profanation d’une tombe juive à proximité de la zone.
D’autre part, un membre de la Knesset a qualifié le nouveau cabinet israélien de premier cabinet antisioniste de l'histoire d'Israël et a déclaré à la presse que « le cabinet de Bennett cherche à démanteler le sionisme ». Il s’est dit convaincu que Naftali Bennett ne tiendrait pas ses engagements.
Un usager des réseaux sociaux a averti qu'Israël pouvait devenir la Bosnie des années 90. « Au cours des deux prochaines décennies, nous assisterons probablement à une guerre ethnique en Israël, et ceux qui ont la double nationalité partiront », a-t-il estimé.
Auparavant, des rabbins israéliens avaient mis en garde contre une tentative du cabinet israélien d’évacuer les colonies en Cisjordanie, soulignant que si le nouveau cabinet voulait restituer leurs terres aux Palestiniens, il déclencherait une guerre avec les militaires israéliens. 
Tout porte à croire que cela était plutôt une rançon du cabinet de Bennett, et que l'armée israélienne elle-même prépare le terrain pour la saisie de terres palestiniennes et y loger les immigrants israéliens. ???
 
Quoiqu’il en soit, l’opposition entre les différentes factions en Israël s’intensifie de jour en jour, au sein même de l'armée et des différents groupes ethniques juifs.
Dans ce contexte de crise aigue, l'ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis et aux Nations unies a informé dimanche le nouveau Premier ministre de son intention de cesser ses fonctions.
Selon Le Jerusalem Post, l'ambassadeur d'Israël en poste à Washington a annoncé sa décision dans une interview.
Il a informé Bennett qu'il souhaitait mettre fin à son mandat d'ambassadeur d'Israël aux États-Unis dès qu'une autre personne serait désigné à ce poste.
Le haut diplomate israélien a évité de donner toute explication à cet égard. Il est à noter que Gilad Ardan avait une approche très hostile envers l'Iran. Il a récemment déclaré que si la nouvelle administration américaine revenait à l'accord précédent avec l'Iran, Israël ne ferait pas partie du processus, et que si les États-Unis revenaient au même accord dont ils s'étaient retirés, ils perdraient tous les leviers de pression face à la RII.
Il n'a pas pu cacher son mécontentement face aux récents progrès dans les négociations de Vienne sur le retour de Washington à l’accord nucléaire. Dans une interview avec la chaîne 12, Ardan a reconnu que Tel-Aviv n'était pas satisfait de l'avancement des pourparlers. Ardan a annoncé une pleine coopération entre Tel Aviv et Washington, affirmant que les États-Unis et le régime israélien ont un objectif commun : empêcher Téhéran d'acquérir [la bombe nucléaire].
Pour rappel, Ardan a jusque occupé plusieurs postes importants au sein du cabinet d’Israël. Il a été ministre des Communications, ministre de la Sécurité publique et ministre des Affaires stratégiques au sein des cabinets précédents.
 

 

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