Jul 03, 2021 09:40 UTC
  • 1er essaim de drones a frappé Israël!

Dans un article daté d’il y a cinq jours, le quotidien israélien, Jerusalem post, reconnaissait la crainte mortelle de l’armée israélienne d’avoir bientôt à faire avec les drones,

une armée qui rappelons-le s’est montrée littéralement incapable de faire quoi que ce soit pour éviter un effondrement du front intérieur, quand au mois de mai, le front de guerre anti-Israël s’est mis soudain et au mépris de toutes les prévisions à s’activer et à inverser un peu les rôles en imposant depuis Gaza, un blocus aérien, maritime et terrestre totale sur ces quelques kilomètres de terre palestinienne volée que l’Empire appelle Israël et qu’il croyait jusque-là, avoir « immunisé » à coup de milliards de dollars d’aide militaire. JP évoquait le drone Gaza que l’Iran « a dévoilé à dessin le 22 mai, soit quelques heures après l’entrée ne vigueur de la trêve », comme « dire à Israël que la bataille balistique du mois de mai aura un volet de drone à venir ».

Le journal relève pour le reste non seulement les 13 bombes que le plus grand drone de l’arsenal de la Résistance peut embarquer avant de « les lâcher sur une cible bien choisie exactement comme un avion de combat » mais encore et surtout sa portée qui est d’ordre de 7000 km, soit « bien plus que le F-35 Adir » qui lui « a besoin de se ravitailler en vol si jamais Israël décidait de les envoyer à l’assaut des sites nucléaires iraniens »: « Gaza ou Shahed-149  est le F-35 iranien qui peut partir, vu, ce dont Israël a été témoins en mai, non seulement de l’Iran mais du sud-Liban, du Yémen, de la Syrie ou encore de l’Irak » pour venir frapper Israël. « Il suffit que Gaza se mette en essaim avec d’autres drones de sa gamme et on pense à Shahed-129 ou à Shahed-171 pour broyer en peu de temps la totalité des infrastructures onshore et offshore israélien… Même nos bases aériennes les mieux protégées n’échapperaient pas à une telle attaque, comme elles n’ont pas pu échapper aux missiles balistiques du Hama au mois de mai», soulignait le journal. Mais traumatisé qu’était l’auteur de l’article par la bataille de mai, il ne savait visiblement pas qu’au moment où il rédigeait son texte, Israël venait de subir de plein fouet son « premier attaque de drone en essaim », là où il l’attendait le moins :

Le 25 juin, simultanément à la grande parade militaire des Hachd al-Chaai en Irak, deux localités situées au nord-est d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien, et situées à quelque kilomètres de distance, ont été prises pour cible d’une nuée de « cinq drones ». Ces deux localités se trouvaient non loin du village de Pirmam et Goumaspan, où habitent des employés d’ambassades étrangères en Irak et où les États-Unis construisent leur nouveau consulat. A en juger les images qu’ont publiées précipitamment les autorités d’Erbil, les appareils ont été tous les cinq, kamikazes et fabriqués en composite plus de la fibre de carbone.

Toujours selon ces autorités, « l’attaque n’a fait qu’infliger des dégâts aux bâtiments sans laisser aucune perte ». Et pourtant, plus d’un analyste relie désormais cette attaque à l’essaimage à la frappe aérienne que l’US Air Force a lancée quelques heures plus tard contre le point de passage Abou Kamal-Qaem sur la frontière syro-irakienne, frappe à coup de huit missiles GBU et qui a coûté la vie à quatre combattants de la Résistance alors qu’ils veillaient à la sécurité des frontières. Le communiqué du Pentagone qu’a signé dans la foulée John Kirby, n’arrête d’ailleurs pas d’évoquer de la façon obsessionnelle « le danger des drones » ou encore « la volonté US de déclencher [via cette frappe] une désescalade ».

The Drive, revue militaire américaine a relevé même dans ce communiqué une certaine confusion quand il affirme n’avoir frappée qu’Abou Kamal, situé en Syrie, évitant de mentionner visiblement de façon volontaire le nom de Qaem en Irak. Tout ceci nous mène au résultat suivant : le raid du 25 mai avait quelque chose de totalement inhabituelle qui aurait fait sortir les chefs de guerre du Pentagone de leurs gonds et leur fait commettre la folie de bombarder la Résistance, alors même que les troupes US sont totalement assiégées à travers leurs bases à Ain al-Asad, à Harir, à Balad et à Victory entre autres et que, pas plus tard que ce vendredi, leur 200 ème convoi logistique à été frappé à coup d’engin improvisé. Cette folie a été portée au grand jour quand 24 heures plus tard la Résistance irakienne a lancé une très lourde frappe aux missiles contre la plus grande, la plus fortifiée des bases US en Syrie orientale, à savoir al-Omar, site de pétrole de contrebande que les Yankee occupent depuis 2017.

Mais que s’est-il passé au juste le 25 juin à Erbil ? Depuis avril et son passage du stade de missile au stade de drone, la Résistance a déjà lancé huit opérations de drone contre les Yankee. Trois d'entre elles ont visé des localités dans la province d’Erbil, deux ont été menées contre la base aérienne d’Ain al-Asad, dans la province d’al-Anbar, et trois autres ont ciblé des zones dans la banlieue de Bagdad. Le 14 avril 2021, le siège de la CIA à l’intérieur de l’aéroport d’Erbil a été frappé par un drone suicide. Bien que les autorités américaines aient annoncé que l’attaque n’avait fait aucune victime, les images satellites montrent que le drone a touché sa cible avec une impressionnante précision. Le 8 mai 2021, un autre drone suicide a frappé un hangar à l’intérieur de la base aérienne d’Ain al-Assad, dans la province d’al-Anbar, causant des dégâts matériels, visiblement aux drones MQ-9 US confirmés par l’armée américaine.

Le raid du 11 mai 2021 a été encore plus spectaculaire, la cible ayant été le centre des opérations spéciales de l’armée américaine, situé à l’intérieur de la base militaire de Harir, au nord-est d’Erbil. Le bâtiment a été en partie endommagé mais les autorités américaines n’ont confirmé aucune victime. Les 10, 13 et 22 juin 2021, trois attaques au drone ont ciblé le camp Victory, à l’aéroport de Bagdad mais aucun détail n’a été communiqué à ce propos. Le dénominateur commun de toutes ces attaques est qu’elles n’ont provoqué aucune perte, tout en étant d’une furtivité et d’une précision redoutable.

Or le 25 juin 2021, de ces deux locaux visés par les cinq appareils de la Résistance à Erbil, l’un a été le consulat US et on croit volontiers, le Pentagone quand il confirme qu’il n’y pas eu de morts américains. Mais le flou reste entier sur l’autre attaque qui a visé un mystérieux hôtel très fréquenté et qui selon toute vraisemblance, a été le nouveau siège du Mossad ! Une attaque qui aurait selon les sources de la Résistance trois morts. Les drones deviennent donc "mortel" et ceci est un tournant, peut-être pas contre les Américains mais contre les terroristes sionistes.

 Depuis avril, c’est la seconde fois que le renseignement israélien est frappé de la sorte en plein Kurdistan irakien, bien que la première opération effectuée le 10 avril, laquelle avait fait au moins 10 morts et blessés parmi les officiers du Mossad aurait poussé ce dernier à revoir de fond en comble ses plans, à redéfinir ses objectifs et à fausser les traces pour éviter un nouveau coup de la Résistance.

Mais la Résistance a fini encore par en identifier le siège et son attaque a été sanglante.  Sabereen News affirme que le 25 juin trois officiers du Mossad ont trouvé la mort dans le raid et aurait été évacué à bord d’un avion à Tel-Aviv. Israël a-t-il poussé l’US Air Force à bombarder le siège de Kataëb Hezbollah à Abou Kamal-Qaem pour dissuader la Résistance de la traquer, d’en éliminer les bases les unes après les autres au Kurdistan irakien, cet havre de paix pour l’entité où elle agit sans cesse contre la Résistance ?

Très probable, sinon comment comprendre la presque simultanéité de cette attaque et la visite précipité du ministre sioniste des Affaires étrangères, Lapid aux Emirats où ce dernier a ouvert avec fracas l’ambassade sioniste bien que le monde entier sache qu’après la bataille balistique de mai, la normalisation n’existe plus, que son volet énergétique avec en toile de fond le pipeline golfe Persique-Eilat ou la liaison ferroviaire Eilat-Aqaba ne sont que des chimères, la puissance balistique de la Résistance ne permettant aucune fantaisie dans ce domaine. Aux Emirats, Israël a donc cherché à ramer contre son destin, non seulement en s’offrant une profondeur stratégique qu’il n’a plus « chez lui » du fait des missiles ennemis mais encore en se dotant par Emirats interposés d’une nouvelle base de renseignement, d’espionnage, de sabotage anti- Résistance, sa présence « irakienne », on ne peut désormais plus aléatoire.

Mais est-ce suffisant pour conjurer le sort ? Jeudi, les médias israéliens ont rapporté la mort « suspecte » de Sharon Asman, commandant en chef de l’unité d’infanterie Nahal « au cours d’un exercice militaire près de Natanya » : Une chute qui lui aurait été fatale, dit l’armée israélienne sans craindre le ridicule. Et pourtant l’intéressé n’a pas été du genre à faire du jogging en pleine manœuvre après 25 ans de carrière à la tête de plusieurs commandements et participé à la guerre de 2006 contre le Liban, de 2014 contre Gaza et puis finir par échouer sure le front Nord en attendant que les commandants du Hezbollah franchissent les frontières à l’assaut de la Galilée.

En haut, Sharon Asman, en bas, James C Willis 

Au fait la réalité serait bien d’autre : Asman aurait été liquidé à quelques heures d’intervalle d’une autre liquidation, celle de James C Willis, haut commandant de l’US Air Force basé au Qatar, comme le rapporte Air Force Times. Décidément les opérations contre le Mossad se multiplient et elles se croient avec celles qui vise la CIA… Asman et Willis ont été impliqués dans l’assassinant ciblé des hauts-commandants de la Résistance iranienne et irakienne le 3 janvier 2020 à l’aéroport de Bagdad. Les deux auraient séjourné au Qatar… travaillant sans doute sur de nouveaux plans. Leur élimination n'a qu'un message : l'ère de l'impunité US/Israël est révolue...militairement bien sûr mais encore dans le domaine du renseignement. Le Mossad n'est plus à l'abri en Irak ni nulle part ailleurs...tant pis pour les normalisants. 

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