Jul 07, 2021 09:40 UTC
  • Erbil frappée encore, l'US Army saigne...

Quatrième super coup anti-US en l’espace d’à peine quatre jours et pas des moindres : alors même que la presse atlantiste annonce très haut en couleur le redéploiement « urgent », depuis le Qatar des unités de l’armée de terre US sur les frontières jordaniennes avec l’Irak et la Syrie,

soit non loin de ce fameux triangle frontalier Irak-Syrie-Jordanie, dit al-Tanf où les États-Unis maintiennent depuis 2016 une base illégale en soutien aérien à Israël, et en guise de camp d’entraînement des terroristes daechistes dont la mission consiste à s’infiltrer dans les déserts de Homs, à attaquer l’armée syrienne et ses alliés ou encore à tenter de foncer en direction du territoire irakien, ce qui relève de l’impossible, Harir, la méga base aérienne US au Kurdistan irakien, ce désormais ex havre de paix de l’axe US-Israël en Irak, a été prise pour cible d’une très complexe opération drone-missile dans la nuit de mardi à mercredi, le 7 juillet. En effet depuis le 4 juillet, les troupes US font face à une véritable tempête d’attaques asymétriques à coup de missiles tactiques, de roquettes de 107 et de 122 mm et évidemment de drones étendus sur une zone de pas moins de 700 kilomètres de longueur entre Deir ez-Zor à l’est de la Syrie d’une part et al-Anbar à l’ouest de l’Irak de l’autre.

C’est une tempête balistique qui s’abatte sur ce que l’armée américaine croit avoir construit de plus solide, de plus fortifié, de moins pénétrable puisqu’y sont passés, la base-site de pillage de pétrole illégale US au nord de Deir ez-Zor, al-Omar, visée à deux reprises par pas mois de 17 missiles tactiques, mais encore Ain al-Asad qui a connu le 5 juillet au soir sa huitième frappe aux roquettes depuis le début de l’année et tout ceci sur fond des raids anti convois logistiques US qui se poursuivent au sud, au centre et dans la banlieue de Bagdad à raison non plus comme par le passé d’une seule bombe improvisée visant un convois, mais 3 à 4 engins qui ciblent le trafic d’armes et de munition US entre la Syrie, l’Irak et le Koweït. Le 6 juillet, la zone des opérations anti US s’est soudain projetée vers une « zone interdite » ou décrite comme telle, soit cette fameuse Green Zone de Bagdad qui depuis le raid des F-15 et F-16 de Biden contre les positions de la Résistance à Abou Kamal-Qaem le 26 juin, n’a cessé d’être en état d’alerte, quitte à voir outre des vols paniqués des hélico américains, son bouclier de chars, de blindés et de mortiers grossir d’heure en heure.

Et pourtant ce premier de quatre drones qui s’est infiltré dans le quartier militaire de l’ambassade Union-1, a percé si furtivement, si allègrement ce muraille de fer et d’acier que le colonel Wayne Marotto, porte-parole de la coalition, se sentait soulagé que ses batteries de C-RAM aient pu s’activer une fois que les drones se soient abattus à l’intérieur du site ! Toute la soirée de lundi, les images de ce pauvre C-RAM, qui un peu à l’image de Dôme de fer israélien, tirait à l’aveuglette, faisait à la fois le tour des médias pro Résistance. C’est à croire que le savoir-faire radars est tout à refaire au sein de cette première armée du monde qui se dit l’inventeur du meilleur chasseur furtif du monde !

Ceci étant,  le raid de cette nuit de 6 à 7 juillet contre la base américaine à Erbil a été autrement innovant. Non pas par sa survenance, car Erbil n’est plus ce lieu sûr que l’axe US-Israël croyait et ce, au moins, depuis le mois d’avril, date à laquelle la Résistance a inauguré le bal balistique et puis dronesque en prenant pour cible de ses 24 roquettes Harir, puis en y envoyant ses drones à l’assaut des unités spéciales de l’armée US et ses commandos, à la chasse du Mossad.

Ce dernier a d’ailleurs saigné et pour la seconde fois, pas plus tard que le 25 juin, quand un nouvel essaim de 5 drones s’en est pris à ses nouveaux locaux qu’il pensait avoir bien dissimulé dans un village lointaine du Kurdistan irakien. Au milieu d’autant de coups, ni les USA ni Israël et encore moins leurs accointances locales ne devraient pas avoir les oreilles sur les lauriers ou mieux être constamment en alerte. Cela fut le cas, n’empêche que les forces d’occupation ont été encore prises de court.

Selon Sabereen News, le 5ème raid contre la base aérienne Harir, équipée depuis 2020 d’au moins deux batteries de missiles Patriot lesquelles batteries n’ont pas encore quitté l’Irak aurait impliqué à la fois trois drones et 20 roquettes tactiques ; Des images publiées par les chaînes de la Résistance n’indiquent aucune réaction ni riposte de la part de ses batteries de DCA, pas même les tirs à l’aveuglette des C-RAM déployés à l’ambassade base US à Bagdad.

Visiblement parallèlement à une intensification des attaques anti-américaines, on assiste à une amplification des raids dans l’espace Syrie-Irak  mais encore à une sophistication des coups. Car pour répartir la tâche entre drone et roquette intelligente, les experts en sont conscients, il faut un niveau de synchronisation tactique qui n’est pas à la portée de tout le monde. En effet, plus d’un analyste militaire parierait sur l’émergence de nouvelles armes sur la scène de cette grande confrontation qui n’épargne plus ni le Kurdistan irakien ni la Syrie où le face-à-face US/Résistance n’existait pas il n’y a pas si longtemps. Le drone Ababil et la roquette Fajr-1 ou Arash-4 ont-ils cédé la place à un prototype nouveau de drone-roquette qui a fait si impeccablement le travail hier soir en s’abattant encore sur les parties les mieux protégées de la base Harir ?

Il pourrait bien s’agir des drones Arash. Le drone « Arash » avec une portée de 1400 km dispose d’une capacité avérée anti-radar et peut écraser ainsi les défenses aériennes. Il est aussi considéré comme le drone suicide ayant la plus grande portée à l’échelle mondiale. C’est un appareil à turboréacteur et au combustible solide doté visiblement de dispositif de réception d’ondes radars et capable sur cette base de créer d’espace de vide à radar, ce qui fait de THAAD, de Patriot, de C-RAM ses proies faciles. Mais ce n’est pas tout : le raid hybride drones-roquettes d’hier soir renvoie à une autre vertu d’Arash, celle de pouvoir être lancé à partir des lance-roquettes mobiles. Soit un petit détail qui augmente la mobilité et la célérité de l’appareil en phase de dissimulation. C’est là un tournant qui risque de coûter encore plus cher aux USA des Biden leur obstination à préserver coûte que coûte leur présence militaire en Irak.

Ce « chaos parfaitement organisé » par la Résistance à l’adresse des USA vient de déborder les frontières du seul Irak pour s’étendre au nord kurde et à la Syrie dans le même temps. Cela vaut aux Yankee d’être constamment en état d’alerte, un état fort coûteux financièrement et psychologiquement. Au fait, le soldat Ryan se trouve exactement dans la même situation que le soldat israélien lambda. Reste à savoir si ces 20 000 GI’s que le général McKeznie vient de déployer sur les frontières jordaniennes avec la Syrie et l’Irak pourront changer la donne : McKeznie a reconnu déjà par trois fois avoir perdu la bataille aérienne face aux drones de la Résistance ; il ne tardera pas à reconnaître qu’il est perdant aussi au sol.

Mardi quelques heures avant le méga feu d’artifice à Erbil, le secrétaire général des Kataib Sayyid al-Shuhada, Abu Ala al-Walai, l’un des deux groupes à avoir été bombardé le 26 juin à Abou Kamal, a déclaré dans une interview à l'Associated Press : « Nous voulons mener une opération que tout le monde qualifie de vengeance contre Washington. L'opération de vengeance contre les Américains peut être menée par terre, mer, air ou n'importe où ailleurs.

Le comité de coordination des groupes de Résistance irakiens prépare la riposte à l'attaque américaine pour venger la mort de quatre combattants de la 14e brigade des Hachd al-Chaabi. Selon ce dernier, le comité de coordination des groupes de Résistance insiste sur des mesures de rétorsion et il est en mesure de traquer et de punir les forces américaines en Syrie,au Koweït voire en Arabie saoudite… la grande chasse ne fait que commencer...Peu après la cinquième frappe contre la base US à Erbil, le feu partait dans tous les sens à l'aéroport de Bagdad pour atteindre très rapidement le QG des opérations conjointes Irak-USA... ou mieux dit ce qui lui en reste désormais... l'US Air Force est neutralisé en Mésopotamie. 

 

 

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