Jul 29, 2021 10:51 UTC
  • Un F-35

La géniale idée d’une Syrie, qui tirant des salves croisées de roquettes mais aussi surtout de missiles, combinée pourquoi pas à des nuées de drones contre Israël, et ce, consécutivement voire simultanément à des frappes aériennes que l’entité sioniste a l’air de vouloir continuer à mener contre les sites militaires voire les infrastructures syriens,

fait son chemin au sein du QG de la Résistance. Ce mercredi à Damas, il en aurait même été peut-être question quand le président Assad, ayant reçu le président du Parlement iranien, Ghalibaf, a réitéré que l’Iran en particulier et l’axe de la Résistance en général, et là, l’allusion est faite évidemment au Hezbollah et aux Hachd et aux Fatemiyoun entre autres, il est hors de question qu’ils quittent la Syrie avant que la libération des territoires syriens n’aura été complète.

La presse n’en dit rien mais cette assertion présidentielle mise à cote de cette autre phrase du président Assad, toujours prononcée au cours de cette rencontre, selon qui « l’Iran est le principal allié de la Syrie », suppose que les raids et frappes aériens israéliens se poursuivront. C’est sans doute à partir d’un tel constat que la Russie de Poutine a jeté une pavée dans la marre en cette fin de juillet en faisant échec aux trois derniers raids aériens israéliens ciblant les hauts lieux de la Résistance, Alep sud, Qusseir et Damas sud.

La presse sioniste en veut à mort ces jours-ci à Poutine d’avoir envoyé au-devant de la scène le général Vadim Kulit expliquer au monde entier comment ses batteries de missile BukM2 aidées par les Pantsir-S que l’axe US-Turquie-Israël avait réussi à tourner en ridicule en octobre 2020 quand les drones Bayraktar turcs s’abattaient sur elles et les pulvérisaient dans le Haut Karabak et ce, très sournoisement, à la faveur des cartes satellites US sur pré-fournies en coulisse à l’armée du Sultan, ont ratatiné 17 des 18 missiles Air Sol israéliens tirés du 18 à 21 juillet depuis la Méditerranée et d’al-Tanf. En Israël la panique le dispute d’ailleurs à la surprise.

Se référant à une source proche du ministère russe de la Défense, cette même presse rapporte que déjà à la veille du changement du gouvernement en Israël, la Russie avait projeté des « plans secrets » pour réduire les attaques israéliennes contre la Syrie. Israel Hayom dit même que Moscou cherchait à modifier les règles du jeu aérien à l’effet de mettre du frein à l’action de l’armée de l’air israélienne. Le journal va même jusqu’à souligner que « la Russie établira un cadre formel nouveau, Bennett n’étant plus l’ami de la Russie comme l’a été le Moldave Netanyahu, cadre visant à déterminer « ce qui est autorisé » et « ce qui est interdit à faire - pour Israël - en Syrie ».

Puis le journal se réfère à un autre événement qui lui paraît lié à ce changement de camp et qui concerne plus particulièrement Deraa, cette province stratégique du sud et limitrophe de la Jordanie où un cessez-le-feu entre État et terroristes soutenus par Israël est en vigueur depuis 2018, date à laquelle la Russie s’est entreposée et a pacifié la Ghouta, Soweida entre autres. Or depuis cette date les cellules terroristes pro Israël continuaient à semer le désordre, là encore, prétend le journal, « à la faveur de la mansuétude russe » : « Mais depuis que Moscou tend à changer les règles du jeu aériens en Syrie, l'armée syrienne y mène une puissante offensive contre les positions des rebelles, alimentés en armements et en fonds par Israël et la Jordanie. Les forces de la 4e division de l'armée syrienne resserrent l’étau et menacent de prendre d'assaut Deraa al-Balad, où des membres de l'Armée syrienne libre continuent de se réfugier. L'armée utilise des slogans qui disent « Avec notre âme et notre sang, nous vous sauverons, Bachar Assad ».

Des chars sont impliqués dans l'assaut. Des sources proches des rebelles à Idlib rapportent que les forces libanaises du Hezbollah se préparent également à frapper Deraa al-Balad, aux côtes des forces du gouvernement syrien, et tout ceci prouve que la Russie change non seulement de cap dans le ciel mais également au sol », poursuit Israel Hayom qui ajoute : il semble donc la coopération entre la Russie et Israël en Syrie-est surtout que la défense russe a procédé dans un mouvement parfaitement sans précédent à modifier l’emplacement des sites de DCA syrienne, de façon à brouiller les F-16 israéliens et les priver de toute possibilité de suppression, une tactique qui a promis pendant toutes ces années la saturation des radars de la DCA syrienne.

Mais ce changement de cap aérien que la Russie cherche à imposer avec de « nouvelles lignes rouges » à ne pas franchir, est-ce réellement lié à la disparition de Netanyahu, le pro russe et son remplacement par Bennett le pro Américain ? Pas vraiment.

Les analystes politiques font remonter le début de cette modification stratégique au mois de mai, au moment où l’entité sioniste a commis l’irréparable faux pas de profaner al-Qods et de déclencher la toute première tempête balistique de l’axe de la Résistance à son encontre, une tempête qui a duré 10 jours, du 10 au 21 mai et qui emporté avec elle, le mythe d’invulnérabilité de l’armée de l’air d’Israël, de ses capacités à rester le hub stratégique US au cœur du Moyen-Orient. Les chinois eux l’ont compris dès le 3e jour de bataille quand ils se sont mis à dénoncer dans les termes les plus vifs et pour la première fois, les crimes commis par Tel-Aviv au Conseil de sécurité. Les Russes eux, ont mis du temps pour se rendre à l’évidence.

L’activation de Buk M2E dans le paysage de la Défense aérienne syrienne qui compte comme chacun le sait à la fois des S-300 et des S-400 va ainsi dans l’ordre naturel des choses, lequel ordre authentifie la marginalisation d’une entité israélienne qui n’a pas réussi à détruire, ne serait-ce qu’un seul site de lancement de missiles de Gaza en 10 jours de frappes incessantes et ce, en dépit des tonnes de GBU et de JDAM larguées. En mai, la Russie a ainsi vaguement pressenti le premier acte de la fin annoncée d’un Israël qui a vu en l’espace d’à peine 8 heures des dizaines de missiles s’abattre sur six de ses principales bases aériennes, éparpillées entre le sud et le centre et on pense à Tel Nof, Hatzor, Hatzerim, Nevatim, Ramon et Palmachim et ce, sans qu’un seul missile intercepteur « Tamir » de Dôme de fer ne soit tiré. Cette Russie sait désormais que la Syrie, à titre de « partie intégrante » de l’opération historique de « l’Epée de Qods », ne restera pas les bras croisés à subir les coups et qu’elle frappera Israël.Autant donc trancher et renforcer sa DCA en vue de ce méga clash final.

Pour la petite histoire, Israel Defense rapporte que les Américains, encore bien groggy par le coup du mois de mai, se seraient livrés à une folle expérience : employer les F-35 pour remplacer les radars des Patriot : « Une expérience innovante a récemment été menée au Nouveau-Mexique lorsqu'un missile Lockheed Martin PAC-3 a intercepté avec succès une menace de missile de croisière sur fond des données transmises par un chasseur furtif F-35 utilisé comme "capteur aéroporté" !

Alors sous l'effet des missiles qui ont eu la peau des Patriot, le F-35 réduit au rang de simple radar pour aider le Patriot dans leur entreprise d'interception à 99% ratée ?… Et dire que cette fameuse "dinde volante" qu'est le F-35  A, B, Adir... a servi pendant des années à discréditer l'arsenal aérien russe… Mais en mai, les radars « syriens » de la Résistance avaient aussi intercepté des F-35 et de l’aveu du commandant en chef de l'armée de l'air sioniste Amikam Norkim, "les missiles intercepteurs du Hamas ont même failli d’en avoir la peau…". Au train où vont les événements les bases aériennes et les sites sensibles israéliens n'auront pas de beaux jours devant eux, l'axe Russie-Résistance ayant décidé de ramener le niveau de conflit à une étape supérieure, à faire en sorte que la Syrie tire dûment sa vengeance...Côté DCA ce sera la Russie, côté missile, la Résistance. Une toute dernière information toujours rapportée par IsraelDefense évoque que le QG du CentCom auquel appartient désormais Israël est sur le poiunt d'être construit à Hatzor... Mais entre Hatzor et Aîn al-Assad les missiles de la Résistance ne font aucune différence. 

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