Aug 05, 2021 11:00 UTC
  • Israël/US, piégés par le Hezbollah... !

Comparé à ce triple tir de « missiles » qui a visé ce mercredi, de façon parfaitement éclaire Kiryat Shmona en Galilée occupée, provoquant un incendie, non loin de la principale base de l’armée sioniste qui venait d’y tenir un exercice géant anti-Hezbollah,

incendie que la presse israélienne a totalement minimisé, mais qui a tout de même fait un bilan officiel de quatre blessés, avec en toile de fond une panique pas possible dans les rangs des colons qui couraient dans les quatre sens se mettre à l’abri, croyant, sans doute, à un remake de "l’Épée de Qods", les raids aériens de ce jeudi matin qu'a lancés Israël en toute précipitation contre le sud du Liban constituent un méga ratage : certes Avichay Adraee, porte-parole d’une armée israélienne qui, totalement paniquée, a procédé mercredi et dans un premier temps  à des tirs aveugles d’artillerie visant les terrains vagues dans le sud du Liban, s’en est bien vanté ce matin en tweetant : « Nos raids contre le Liban se poursuivent et iront s’amplifier pour contrer des attaques terroriste » mais même les Israéliens se moquent bien de cette assertion, l'analyste de Yediot Aharonot allant même jusqu'à dénoncer un trio "Bennett-Kochavi-Gantz" qui « fait une tempête dans un verre d’eau » et qui ne fait que « frapper des terrains vagues quelque part dans la banlieue de la ville d’al-Mahmoudiaya, uniquement pour dire « que tout va bien dans les meilleurs du monde » et que « la situation est sous contrôle"... or tout échappe au contrôle! 

Ce qui s’est passé en Galilée ce mercredi renvoie en effet, comme l'indique Ynet, aux tirs de missiles et de roquettes du mois de mai ayant visé, au plus fort de l’escalade avec Gaza, les colonies du nord d’Israël et à cinq reprises. À l’époque ces attaques ont poussé Netanyahu à envoyer des émissaires au Hezbollah et à demander une accalmie puisque tout comme ce mercredi, le Dôme de fer a échoué à intercepter les engins et que tout le monde a compris que les colons sont largement exposés au bon vouloir des missiles du Hezbollah. Aussi les raids aériens de l’armée de l’air israélienne, ce matin ne relève que d’un coup de propagande, signé Bennett qui reste sans aucun impact en termes militaires ni effet de dissuasion à l’adresse du Hezbollah qui à l’heure qu’il est devrait bien rire dans sa barbe de voir Israël pleinement tomber dans son piège et lui fournir le prétexte nécessaire à une riposte ».

 

Et le journal d’ajouter : « La dernière fois que l’armée de l’air israélienne a frappé le sud du Liban, c’était en février de 2014 quand les F-16 ont ciblé une base du Hezbollah située sur la frontière syro-libanaise. À l’époque le chef d’état-major avait faire en sorte que ce site soit à cheval entre la Syrie et le Liban pour s’offrir une échappatoire. Mais le Hezbollah n’en a pas tenu rigueur et a répliqué en visant les fermes de Chebaa .

. À présent on est dans une situation pareille à cette différence près qu’en mai, Israël a vécu une première guerre multifronts menée par le Hezbollah et Gaza, et sous un commandement unifié au quel prenait part la Syrie et évidemment l’Iran et qui a débouché sur la défaite totale de l’armée de l’air face à seulement 4 000 missiles, guerre dont le tir de roquette du mercredi contre la Galilée pourrait avoir pré annoncé un second épisode et pas des moindres.

Et le Sioniste ne croit pas si bien dire : ce jeudi et alors même que les « vaillants soldats » israéliens se sont positionnés le long des frontières avec le Liban, bien retranchés dans leurs chars et blindés, et ce en état d’alerte totale puisque comme le dit RT la riposte du Hezbollah, très silencieux, pourrait être une question de jours voire même d’heure, des informations particulièrement cuisantes arrivent du ciel syrien.

A peine quelques heures avant que le tir de roquette-intelligente contre la Galilée n’ait lieu, les sources militaires syriennes ont fait état d’une opération Syrie-Hezbollah-Iran parfaitement inouïe, à laquelle le président Assad a assisté lui-même. Il s’agissait en effet de prouver à Israël en premier et aux Américains en second lieu que leurs agissements destinés à se ré-accaparer du ciel du Levant et de l’Iran sont inutiles et que l’US Air Force et l’US Army, une fois réimplantées en Jordanie ne sauraient reprendre le terrain perdu.

Ce fut ainsi qu’un drone de type MC-4 Triton, du même type que l'Iran a abattu en 2019 dans le ciel de la province iranienne de Boushehr, a été intercepté puis battu dans le ciel d'Alep, alors que l'appareil venait de décoller du nord de la Jordanie, de la base aérienne d'al-Azraq, cette base qui avec 13 autres bases aériennes jordaniennes vient d’être louée au Pentagone par le roi Abdullah II,  moyennant quelque 800 millions de dollars par an puisqu'en retrait en Irak, les Yankees croient pouvoir faire de la Jordanie un complexe militaire grandeur nature où caser US Army, unités drones, US Air Force pour frapper à la fois l'Irak et la Syrie mais aussi et puisqu'en mai ils ont compris qu'Israël est fini, à chercher à le barricader par territoires jordaniens interposés. La presse mainstream parle des batteries de Buk M2E russes qui ont fait le coup. Avia.pro lui, tient à y porter une précision en affirmant qu’Alep n’est pas sa zone d’opération favorite et que ce coup d’interception et de destruction d’un drone dont le coût est de 200 millions de dollars, c’est l’Iran et le Hezbollah et l’armée syrienne qui sont derrière. On le croit à la lettre. 

D’ailleurs cette DCA "aleppine" qui semble avoir été intégrée à un réseau allant au-delà de la Syrie, peut-être basé en Iran, a  bien brillé le 19 juillet quand 11 des 12 missiles Air-Sol extra tirés par Israël contre al-Safirah ont été interceptés. Ceci veut dire très clairement que le ciel jordanien que les États-Unis tentent de transformer en bouclier protégeant Israël est sous surveillance, au même titre que le ciel de la Syrie est tout comme ouest ou encore le ciel du sud du Liban que Bennett, le Bête s'est payé le luxe de violer ce jeudi en violation de la règle d'engagent jusqu'ici en vigueur. Mais cela veut dire encore plus : cette DCA mystérieuse érigée avec la bénédiction de la Russie qui vient de signer noir sur blanc son virage aérien anti Israël, a aussi à l’œil le ciel israélien. Le tir de trois missiles palestino-libanais de ce mercredi  contre la Galilée ne pourrait que confirmer cette hypothèse dans la mesure où aucun radar israélien ne les a pas vu venir. Il devrait y avoir des dispositifs de brouillage quelque part non loin du front Nord. Dit autrement donc, la tentative US/Israël visant à remplacer l’Irak et la Syrie-est par la Jordanie voisine ne pourrait épargner Israël du tout. Et si ces premiers raids aériens contre les terrains vagues de la banlieue sud de Beyrouth ont été une tentative d'inverser la donne, c'est effroyablement ratée. Or c’est important de le rappeler à la bonne mémoire sioniste, alors que Nasrallah affirmait pas plus tard que mardi, la présence d’une délégation du Hezbollah en Iran pour négocier la date de la livraison d’une première cargaison de médicament et d’essence iranienne à Beyrouth. C'est d'autant plus important qu’Israël menace de venger le "Mercer Street" frappé en mer d'Oman et que certaines voix israéliennes évoquent mêmes que les pétroliers iraniens à Baniyas seraient une cible facile. Disons qu'entre la Méditerranée, le golfe Persique et le ciel syro sud libanais il existe des interconnexions et que désormais tout agissement israélien dans cette zone "aéronavale" y recevra sa riposte.

Partant de cette base, les missiles intercepteurs de l’axe Syrie-Hezbollah qui ce jeudi ont exceptionnellement épargné les F-16 israéliens pourraient ne plus le faire et choisir par exemple à cibler un premier F-16, au moindre agissement naval sioniste. Bennett devrait bien comprendre qu'un MC-4 Triton abattu à Alep, cela équivaudrait à peu près un F-16 voire un F15 abattu dans le ciel du Golan voire de la Galilée. À retenir donc : le Khordad-3 ou 15 syro sud libanais, connecté visiblement au réseau iranien, est capable d'intercepter six cibles à la fois et de détecter des avions de combat, des missiles de croisière et des drones de combat à 150 kilomètres et de les suivre dans un rayon de 120 kilomètres. Son missile Sayyad-3 a une portée de 200 kilomètres. Le système peut également détecter des cibles furtives à une distance de 85 kilomètres et peut les intercepter dans un rayon de 45 kilomètres... Au bon entendeur le salut! 

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