Sep 14, 2021 18:04 UTC

Un certain nombre de pays de l’OTAN se sont abstenus de mener des exercices militaires provocateurs près des frontières de la région de Kaliningrad, au mépris des exigences de Washington. un geste de mépris pour les USA provocateurs que certains membres de l’UE n’hésitent pas à afficher face au désormais ex-puissant allié pris en tenaille avec effet boule de neige garanti sur le gâteau

Au sommaire :

1-AIEA : l’Iran ne déverrouille ses sites que si...

Khatibzadeh : l’accès de l’AIEA aux enregistrements des caméras de surveillance sera possible après la signature de l’accord de Vienne.

 « L’accès de l’Agence internationale de l’énergie atomique aux cartes mémoire des caméras de surveillance sera possible après qu’un accord aura été trouvé. Cela n’empêche pas l’AIEA de pouvoir continuer ses mesures d’inspection sans avoir besoin d’accéder aux vidéos, a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Saeid Khatibzadeh a ajouté : « Les relations Iran-AIEA se poursuivront à des niveaux normaux et techniques, et tant que l’AIEA continuera à adopter une position politique neutre et non discriminatoire envers l’Iran, l’Iran poursuivra sérieusement ses relations avec cette institution.

« La déclaration conjointe entre l’Iran et l’AIEA était suffisamment claire pour que l’AIEA prenne des mesures efficaces sans avoir accès au protocole additionnel et sans avoir besoin d’accéder aux vidéos ou aux cartes mémoire contenant les enregistrements des vidéos de surveillance des centrales nucléaires iraniennes.

Les cartes mémoire devront être remplacées, car saturées et les équipes techniques en place profiteront de cette pause pour remplacer les cartes mémoire par des neuves et effectuer un certain nombre de réparations sur les caméras pendant cet intervalle, a déclaré le directeur du Centre pour la diplomatie publique et les médias au ministère des Affaires étrangères.

« En effet, la visite de Grossi à Téhéran qui a eu lieu avant la réunion du Conseil des gouverneurs s’inscrit dans les rapports purement techniques Iran-AIEA et l’Iran reste toujours réceptif à l’assistance technique de l’Agence. De bonnes consultations ont eu lieu au cours de ce voyage. Ces types de visites ne sont pas chose nouvelle et font partie de la coopération entre l’Iran et l’AIEA, et ces entretiens ont eu lieu en raison de la réunion du Conseil des gouverneurs », a souligné le porte-parole de la diplomatie iranienne. Ce haut diplomate iranien a par ailleurs évalué la visite de Grossi à Téhéran comme un succès et a déclaré : « La coopération Iran-AIEA doit se poursuivre dans le cadre de la coopération technique sans l’intervention d’un tiers.

Khatibzadeh a annoncé que Mohammad Eslami se rendra à Vienne à la tête d’une délégation pour assister à l’Assemblée générale de l’AIEA, ajoutant qu’il a également été convenu qu’à partir de maintenant Rafael Grossi se rendra à Téhéran plus souvent. « Grossi s’est rendu à Téhéran après la réunion du Conseil des gouverneurs pour discuter d’autres questions à l’ordre du jour », a précisé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

Source : Irna

2-France : des forces de l’ordre « indépendantes » ?!

Alors que des annonces doivent être faites par Emmanuel Macron en conclusion du Beauvau de la sécurité le 14 septembre, l’Élysée annonce d’ores et déjà une refonte du système de contrôle interne avec, en ligne de mire, la très médiatique IGPN.

Les enquêtes administratives sont quant à elles menées sur instruction des autorités administratives (ministre de l’Intérieur, directeur général de la Police nationale, préfet de police de Paris et directeur général de la sécurité intérieure) ou d’initiative si les faits donnent lieu également à une enquête judiciaire.

Les enquêtes judiciaires sont menées sur initiative ou sur instruction, à la demande de l’autorité judiciaire via le procureur de la République ou le juge d’instruction.

Selon les informations de l’AFP auprès de l’Élysée, Emmanuel Macron doit annoncer le 14 septembre à Roubaix un « renforcement du contrôle de l’action des forces de l’ordre par un contrôle indépendant », en réponse aux critiques récurrentes qui visent l’actuelle Inspection générale de la police nationale (IGPN).

L’Élysée a dans un premier temps annoncé vouloir un organisme indépendant avant de corriger ses propos auprès de l’AFP et d’évoquer un « contrôle indépendant ».

Les modalités de ce « contrôle indépendant » n’ont pour le moment pas été précisées, mais au mois d’avril, Macron avait évoqué dans un entretien au Figaro la création d’une « délégation parlementaire chargée du contrôle [des] forces de l’ordre », à l’image de la délégation pour le renseignement. À quoi beau garder le Beauvau.

Le chef de l’État doit clôturer dans le Nord le Beauvau de la sécurité, une vaste concertation destinée à améliorer les conditions d’exercice du métier de policier, par une série d’annonces « substantielles », ajoute cette même source.

Parmi les grandes attentes du monde policier, on peut notamment citer une réforme profonde de l’administration avec une attention accrue sur le phénomène du suicide professionnel.

Dénonçant parfois une perte de sens au travail, les syndicats majoritaires du secteur sont aussi très attachés à l’idée d’une plus grande réponse pénale de la justice et d’une allocation des moyens la plus large possible.

Enfin, les 24 000 agents des services administratifs, techniques et scientifiques de la police nationale attendent toujours d’obtenir le même statut et la même prime de risque que leurs collègues dits « actifs ».

La loi de programmation de la sécurité intérieure (Lopsi) sur laquelle devait déboucher le Beauvau de la Sécurité afin de fixer les budgets en la matière pour cinq à 10 ans sera appliquée par le gouvernement du prochain quinquennat présidentiel.

Mais l’idée selon laquelle Emmanuel Macron pourrait piocher des idées de campagne en matière de sécurité intérieure, son talon d’Achille, dans les concertations des tables rondes organisées au ministère de l’Intérieur en 2021 fait son chemin.

Selon le site officiel du ministère de l’Intérieur www.police-nationale.interieur.gouv.fr, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) est par définition le service à compétence nationale, chargé du contrôle des directions et services de la direction générale de la police nationale et de la préfecture de police de Paris.

Son rôle est d’améliorer le fonctionnement de l’institution Police nationale.

À ce titre, l’IGPN exerce différentes missions :

•    Elle réalise des inspections, des études et des audits relatifs à l’organisation et au fonctionnement des services de police ;

•    Elle coordonne et anime le dispositif de contrôle interne et de la maîtrise des risques des services de police ;

•    Elle porte une mission de conseil en management et organisation ;

•    Elle analyse, propose ou évalue les règles et pratiques professionnelles relatives à la déontologie et apporte un service de conseil juridique dans ces domaines ;

•    Enfin, l’IGPN est chargée de veiller au respect, par les fonctionnaires de police, des lois et des règlements et du code de déontologie de la Police nationale.

•    Dans ce cadre, elle diligente des enquêtes sur l’ensemble du territoire national. Pour se faire, l’IGPN dispose d’une division nationale des enquêtes, de huit délégations (Lille, Metz, Paris, Rennes, Lyon, Bordeaux, Marseille et Fort-de-France) ainsi que d’un bureau à Nice.

3-Nouveaux Rafale en Grèce : une « autonomie européenne » d’apparence ?

La Grèce a confirmé son intention d’acquérir six nouveaux Rafale supplémentaires. Florence Parly s’en réjouit, louant la défense de l’Europe. Cependant, Athènes ne cache pas son intention de se tourner à terme vers le F-35.

« J’ai annoncé l’achat de dix-huit Rafale. Il y en aura bientôt vingt-quatre. » Lors du Salon international de Thessalonique, le Premier ministre grec Kyriákos Mitsotákis a ainsi annoncé son intention de passer une commande de six appareils à Dassault Aviation. Une intention confirmée, le lendemain, par Athènes et dont s’est félicitée Florence Parly.

Excellente nouvelle : la Grèce vient d’annoncer son intention d’acquérir 6 Rafale supplémentaires. Ensemble, nous avançons pour construire une véritable autonomie européenne. Est le message twitté de Florence Parly ce 12 septembre 2021.

Comme l’an passé, ce projet d’achat a fuité dans la presse hellénique. Mais, cette fois, tous les appareils seront neufs, confirme Balard. Au mois d’avril, déjà, le site Opex360 repérait un article de l’hebdomadaire ProtoThema. Il y était question pour Athènes d’acquérir six Rafale supplémentaires au standard F3R, pour « environ 800 millions d’euros », afin de faire du Rafale le « fer de lance » de son aviation de combat.

Dans la ligne de mire des Grecs, bien sûr, leur voisin turc. Comme à l’été 2020, cette augmentation d’arsenal intervient sur fond de regain de tensions avec Ankara. Et ce malgré les dénégations d’Erdogan. Lesquelles n’abusent personne !

Toujours est-il que la concrétisation de cette commande est flatteuse pour Paris. La ministre des Armées en a profité pour entonner un couplet enthousiaste à la gloire de l’« autonomie européenne » en matière de défense. Une indépendance loin d’être acquise.

Reste à savoir si ce contrat grec n’est pas annonciateur d’un autre marché, plus gros encore, passé avec Lockheed-Martin : En effet, si la possibilité d’un achat de Rafale supplémentaires est évoquée par la presse spécialisée depuis des mois, celle d’acquérir des F-35 l’est tout autant.

Or les deux appareils devront se partager l’enveloppe allouée par le Parlement grec.

Comme le relatait début février La Tribune, qui revenait sur la « très forte » attirance grecque pour le F-35, propos du ministre grec de la Défense à l’appui, Athènes entend encore acquérir « sur le long terme » quarante avions de combat. Le ministre grec annonçait donc sans détour l’intention de se tourner, à terme, vers le « principal » avion de combat de cinquième génération de l’OTAN.

Athènes a déjà signé un chèque de 2,4 milliards de dollars, sur dix ans, pour la modernisation au standard « block V » (Viper) de 85 de ses 150 F-16. Par ailleurs, il ne faut jamais crier victoire au sujet des contrats d’armements. En témoigne un autre marché, également grec, que la France a considéré trop rapidement comme acquis : celui des frégates.

En octobre 2019, Florence Parly annonçait solennellement qu’une lettre d’intention avait été signée avec son homologue grec pour l’achat de deux frégates de défense et d’intervention (FDI) Belharra (ou [email protected]). Un deal à 2,5 milliards d’euros. Mais les Américains se sont invités dans des négociations que Paris pensait closes. Et Washington n’y est pas allé de main morte avec une offre agressive de Lockheed-Martin : deux fois plus de navires pour un prix inférieur de 20 % à celui des Français.

Pour tenter de sauver le coup, Paris avait revu sa copie. Outre une baisse de ses tarifs, la France a proposé de céder les frégates Jean-Bart et Latouche-Tréville, comme le révélait fin mars La Tribune. Depuis, cette initiative semble être tombée à l’eau. Le silence radio est total sur les négociations en cours qui opposent, là encore, la France aux États-Unis.

Source : Sputnik

4-Armement : nouvelle concession de Paris aux USA !

Selon une information publiée en juillet par Air & Cosmos, l’ONERA et MBDA, en collaboration avec la Direction générale de l’armement [DGA], auraient l’intention, d’ici fin 2021, de faire voler un engin hypersonique propulsé par un statoréacteur mixte [c’est à dire pouvant réaliser successivement une combustion subsonique et supersonique]… depuis la côte Est des États-Unis.

Pour rappel, l’ASN4G devrait justement être propulsé par un statoréacteur mixte… « L’ONERA explore en lien très étroit avec MBDA les différentes options technologiques possibles.

Pour permettre à l’État de disposer le moment venu des éléments de choix. La stratégie de pénétration des défenses adverses par des missiles à vitesses hypersoniques reste un défi scientifique et technologique majeur. Un très grand nombre de disciplines sont mises en jeu, telles que l’aérodynamique, la propulsion, l’architecture du vecteur, son contrôle et son pilotage », lit-on par ailleurs dans la feuille de route actualisée du centre de recherches français.

L’engin qui sera testé en vol aux États-Unis devrait être accéléré et porté à l’altitude voulue par une fusée-sonde. Et l’objectif sera surtout de collecter des données pour préparer la suite du programme.

Seulement, qu’une telle technologie pouvant avoir des implications pour la dissuasion puisse être testée ailleurs qu’en France a de quoi soulever quelques interrogations, même si les États-Unis sont une puissance alliée… D’autant plus que, par le passé, et selon des archives du Pentagone, de la CIA et du département d’État déclassifiées en 2006, le développement de la force de frappe française a été surveillé de très près par les Américains, dans le cadre de l’opération « Burning light ». Et celle-ci ne mégota pas sur les moyens, avec le recours aux avions-espions U2, les satellites et les espions infiltrés.

D’où la « surprise » du député [LR] François Cornut-Gentille, dans une question écrite adressée au ministère des Armées. « S’appuyant sur leurs chercheurs internationalement reconnus, l’ONERA et MBDA envisagent de tester prochainement un statoréacteur mixte. Cette innovation majeure est susceptible de nombreuses applications civiles et militaires. Elle constitue assurément un enjeu de souveraineté », souligne-t-il en préambule.

Aussi, le fait que les « essais en vol de cette technologie de pointe auront lieu aux États-Unis d’Amérique […] ne manque pas de surprendre, car la France, via le centre d’essai en vol de la DGA dispose théoriquement d’installations et d’équipements performants », a enchaîné le parlementaire. Et celui de demander : « Pourquoi les installations du centre d’essais en vol de la DGA n’accueillent pas les essais en vol du prototype doté d’un statoréacteur mixte ? »

La question étant parue au Journal Officiel du 7 septembre, il faudra s’armer d’un peu de patience pour avoir les explications du ministère des Armées…

Source : opex360.com

5-Russie : le Non de l’OTAN aux USA 

Un certain nombre de pays de l’OTAN se sont abstenus de mener des exercices militaires provocateurs près des frontières de la région de Kaliningrad, au mépris des exigences de Washington.

Selon certains représentants de l’Alliance de l’Atlantique Nord, les actes de provocation ne sont pas de nature à améliorer les relations avec la Russie, mais à créer une menace supplémentaire pour le bloc militaire lui-même.

Il est désormais officiel que des pays comme l’Allemagne, le Danemark, la Belgique et la France ont répondu par un refus à l’offre des partenaires militaires américains. De plus, la raison invoquée est « l’inutilité de telles manœuvres ».

Ce comportement distant des partenaires européens des États-Unis au sein de l’OTAN n’a pas échappé aux yeux de certains Américains, dans un contexte où les pays européens sont de plus en plus menacés d’être privés de protection supplémentaire des États-Unis.

Mais la question suivante reste toujours en suspens : « pourquoi les forces aériennes belges, danoises, françaises et allemandes refusent-elles de participer à des opérations militaires de grande envergure à proximité des zones d’intérêt russe, notamment près de Kaliningrad au risque d’exaspérer le puissant américain allié » ?

Hormis quelques indéniables signes de faiblesse émis par les USA et encore observables pour l’UE, prouvant qu’au moins économiquement et stratégiquement parlant, les USA sont à l’agonie, la réponse à cette question se situerait principalement entre la mer Baltique et la Pologne et la Lituanie, bref quelque part entre les États membres de l’est de l’OTAN : Kaliningrad est essentiellement un bastion militaire russe.

C’est que l’armée de l’air russe fait constamment décoller ses chasseurs et autres au-dessus de la région de Kaliningrad et évalue ainsi régulièrement les systèmes de défense aérienne de l’OTAN et parfois avec beaucoup de succès.

Mais la question essentielle demeure : « pourquoi un nombre toujours croissant de membres de cette alliance s’abstient d’y déployer leurs forces ? Question légitimement notée par “Washington Examiner”.

À noter qu’auparavant les médias européens faisaient état de la réticence de l’Europe capable d’aggraver la situation avec la Russie, d’autant plus que les manœuvres militaires servent exclusivement les intérêts des États-Unis, alors que la participation du Pentagone lui-même lors des exercices se fait selon une logique très minimaliste.

En s’abstenant de mener des exercices militaires conjoints dirigés par les États-Unis près des frontières de la région de Kaliningrad, certains membres de l’OTAN ont clairement affiché leur mépris pour les politiques délibérément provocatrices de Washington,

Ce mépris croissant que certains pays du vieux continent n’hésitent plus à afficher vis-à-vis des États-Unis d’Amérique se propage lentement, mais constamment dans l’espace et dans le temps et ces signes avant-coureurs sont une preuve presque indéniable que le théorème eurasien suggérant que le sort de chaque pays est en quelque sorte préétabli par sa situation géographique archétypale n’est pas une invention humaine et il résiste bien à l’épreuve du temps, tout comme les plaques tectoniques en constante évolution sur le globe.

Les deux continents aux extrémités est et ouest de l’océan Atlantique se séparent stratégiquement. De toute façon, le débat est déjà ouvert et nous n’y pouvons rien. Ainsi va la vie ici-bas.

Avec Avia

 

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