Sep 25, 2021 11:12 UTC
  • Guerre anti-US: la Chine a besoin de l'Iran!

Paniqués par l’adhésion de l'Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai(OCS), ce qui va définitivement bouleverser les rapports de force dans la région, les États-Unis, dont les politiques de pression maximale sur l'Iran ont échoué, tentent désormais de frapper à la porte de leurs alliés pour faire face aux conséquences de l'adhésion de l'Iran à l'OCS.

Pendant ce temps, un haut diplomate chinois a appelé hier vendredi Washington non seulement à indemniser tous les dommages causés par la mauvaise politique américaine de pression maximale contre l'Iran, mais à reprendre les pourparlers de Vienne.

Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, a souligné lors d'une conférence de presse que non seulement les États-Unis devraient indemniser les dommages causés par leur mauvaise politique de pression maximale sur l'Iran, mais que les États-Unis devraient revenir à la table des négociations.

Zhao Lijian a déclaré : « La Chine a toujours mis l’accent sur la reprise de la mise en œuvre complète et effective du Plan global d'action conjointe (PGAC) sur le nucléaire iranien de 2015 visant à servir les intérêts de toutes les parties. Les États-Unis, étant partie à l’origine d'un nouveau cycle de tensions sur le dossier nucléaire iranien, non seulement doivent redresser leur politique erronée de pression maximale sur l'Iran, en levant au préalable la totalité des sanctions contre l'Iran, mais doivent reprendre les négociations sur le nucléaire iranien pour parvenir à une conclusion dans les plus brefs délais ».

« La Chine travaillera avec toutes les parties et poursuivra ses efforts inlassables pour relancer l'accord nucléaire de 2015 », a-t-il ajouté.

Des responsables de l'administration du président américain Joe Biden ont déclaré à plusieurs reprises qu'ils avaient l'intention d’utiliser le PGAC comme un levier de pression contre l'Iran pour limiter le programme balistique iranien.

Cette mesure de l’administration américaine intervient alors que de telles politiques ne leur ont apporté en pratique que la défaite.

Bien que l’administration américaine ait d'abord clairement indiqué qu’elle ne cherchait pas à conditionner la relance de PGAC dont elle s’est retirés unilatéralement à l'échange de la restriction du programme balistique iranien mais dans la pratique elle a adopté une position beaucoup plus ambiguë quant à revenir à la table des négociations.

Le lobby israélien en Amérique, cette soi-disant Fondation pour la défense des démocraties (FDD) a fait état de sa grave inquiétude face aux conséquences de l’adhésion de l’Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai.

Bradley Bauman, Ryan Brast et Zayn Zovak, trois analystes du lobby israélien FDD ont appelé les États-Unis, Israël, l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à  prendre des mesures pour contrer les effets de l'adhésion de l'Iran à l'Organisation de coopération de Shanghai.

Lors du 21e sommet de l'OCS tenu dans la capitale tadjike, Douchanbé, l'adhésion à part entière de l'Iran a été votée par les pays membres du groupement, Ce qui selon le vice-ministre iranien des Affaires étrangères s’interprète en termes de l'échec du projet de sanction américano-occidental sur l'Iran.

 « L’adhésion de la République islamique d'Iran à l'OCS renforce les relations de Téhéran avec la Chine et la Russie et souligne la nécessité d'une alliance entre Israël, les États-Unis et leurs partenaires arabes sur les défis posés par la Chine », a annoncé lobby israélien FDD.

L’accord stratégique de 25 ans entre l'Iran et la Chine, la nouvelle politique iranienne appelée « Regard vers l'Est », les relations croissantes de l'Iran avec d'autres pays puissants de l'OCS, dont la Russie en tant que le principal rival des États-Unis ainsi que les liens politiques, militaires et économiques croissants entre Téhéran et Pékin font partie des raisons inquiétantes évoquées par le lobby israélien.

L’adhésion de l'Iran à l'OCS offre à Téhéran de nouvelles capacités sans précédent, notamment dans le domaine de la sécurité et de la coopération internationale.

Sur le plan économique, l'Iran, étant situé dans le corridor nord-sud et ouest-est pourrait bien profiter de la voie de transit des marchandises du nord au sud. En outre, l'Iran dispose d'un large éventail de capacités qui peuvent être utilisées en coopération étendue avec l'OCS.

L’Iran possède les plus grandes réserves de pétrole et de gaz au monde, dont la Chine et l'Inde ont grandement besoin en tant que deux membres importants de l'Accord de Shanghai

L'Iran a également des alliances stratégiques avec ces deux pays. Ces relations stratégiques peuvent être combinées avec la coopération sécuritaire de l'Accord de Shanghai en tant que complément spécial à la politique asiatique « regard vers l'Est » de l'Iran.

D’ailleurs, le développement du corridor de transport international Nord-Sud, s'appuyant sur l'existence d'importants ports iraniens sur les rives du golfe Persique et de la mer d'Oman, peut mettre les économies des pays membres sur la voie de la facilitation des échanges internationaux et régionaux.

En fin de compte, l’adhésion de l'Iran à l'OCS en permettant à l'Iran d'étendre ses exportations vers divers pays membres du groupement notamment en matière du pétrole, du gaz et de l'électricité vas changer l'équation de force dans la, ce qui pourrait bien naturaliser la politique américaine de pression maximale.

 

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