Oct 14, 2021 16:27 UTC

Au sommaire : 1- Pourquoi une querelle de clocher Zemmour/CRIF ? Alors que les débats sur l'élection présidentielle de 2022 en France ont soulevé des questions majeures comme la crise identitaire que traverse le pays depuis plusieurs décennies,

le sioniste bien pensant et malin et le sioniste orthodoxe qui sont les deux faces d'une même médaille, respectivement  Eric Zemmour et Francis Khalifat, tentent chacun de son côté de pousser les électeurs vers un choix préétabli par Israël à travers une stratégie aussi vieille que l'histoire de Moïse. Attention au baiser de Judas ! Je t’aime… moi non plus

Pour le président du CRIF, Éric Zemmour incarne le « nouveau chef de file du révisionnisme ». Éric Zemmour et Francis Kalifa, le président du CRIF, se sont livrés ces derniers jours à une joute verbale, s'accusant mutuellement de faire le jeu des antisémites.

Sur Twitter, Francis Kalifa a qualifié le polémiste de « juif utile ». Entre les deux, le ton monte. Mi-septembre, alors qu'il était l'invité de Radio J, Francis Kalifa avait affirmé que « si demain il allait déclarer sa candidature, il est évident que nous entendons faire barrage, et pas une voix juive ne doit aller au candidat potentiel Eric Zemmour ».

Des propos qui lui ont valu une riposte de l’éditorialiste quelques semaines plus tard. « Le patron du CRIF, de sinistre mémoire, croit et fait croire qu'il y a un vote juif et qu'il peut donner comme ça des consignes de vote. Il croit que des centaines de milliers de juifs lui obéiraient, mais malheureusement pour lui, ce n'est pas le cas », a en effet déclaré, le 11 octobre, Eric Zemmour au micro de Sud Radio.

Le candidat potentiel à la présidentielle a également estimé que, de par ses propos, le patron du CRIF faisait « le lit des antisémites les plus fous qui sont persuadés qu'il y a une union de tous les juifs qui sont ensemble pour régner sur la France ».

« Francis Kalifat est l'idiot utile des derniers antisémites qui subsistent en France », a-t-il ajouté. La réponse du président du CRIF a été immédiate. Via un message publié sur son compte Twitter le 12 octobre, il a en effet affirmé qu’Éric Zemmour incarnait aujourd'hui « le juif utile et le nouveau chef de file du révisionnisme dans notre pays ».

Source : RT

2- Un couloir terrestre entre le golfe Persique et la mer Noire

L'Iran et l'Arménie discutent de l'ouverture d'un couloir terrestre entre le golfe Persique et la mer Noire. Le ministre arménien des Affaires étrangères a déclaré que son pays espère signer un accord avec l'Iran à cet égard dès que possible.

Le ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan a révélé que des pourparlers sont en cours entre son pays et l'Iran pour l'ouverture d'un couloir reliant le golfe Persique à la mer Noire.  

Mercredi, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue indien Subrahmanyam Jaishankar, dans la capitale, Erevan, Mirzoyan a ajouté que les pourparlers entre l'Arménie et l'Iran sont liés à l'ouverture d'une route de transport alternative dans la région.

Ces déclarations interviennent quelques jours après que Khairullah Khademi, vice-ministre iranien des Routes et de l'Urbanisme, a annoncé que son pays œuvrait à établir un couloir alternatif pour la route Goris-Kaban avec l'Arménie d'ici un mois, notant qu'il n'y aura plus besoin de payer des frais à l'Azerbaïdjan.

« Les pourparlers sur l'ouverture d'un couloir de transport entre le golfe Persique et la mer Noire se poursuivent très rapidement. Nous espérons signer un accord avec l'Iran à cet égard, dès que possible », a indiqué Mirozyan. De son côté, le ministre indien Jaishankar a déclaré que son pays était intéressé à utiliser le port iranien de Chabahar, situé sur la côte de l'océan Indien. Il a ajouté que le développement du port de Chabahar contribuera à la relance de l'économie régionale.

Source : AA

3- Le S-400 est bidon

Le chef de l'industrie de la défense turque a critiqué les systèmes de défense aérienne russes S-400.

Le chef de l'industrie de la défense nationale turque, Izmail Demir, a déclaré que l'armée turque ne pouvait pas entièrement se fier aux systèmes de missiles antiaériens russes S-400 Triumph, soulignant la nécessité d'utiliser d'autres armes pour assurer la sécurité des frontières de l'espace aérien turc.

Cette déclaration intervient alors que des pourparlers entre Moscou et Ankara sur la conclusion d'un contrat pour la fourniture de ces complexes sont en cours.

Il y a quelque chose de contradictoire dans les propos d'Izmail Demir. D'une part, la Turquie dit ne pas faire confiance au S-400 alors que cette arme n'a pas encore été étudiée en profondeur par l'armée turque et d'autre part, Demir lui-même a souligné la nécessité de créer un analogue des complexes russes.

« Nous ne serons pas surpris par le S-400. Ses capacités sont limitées. De nombreux systèmes sont nécessaires. À lui seul, le S-400 n'est pas digne de confiance. Pour l'avenir de la Turquie, nous avons besoin de systèmes de défense aérienne à basse et moyenne altitude, ainsi qu'à haute altitude. A ce stade, beaucoup de travail incombe à l'industrie de la défense nationale turque », a déclaré le chef de l'industrie de la défense en Turquie.

Remarquablement, la déclaration de Demir intervient après les négociations entre Erdogan et Poutine pour obtenir un nouveau contrat pour l'acquisition de nouveaux S-400 russes par la Turquie, et les relations entre la Turquie et la Russie sont dans une zone turbulente jusqu'à ce qu'elles se produisent dans le nord-ouest de la Syrie.

De telles critiques infondées de la part de la Turquie soulèvent de nombreuses questions. Évidemment, cette déclaration cache mal les intentions controversées d'Ankara, puisque, comme dit précédemment, les critiques remettent en cause l'efficacité des armes russes, tandis que la Turquie entend construire des analogues du S-400 afin de pouvoir les vendre à l'OTAN.

Source : Avia-pro

4- Taïwan : la France espionne la Chine !

Le 12 octobre, la ministre des Armées, Florence Parly, a été conviée à deux auditions parlementaires distinctes – l’une au Sénat, l’autre à l’Assemblée nationale – pour évoquer l’affaire de l’annulation par Canberra de la commande de 12 sous-marins de type Shortfin Barracuda auprès de Naval Group ainsi que la création de l’alliance « AUKUS », formée par l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Comme on pouvait s’y attendre, la ministre n’a pas échappé aux interrogations de certains parlementaires sur la stratégie française en Indopacifique, et en particulier sur les moyens militaires qui y sont déployés, ceux-ci sous-entendant, en creux, que leur faiblesse pouvait expliquer la décision de Canberra de nouer une alliance avec Londres et Washington. D’autres questions ont porté sur l’attitude de la France à l’égard de la Chine. Attitude qui aurait ainsi précipité l’Australie dans le partenariat « AUKUS ».

Dans ses réponses, Mme Parly a au contraire soutenu que l’engament des forces françaises en Indopacifique restait important, en prenant l’exemple de la mission Marianne, à laquelle prirent part, l’an passé, le sous-marin nucléaire d’attaque [SNA] Émeraude et le Bâtiment de soutien et d’assistance métropolitain [BSAM] Seine. Ou encore en insistant sur le dispositif militaire déployé dans la région [mais dont les capacités sont insuffisantes, notamment pour dans le domaine de la lutte anti-sous-marine, ndlr].

« Si nous avons un outil militaire puissant à l’échelle d’un pays tel que la France, c’est pour éventuellement devoir s’en servir si c’est nécessaire mais aussi pour pouvoir donner de la crédibilité à la diplomatie que nous menons », a fait remarquer la ministre aux députés de la commission de la Défense et à celle des Affaires étrangères. « Autrement dit, a-t-elle continué, je ne suis pas persuadée que nous devions nous placer dans la perspective de devoir affronter militairement la Chine », contrairement à ce que sous-entend le partenariat « AUKUS ».

« En revanche, a ensuite fait valoir Mme Parly, ce que nous prônons, c’est le respect de principes fondamentaux tels que […] la liberté de navigation. Et c’est pour cette raison que nous projetons des moyens navals, notamment en mer de Chine ». Il s’agit, a-t-elle insisté, « d’exprimer de façon pacifique que nous avons le droit de circuler librement dans ces eaux-là ».

La ministre a évidemment tenu le même discours aux sénateurs, quelques heures plus tôt. Cependant, dans une réponse à une question portant sur les tensions entre Taipei et la Pékin, lesquelles sont probablement à leur plus haut niveau depuis plus de 25 ans, Mme Parly a laissé entendre que la France faisait plus que de manifester son droit à naviguer dans des eaux revendiquées par la Chine.

S’agissant des tensions sino-taïwanaises, « nous manifestons, y compris avec les moyens de la Marine nationale, notre attachement au droit international et à la liberté de circulation », a rappelé Mme Parly.

Ainsi, en avril 2019, la frégate de surveillance Vendémiaire avait transité par le détroit de Formose, considéré comme étant une « chasse gardée » par Pékin. Et la réaction chinoise ne se fit pas attendre : le navire français fut invité à partir par les forces navales chinoises et la Chine adressa une « protestation solennelle » à la France, lui reprochant une « violation » de ses eaux territoriales.

Les frégates de surveillance de la Marine nationale, dont le premier des six modèles a été mis en service voici près de trente ans, ne sont pas des bâtiments dits de « premier rang ». Dépourvus de moyens de lutte anti-sous-marine, leurs capacités militaires sont limitées… Mais le transit de l’une d’entre-elles dans le détroit de Formose avait suffi pour provoquer l’ire de Pékin… Alors, que dire si cela avait été un navire conçu pour collecter des renseignement d’origine électromagnétique [ROEM], comme le Dupuy de Lôme ?

Et pourtant, celui-ci s’est récemment aventuré dans le détroit de Formose. C’est en effet ce qu’a confié Mme Parly aux sénateurs, au sujet de l’envoi de « moyens » navals dans les eaux revendiquées par Pékin, en particulier celles entourant Taïwan. « Cela s’est traduit par la présence de bâtiments de la Marine nationale comme le Dupuy de Lôme dans le détroit de Formose », a-t-elle révélé.

Source: Opex 360

5- Le Pentagone cible l'Ouzbékistan

Les États-Unis restent déterminés à déployer leurs forces militaires sur le territoire des États limitrophes de l'Afghanistan sous prétexte d'y mener des opérations antiterroristes.

Selon Politico, citant des sources au Congrès américain, le Pentagone a de grands espoirs pour l'Ouzbékistan.

Selon les sources de la publication, l'armée américaine entend mener des négociations régulières avec les autorités ouzbèkes sur la possibilité de déployer des « forces antiterroristes » sur le territoire du pays. Autrement dit, le Pentagone cherche à établir une base militaire en Ouzbékistan à partir de laquelle des opérations seront menées sur le territoire de l'Afghanistan.

Pour l'instant, on ne sait pas encore comment ces négociations ont abouti, mais selon la constitution de l'Ouzbékistan, le déploiement de contingents militaires étrangers sur le territoire du pays est interdit.

D'un autre côté, nous constatons que lorsque les États-Unis sont arrêtés par les lois de certains États, tout ce que Washington a à faire est simplement de les émigrer.

La Maison Blanche a déclaré à plusieurs reprises que personne ne peut empêcher les États-Unis de déployer leurs bases militaires près de la frontière afghane.

Pendant ce temps, les talibans ont averti les États-Unis qu'ils ne toléreraient pas d'ingérence dans les affaires intérieures de l'Afghanistan, en insistant particulièrement sur l'inadmissibilité de la violation des frontières du pays par des avions et drones américains. Le pays à partir duquel les Américains vont lancer leurs opérations militaires sera exposé aux attaques des talibans. Après la fuite de l'armée américaine d'Afghanistan, les États-Unis ont tenté de prendre pied dans l'un des pays voisins, mais ont été refusés.

Actuellement, toutes les opérations américaines se font depuis le Qatar, ce qui est très loin et très peu rentable. Par conséquent, Washington ne renonce pas à ses tentatives de créer une base militaire plus proche.

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