Oct 27, 2021 18:41 UTC
  • Prochain cimetière des GI

Le détroit de Taïwan ne fera pas grand obstacle aux forces armées chinoises en cas d’un éventuel conflit militaire entre Pékin et Taipei, écrit le journal chinois Global Times, et d’ajouter que même si une guerre en bonne et due forme éclate, les États-Unis ne pourront pas aider de façon efficace Taïwan.

L’éditorialiste de Global Times estime que la comparaison entre les capacités militaires de Pékin et Taipei à l’heure qu’il est donne des résultats tout à fait différents de ce qui était le cas il y a 18 ans. « Et pourtant, la Chine ne souhaite pas la guerre ; elle entend garantir la paix. La guerre serait la dernière priorité de la Chine ».

Le Global Times estime « certain » l’échec voire l’effondrement de Taipei face aux forces armées de Pékin dans tout éventuel conflit militaire. Le journal estime très peu probable que les États-Unis veuillent se lancer dans une guerre à proprement parler pour sauver Taïwan. « Les États-Unis vont essayer de freiner la Chine par d’autres moyens ; au cas où Washington décidait de se lancer dans une guerre avec la Chine, le détroit de Taïwan deviendrait le cimetière des soldats américains », ajoute l’éditorial de Global Times.

« Le Parti démocrate progressiste (PDP) au pouvoir à Taipei se fait des illusions sur une séparation de Taïwan par rapport à la Chine en s’appuyant évidemment sur l’appui de l’Occident en général, et des États-Unis en particulier ». « Il suffit que le litige Pékin-Taipei s’exacerbe à tel point que seul un conflit militaire puisse le résoudre ; personne ne s’étonnera pas de voir les responsables de Taipei capituler et renoncer toute idée de guerre », précise l’article.

Bien qu’ils aient accepté le principe d’une seule Chine à propos des liens Taipei-Pékin, les États-Unis continuent de fournir des armements à cette île que la Chine considère comme l’une de ses provinces.

Et si la presse chinoise affirme qu’il ne faut pas mettre trop d’espoir dans les allégations américaines de défendre militairement Taïwan dans une future guerre face à la Chine, à l’intérieur des États-Unis aussi peu de gens croient que l’US Army soit prête à entrer dans une guerre du jour au lendemain.

Selon un sondage effectué sur un échantillon de 5400 militaires ou civils américains dont le journal Foreign Policy cite les résultats, seulement 14 % trouvent l’armée américaine en mesure de se déployer « immédiatement », de combattre et de gagner dans n’importe quel endroit du monde. 13 % des personnes interrogées estiment que le Pentagone aura besoin de plus de temps pour ce faire : 4 % croient que l’armée américaine ne sera capable de lancer une nouvelle guerre qu’après un mois ; seulement 3 % des citoyens américains ayant participé à ce sondage croient que les soldats américains soient capables en l’espace d’une semaine de partir en guerre. En plus, si 40 % des généraux interrogés se sont dits optimistes quant à la possibilité d’une expédition immédiate, les officiers ont été moins nombreux (20 %) à le croire possible. Il conviendrait de dire que le sondage a été effectué en 2020 avant le retrait chaotique américain d’Afghanistan.

La fameuse Heritage Foundation estime d’ailleurs que depuis, la situation a empiré. « Seulement 58 % des unités de combats de l’armée américaine sont dans un état de préparation maximal, soit 8 % de moins du statut idéal et 16 % de moins par rapport à l’an 2020 ».

En plus, seulement trois types d’avions militaires de l’USAF se sont montrés à la hauteur des attentes sur leurs capacités opérationnelles pendant ces dernières années fiscales, selon un rapport publié par la chaîne RT.

Quant à la marine américaine, il suffirait de rappeler que l’enquête menée sur l’incendie du navire d’assaut amphibie USS Bonhomme Richard a montré que personne à bord ne savait pas trouver ou pousser le bouton manuel d’urgence pour les alarmes incendie ! L’absence de connaissance initiale sur le contrôle de l’incendie, les entraînements incomplets et les faiblesses de gestion ont alors été cités comme la source de l’incendie qui ravageait pendant cinq jours l’USS Bonhomme Richard.

 

Mots clés