Nov 01, 2021 19:03 UTC

Lors d'une rencontre avec Joe Biden, Emmanuel Macron a laissé entendre que la crise diplomatique était derrière eux et que désormais c'était «l'avenir qu'il [fallait] regarder». Une séquence diplomatique critiquée par une partie de l'opposition.

Quelques semaines après la crise des sous-marins australiens, lors de leur rencontre le 29 octobre à Rome, les présidents français et américain ont fait part de leur enthousiasme quant à la bonne évolution des relations entre leurs deux pays. Comme si le camouflet n'était qu'un lointain souvenir, Emmanuel Macron a joué l'apaisement : «Nous avons clarifié ce que nous avions à clarifier», a ainsi déclaré le président français. Puis d'ajouter avec optimisme : «C'est l'avenir qu'il faut regarder.»

Joe Biden a confessé pour sa part que les États-Unis avaient été «maladroits», avant de donner une tape amicale à son interlocuteur. Une séquence diplomatique fortement critiquée par de nombreux membres de l'opposition.

A gauche, le sénateur du Parti socialiste (PS), Rachid Temal, s'est questionné sur les propos du président américain qui évoque une simple maladresse dans ce dossier. «J’imagine si les USA avaient été habiles alors. Tout cela ressemble bien à une deuxième humiliation… sans broncher», a dénoncé sur Twitter le parlementaire.

Le sénateur PS et porte-parole d'Arnaud Montebourg, Mickaël Vallet, est pour sa part revenu sur la déclaration de Joe Biden qui a également assuré que «la France [était] l'allié le plus ancien et le plus loyal des États-Unis». «Je vous raconte pas si on n’avait pas été le plus ancien et le plus loyal», a ironisé le parlementaire. Le président de République souveraine et candidat à l'élection présidentielle de 2022, Georges Kuzmanovic, a évoqué une «farce». Il a également considéré que Macron n'avait «pas réagi en président d'une nation indépendante lorsque les USA se sont essuyé les pieds sur la France lors du scandale des sous-marins».
 

Fabrice Beaur, expert pour l'ONG EODE et Pierre Dortiguier, politologue s'expriment sur le sujet.

 

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