Jan 17, 2022 10:18 UTC
  • L'OTAN rejette les demandes de Moscou

Le secrétaire général de l’Otan dit que cette organisation n'acceptera pas la demande russe de l’extension de l’OTAN.

Dimanche, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, a dénoncé l'appel de la Russie à la suspension de l'extension de l'OTAN, déclarant : « L’OTAN n'expulsera jamais les pays qui l'ont rejointe après 1997, mais elle s’apprête de parler avec la Russie de la diminution des armements ».

« Bien sûr, nous ne pouvons accepter qu'il n'y ait pas de forces de l'OTAN dans tous les pays qui ont rejoint l'OTAN depuis 1997. Ces pays représentent effectivement la moitié de nos membres », a indiqué Stoltenberg à la chaîne télévisée CBC News.

« Nous sommes, dit-il, prêts à prendre des mesures équilibrées et vérifiables pour diminuer les armes, les missiles nucléaires conventionnels et autres. C'est bon pour la Russie et pour l'OTAN. »

La semaine dernière, la Russie et les États-Unis ont discuté à Genève de la stabilité stratégique. Par ailleurs, la réunion du Conseil OTAN-Russie a eu également lieu à Vienne pour la première fois depuis 2019.

Selon l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, Anatoli Antonov, lesdits dialogues visaient à maintenir la paix et la stabilité en Europe, en donnant sur le papier des garanties juridiques contraignantes.

Auparavant, la Russie a remis ses propositions de sécurité aux États-Unis et à l’OTAN, parmi lesquelles des garanties de sécurité réciproques en Europe, le non-déploiement de missiles à courte portée et à courte portée disponibles dans les zones d’influences des deux parties, ainsi que la non-extension de l'OTAN au Bloc de l’Est et dans les anciennes Républiques soviétiques.

Les États-Unis et leurs alliés européens ont néanmoins affirmé que la politique de la porte ouverte de l'OTAN et l'adhésion de nouveaux pays à cette organisation n’étaient pas discutables, mais qu’ils s’étaient déclarés prêts à discuter des questions dont le progrès n’est pas impossible. La Russie souligne cependant que la non-extension de l'OTAN est au cœur des pourparlers.

Certains anciens membres du Pacte de Varsovie, dont la Hongrie, la Pologne et la République tchèque, ont rejoint l'OTAN en 1999, suivis par la Bulgarie, la Roumanie et la Slovaquie, ainsi que la Lettonie, la Lituanie, l'Estonie et la Slovénie en 2004. Le ministère russe des Affaires étrangères a souligné que le renforcement du potentiel militaire de l'OTAN non-loin des frontières russes constituait une menace sérieuse pour la sécurité nationale de Moscou.

Entre temps, le site d’information Avia-pro rapporte que la division russe des missiles en Crimée est prête à lancer une attaque à grande échelle contre les forces armées ukrainiennes.

Selon une publication militaire bulgare, une division de missiles a été formée en Crimée, et cela suffira à détruire complètement les forces armées ukrainiennes, qui sont plusieurs fois supérieures aux armées de la LPR et de la RPD, et en cas d'intervention occidentale dans la situation, aux forces de l'OTAN.

« La Russie renforcera le 22e corps d'armée stationné en Crimée en formant une toute nouvelle division de missiles. Le 415centre de formation [des spécialistes juniors] sera entièrement déployé ici. Ces unités militaires font partie du district militaire sud de la Russie, qui est l'une des quatre unités militaires administratives des forces armées de la Fédération de Russie dans le sud-ouest de la Russie. Au cours des dernières semaines, la Russie a considérablement accru sa présence militaire le long de la frontière avec l'Ukraine, ainsi que la capacité de combat de ses forces dans la région, y compris en Crimée. La Russie a déjà déployé une division de fusiliers motorisés en Crimée et devrait déployer deux nouvelles divisions dans les mois à venir. Fin 2021, on a appris que Moscou avait formé un nouveau régiment d'assaut en Crimée », rapporte l'édition Bulgarian Military.

La Russie a officiellement annoncé qu'elle n'avait pas l'intention d'envoyer ses troupes sur le territoire ukrainien - tous les arguments à cet égard sont faux, cependant, les experts notent qu'en cas d'attaque des forces armées ukrainiennes contre la RPD et la RPL. La Russie prendra toutes les mesures possibles pour assurer la protection des citoyens russes et, très probablement, dans ce cas, toute une division de missiles sera impliquée dans des frappes contre les forces armées ukrainiennes.

 

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